+'mot ou #TAG' +'autre'

#FEUARTIFICE #SORTIE #PARC #USA202 #VOYAGE #USA2022 # DETROIT #OSWEGO #EUROPE #2021 #USA #2017 #2019 #VENISE


   
Wait...

CHRONIQUE

vendredi 12 août 2022

Jour 14 - Quincy / Decatur

Aux racines d'un immense succès Après notre voyage main dans la main avec Walt, nous avons poursuivi notre exploration au pays des self made men, et nous sommes arrivés à Hannibal, qui, malgré son nom, n'avait rien qui rappelât M. Lecter ou le Silence des Agneaux, Dieu merci.Non, Hannibal c'est encore une petite ville toute simple, construite autour d'une Main Street et surtout au bord du Mississippi... donc avec ça, tout le monde entend le générique bien connu de.....  "Tom Sawyer, c'est l'Amérique, le symbole de la liberté, il est né sur les bords du fleuve Mississippi, Tom Sawyer c'est pour nous tous un ami" Et ben oui, chez nous c'est un ami, toute la famille a regardé le dessin animé, et à défaut d'avoir lu le livre, on connaît les aventures de ce garçon "toujours prêt pour tenter l'aventure", et qui "n'a peur de rien : c'est un américain !"Et le rapport avec Hannibal, vous le voyez donc évidemment : c'est là qu'a grandi Samuel Clemens (ça, ça ne s'invente pas, n'est-ce pas les Condam's ??) qui choisira le pseudonyme de Mark Twain pour écrire les aventures de son petit héros...La plupart des personnages du livre sont inspirés de personnes réelles, amis de Samuel/Mark, voire membres de sa famille, et on peut visiter plusieurs maisons, dont celles de l'auteur et de ceux qui inspirèrent les personnages de Huckelberry Finn ou de Becky Thatcher.Tout comme Walt Disney avec Marceline, Mark Twain a souvent fait allusion à son enfance (difficile mais heureuse) à Hannibal, et la ville là encore a su préserver un côté authentique tout en utilisant les souvenirs du célèbre auteur pour se faire connaître. Nous avons eu droit à un concert live gratuit, intitulé "Music under the stars", qui a lieu tous les jeudis soirs en été... de 19h à 20h. Et oui, l'américain se couche tôt, et on a encore du mal à s'y faire, ce qui explique (entre autres raisons moins avouables !) pourquoi on finit souvent dans un fast food pour le repas du soir, parce qu'à 20h la plupart des restaus ne servent plus ! Et même dans les Panda Express, Taco Bell ou autre Chick-Fil-A, nous sommes souvent les seuls dans la salle de restau, les américains prennent tous en vente à emporter... restes du Covid ou habitudes anciennes, on ne sait pas trop...  

Wait...

ALBUM

vendredi 12 août 2022

Jour 14 - Quincy / Decatur

Wait...

CHRONIQUE

jeudi 11 août 2022

Jour 13 - Marceline

La genèse d'un empireIl y a bien longtemps, on nous avait offert un livre intitulé "Etats-Unis, un pays de contrastes"... titre tellement conforme à la réalité !Après avoir vécu de belles frayeurs au début de ce voyage, j'ai enfin pu repositiver mon regard sur cet étonnant pays avec nos dernières visites...Ceux qui nous connaissent le savent, nous sommes une famille fan de Disney, pas seulement les films et les parcs, mais aussi toute l'histoire humaine, créative et audacieuse qui a permis la naissance de ce monstre qu'est l'industrie Disney.Comme cette année aucun parc n'était sur notre route, au grand désespoir des enfants, ils ont quand même trouvé le moyen de mettre un peu de Disney dans notre périple, en découvrant la petite ville de Marceline, dans le Missouri, où Walt Disney a vécu quelques années qui, selon ses dires, l'ont marqué à tout jamais et ont façonné l'homme qu'il est devenu.Entrez avec nous "behind the magic"...Marceline, c'est une petite ville de campagne, fondée grâce au développement des "chemins de fer" qui accompagnait l'extension vers l'ouest. Le petit Walt a toujours été fasciné par les trains, voilà pourquoi on en retrouve dans la plupart des parcs. Il devait aider aux travaux de la ferme de ses parents et s'occuper de sa petite soeur, mais il adorait passer son temps libre à rêver, imaginer et dessiner sous son arbre préféré, baptisé "Dreaming Tree". Celui-ci n'est plus debout, mais une de ses branches est pieusement conservée au musée de la ville, et chacun peut lui faire une "gentle caress" pour recevoir un peu de la force créatrice de Walt...Nous avons commencé par la rue principale, "Main Street", nom que l'on retrouve sur l'artère principale dans les parcs du monde entier. Une grande rue bordée de petits édifices abritant magasins ou restaurants, comme à l'époque où Walt était enfant. La ville est fière d'être une référence dans l'univers Disney, mais reste quand même authentique et on sent un réel attachement à la figure d'un petit garçon rêveur plutôt qu'à celle d'un redoutable business man.De la ferme des Disney, il ne reste rien. Seule une réplique de la grange a été rebâtie, et lors de notre visite, nous avons eu l'impression de faire un bond hors du temps, dans une campagne américaine calme, champs de maïs à perte de vue et vergers de pommes bien entretenus.Dans cette minuscule ville, quelques lieux portent le nom de Walt Disney, comme le parc de loisirs, la piscine ou l'école. Disney est venu sur place à chaque inauguration, et a à chaque fois souligné son attachement à cette ville. En 1966, lui et son frère Roy ont même fait don à la ville d'une des attractions du premier Disneyland, Autopia, démontée sur le parc pour laisser place au célèbre Small World et sa musique insupportable entêtante. Incroyable d'imaginer que pendant des années, les enfants de Marceline ont pu profiter gratuitement de ce mini circuit de voitures... Lors de l'inauguration, Walt, absent pour raisons de santé (il est décédé 3 mois plus tard), a envoyé une long message dans lequel j'ai repéré ce passage :  "Vous savez que j'ai été un gamin à Marceline, et on n'avait pas beaucoup de temps pour faire autre chose que travailler [...]. Tous les membres de la famille avaient leurs tâches prévues minute par minute, de l'aube au coucher du soleil, chaque jour. Quand je repense à ces années, je finis toujours par comparer avec aujourd'hui. Nous avons parcouru un sacré bout de chemin. Grâce aux progrès accomplis, tout est devenu possible puisque les familles américaines ont aujourd'hui la liberté de jouer ensemble tout autant que travailler ensemble et c'est très important, parce que cela fait de la famille une unité plus soudée. C'est l'une des nombreuses raisons pour lesquelles je suis heureux de pouvoir rendre le Park Municipal Disney encore plus attractif pour les familles de Marceline, en faisant don à la ville de notre mini circuit de voitures. Ce circuit était très populaire auprès des plus jeunes visiteurs de Disneyland, et j'espère qu'il aura autant de succès auprès des enfants de Marceline."  "Rendre les familles plus soudées", c'était le voeu de Walt quand il a décidé de créer son premier parc, un lieu où parents et enfants pourraient s'amuser ensemble comme il souhaitait le faire avec ses 2 petites filles, et je crois que nous incarnons bien la matérialisation de ce rêve...Mais ce qui m'a le plus marquée, c'est le petit musée local "Walt Disney Home Museum", qu'on ne trouve que si on le cherche vraiment, installé dans l'ancienne gare de la ville. Nous avons été accueillis par 2 mamies, des dames qui ont été témoins des visites des Disney dans les années 50/60, quand elles étaient enfants, et qui en parlent avec des étoiles dans les yeux. Elles témoignent d'une réelle affection pour Walt et Roy, décrits comme des hommes simples et enthousiastes, et tout le musée témoigne de cela : des vestiges sont conservés précieusement (le bureau d'écolier de Walt par exemple, où il avait gravé ses initiales), des photos d'époque, des tas de lettres échangées par Walt et Roy avec les habitants, mais aussi avec leur soeur Ruth dont on ne parle jamais mais avec qui ils avaient une très tendre et belle relation... et puis des anecdotes de famille, dont ma préférée : Elias (papa Disney) n'était pas un homme facile ni très prodigue en démonstration d'affection, comme la plupart des pères de cette époque. Flora, la maman, vivait dans son ombre et se démenait pour aider à la vie de la famille. Par exemple, en plus de gérer le quotidien, elle faisait du beurre très apprécié par sa famille.... et les clients du magasin local. Du coup, papa Disney a décidé que la totalité de la production serait vendue, parce que les enfants étaient en bonne santé et n'en avaient pas besoin.Mais là, faut pas abuser, en bonne mère Flora ne pouvait pas accepter ça; du coup, elle avait pris l'habitude de beurrer en cachette les tartines des enfants et de les leur tendre retournées, "beurre face à la table" (vous comprenez ?). Du coup, papa Elias n'y voyait que du feu... et Walt et Roy ont longtemps plaisanté avec ces tartines "butter side down"... comme quoi, tenir tête, même en cachette, à un mari têtu, c'est le propre des mères de génies....

Wait...

ALBUM

jeudi 11 août 2022

Jour 13 - Marceline

Wait...

ALBUM

mercredi 10 août 2022

Jour 12 - Rochelle / Quincy

Wait...

CHRONIQUE

mardi 9 août 2022

Jour 11 - Chicago / Rochelle

Mon cousin d'AmériqueCertains y ont un oncle, moi c'est un cousin que j'ai en Amérique ! Un cousin que je n'ai pas vu depuis, allez, 20 ans ? Mais avec la femme duquel nous sommes en contact grâce aux réseaux sociaux, qui n'ont pas que du mauvais !Depuis que nous avons prévu ce trip, nous étions invités à passer leur faire un petit coucou. Nous avons donc quitté Chicago mais avant d'arriver chez eux, nous avons fait un crochet par Woodstock; pas le Woodstock des hippies et du festival, non, ça ce n'est pas trop notre culture. Mais ce Woodstock-là, s'il vaut le détour c'est (roulement de tambour) parce que c'est là qu'a été tourné le film "Un jour sans fin"... la veille, à l'hôtel, nous l'avons (re)regardé tous ensemble pour être sûrs d'avoir les images bien en tête. Et sur place, ce qui est amusant c'est qu'il y a des plaques commémoratives partout, parce que ce tournage a été LE plus grand événement marquant de la ville... en tous cas tout est fidèle à ce qu'on voit dans le film et ce fut une découverte bien agréable, surtout pour Christophe qui s'est régalé. De mon côté, j'ai repéré d'autres petites affiches étonnantes...Plus agréable encore a été donc la rencontre familiale avec Eric, sa femme Debbie et leurs enfants Benjamin et Margaux, ainsi que Kayden le "boyfriend" de Margaux. Ils habitent Rochelle, une délicieuse petite ville typique qu'ils nous ont fait visiter, dans une fabuleuse maison semblable à toutes celles qui bordent les routes et peuplent les émissions de rénovation que Christophe et moi aimons tant regarder... et pour une fois, on pouvait y entrer c'était incroyable ! J'avais l'impression de rabâcher comme une gourdasse mais je n'arrêtais pas de dire "c'est comme dans les films" ! Debbie nous avait préparé un dîner américain : barbecue, épis de maïs, salade typique, et un dessert vraiment rigolo, le Root Beer Float, une glace à la vanille mélangée avec un truc que je n'avais jamais bu, du "Root Beer", un soda au goût prononcé de... bain de bouche ! On a bien rigolé en découvrant ça, et ce n'était pas mauvais, même si les cookies maison de Debbie ont remporté plus de succès auprès de nous !Nous avons obtenu plein de réponses à nos questions sur l'American Way of Life, c'était super de pouvoir échanger dans un mélange de français et d'anglais, nous avons abordé tout un tas de sujets, de la politique... au bal de promo. Et là, moment magique s'il en est, Marion a pu essayer la "prom dress" de Margaux, son rêve infini ! Elle était tellement contente ! Pour prolonger le plaisir, Margaux lui en a également fait essayer d'autre, comme celle de la soirée de "homecoming" sur laquelle Marion a tellement craqué que Margaux lui a donné ! Depuis, notre minette rêve de son bal de fin de 3ème !!! Merci Margaux pour ce cadeau dont tu ne mesures pas la valeur !La cerise sur le gâteau, c'est que Debbie est maîtresse elle aussi, et qu'on a pu aller visiter son école ! En plus, l'an prochain elle aura des 1st grades, l'équivalent des CP, comme moi ! C'était incroyable de voir ça, une "vraie" école américaine, avec les casiers, le drapeau, les immenses couloirs, la salle de sport au parquet ciré, les cours de récréation sans clôture, tous les affichages très colorés (vive les photocopieuses couleur !), mais surtout, ce qui m'a le plus marquée, ce sont les messages d'encouragement omniprésents (tu es capable de tout, nous formons une équipe tous ensemble, tu as beaucoup de qualités, nous avons besoin de toi, découvre ton talent etc..) que l'on ne voit pas beaucoup chez nous. Et puis le grand tableau mural avec l'emblème de l'école et toutes les récompenses, une sorte de "mur des fiertés", ce qui est très loin de notre culture française plutôt individualiste. Ici, les enfants prêtent allégeance au drapeau tous les jours, dans ma classe l'an dernier la moitié ne connaissaient pas la Marseillaise et ceux qui la connaissaient pensaient que c'était "la chanson de l'équipe de France de foot"... sans tomber dans un esprit patriotard de bas étage, nous avons quand même des choses à apprendre de ce pays qui réussit à rendre ses enfants fiers d'être américains, et à former une nation avec des états si différents...Donc merci à vous, les DaCosta, de nous avoir accueillis, cela restera un souvenir unique pour toute la famille !

Wait...

ALBUM

mardi 9 août 2022

Jour 11 - Chicago / Rochelle

Wait...

CHRONIQUE

lundi 8 août 2022

Jour 10 - Chicago

En écho à Emily in Paris : les EloChris in Chicago !Après nos aventures précédentes, nous ne pouvions pas ne pas faire un tour dans la ville d'Al Capone ! Mais si elle a été agitée autrefois, lors de notre visite nous n'avons vu aucune trace de son passé trouble.. étonnant, surtout pour nous !Nous avons commencé notre périple "chicagoanais" sous un ciel gris et menaçant. Après plusieurs jours de chaleur intense et de grand soleil, quel dommage ! Comme rien ne nous arrête, nous nous armons de nos parapluie flambant neufs et vogue la galère vers le centre ville de la "windy city" et ses merveilles.Premier arrêt : le restau. Et pas n'importe lequel : un restau de pizzas, au grand bonheur de Marion. Des pizzas très particulières, spécialités de Chicago : des "deep-dish", avec des pâtes épaisses, et qui semblent cuites dans des sortes de moules à gâteaux. Un régal ! Moi qui espérais prendre enfin un dessert, c'est encore raté : nous sommes pleins comme des oeufs !Notre promenade digestive commence sous le crachin, puis la pluie drue qui nous oblige à nous abriter sous un échafaudage, car nous n'avons vraiment plus de place pour envisager d'aller commender quelque chose dans un café. Lassés d'attendre l'éclaircie, nous nous dirigeons vers un magasin où Marion s'achète une chemise des Cubs, une des équipes de base-ball de la ville, et découvrons avec plaisir, en sortant, que la pluie s'est arrêtée.Direction donc le Millenium Park et son célèbre "Bean", dans lequel se reflètent tous les gratte-ciel voisins. Nous déambulons le nez au vent de long de magnifiques avenues où mes garçons sont à l'honneur, et, comme par enchantement, nous nous retrouvons devant... le Nutella Café ! Cette journée sera décidément l'une des préférées de Marion !Nous suivons ensuite le Riverbank où la nuit nous rattrape, et la promenade sous les lumières des immeubles est juste magique...Enfin une journée tranquille vous dites-vous ! Et oui... presque... alors que nous roulons vers l'hôtel, Louis demande s'il est possible d'aller voir une fresque réalisée en hommage à un de ses chanteurs préférés, décédé dans une fusillade ou un règlement de compte entre gang, je ne sais plus trop, en tous cas une histoire encore bien glauque. Et nous voilà donc en pleine nuit, sur un parking désaffecté, sous un échangeur autoroutier, entourés de voitures abandonnées... de quoi alimenter mes rêves, si j'arrive à dormir !

Wait...

ALBUM

lundi 8 août 2022

Jour 10 - Chicago

Wait...

CHRONIQUE

dimanche 7 août 2022

Jour 09 - Detroit / Chicago

Inoubliables souvenirsMe revoilà..."I'm back" comme on dit ici...Plusieurs jours sans écrire, plusieurs raisons pour ça : le manque de temps (les journées commencent tôt et finissent souvent plus tard que prévu), la fatigue (conséquemment à la raison précédente, je m'effondre dès que nous nous mettons au lit), le manque d'ambiance propice (ben oui, moi, pour écrire il me faut tout un tas de circonstances réunies et ce n'est pas facilement le cas), ma pénibilité personnelle que vous commencez à connaître, mais aussi, il faut quand même bien le dire, le blocage psychologique...Non, ne riez pas, c'est très sérieux; et très grave et pas drôle du tout. Depuis ma dernière chronique, écrite en prenant sur moi pour surmonter et ne pas laisser transparaître les angoisses vécues à Detroit, il y a eu PIRE !Tellement pire que j'ai failli mettre la valise de Christophe sur le paillasson (référence pour mamie Suzanne), avant de réaliser que si je faisais ça j'allais devoir conduire le monstre que nous avons loué, qu'en plus je ne pourrais aller nulle part parce qu'il faut la carte bancaire de monsieur pour accéder à toutes nos réservations, que le pot de Nutella de Marion est bientôt vide donc qu'une situation de crise s'annonce et que je ne suis absolument pas certaine que les enfants préfèrent me suivre moi plutôt que leur père, question sécurité essentiellement..Du coup, j'ai fait MA valise, j'ai récupéré MON passeport et j'ai prié MON ange gardien, j'ai dit au-revoir à tout le monde et j'ai quitté la chambre conjugale d'un pas décidé. Retour en France vite fait, décidée à prendre le 1er avion (comme dans les films), avec un billet en business s'il vous plaît (dans l'état où j'étais il fallait bien ça), et un Uber conduit par Ryan Reynolds ou Théo James (ou équivalent) pour m'accompagner à l'aéroport (voire plus loin si affinités). Le problème c'est que je n'ai pas réussi à descendre ma valise dans les escaliers.... donc Christophe est arrivé, nous a récupérées toutes les 2 (ma valise et moi), nous a ramenées dans la chambre et a patiemment attendu que ma pénibilité atteigne un niveau acceptable.Et donc, je suis toujours là ("I'm still standing" chanterait mon copain Elton), un peu à mon corps défendant il faut bien le dire...Mais pourquoi, POURQUOI vous dites-vous, pourquoi un tel mélodrame de ma part, moi qui suis pourtant toujours si modérée (:-)) ???Et bien vous allez le savoir, je vais vous le dire, le voile va être levé, le mystère va enfin être révélé, la vérité va éclater, et pas plus tard que tout de suite, là, maintenant...Detroit, vous vous rappelez ? Les quartiers abandonnés, les coupe-gorges garantis 100% décès, les zones de non-droits que les dieux ont oubliées et où Christophe est persuadé que nous avons vécu les meilleurs moments de nos vacances ?? Bien sûr, vous vous rappelez...Ma grande pénibilité aidant, la visite de ces lieux a donc conduit à une crise conjugale majeure (quand je pense qu'on a été surclassés à Boston sous prétexte qu'on fêtait notre anniversaire de mariage ! On est à la limite de l'imposture là !) menant à mon départ anticipé, puis à mon retour tête basse, comme expliqué plus haut. Le mécontentement de Christophe était tel qu'il a... boudé. Lui ! Bon, il m'a quand même envoyé quelques noms d'oiseaux, mais après, silence complet, même quand il nous a chargées sur son dos ma valise et moi...Qu'avais-je donc comme solution ?? J'ai boudé moi aussi, mais là comme c'est plus habituel, ça n'a impressionné personne, surtout pas Christophe qui lui, dès le lendemain, était redevenu frais comme un gardon et tout à fait fidèle à lui-même.Le processus de sortie de boude habituel a commencé, je me suis longuement autoflagellée en ordonnant à ma pénibilité de rentrer se cacher; j'ai fait des sourires bien gentils bien polis, j'ai retenu toutes mes réflexions malvenues sur ce que nous faisions, j'ai tout fait pour me convaincre qu'il fallait que je lâche prise pour apprécier complètement ces vacances...Et cela a marché un peu, au début. Lorsque nous avons quitté Detroit, mon moral était à la hausse, nous étions en route vers Chicago où on ne devait visiter que des quartiers "safe", et après nous devions rencontrer un de mes cousins et sa famille habitant dans la campagne de l'Illinois, bref, tout devait être bon pour ma tension.Juste un petit détail sur la route :  Gary. C'est qui Gary, vous dites-vous ? Vous avez tout faux ! Gary, c'est la ville natale de Michael Jackson, celle où il a grandi, où il a fait ses débuts avec les Jackson 5. Quand on est des grands fans inconditionnels, c'est une visite incontournable. Comme ce n'est pas notre cas, ... on y est allés quand même.Bon la maison, ok. Elle est dans "Jackson Street", ça alors, c'est incroyable ! Quel hommage ! Les gars nous demandent déjà si ça ne nous fera pas bizarre d'habiter 6, rue des Minguet, une fois qu'ils seront devenus célèbres... On rigole on rigole, mais ça ne m'empêche pas de remarquer qu'on n'est pas dans les  cases bleues du Monopoly, encore une fois. Pas de chance, il pleut. Ce qui ajoute au côté glauque du moment. Je fais une photo, Christophe en fait 258, normal quoi.Nous déjeunons dans un KFC que je n'ose vous décrire : le plafond est à demi arraché et il pleut à l'intérieur, on nous fait payer les boissons mais on nous dit après que le distributeur est en panne, la serveuse a certainement un bracelet électronique bien caché et la cuisine doit abriter tout un arsenal d'armes à feu sous les pilons de poulets... et évidemment, nous sommes les seuls blancs... vous allez dire que je fais une fixation, mais là réellement dans des conditions comme ça, je vous assure qu'il y a de quoi flipper. Avec notre énorme voiture, notre pauvre accent (la serveuse lève les yeux au ciel tout au long de notre commande), nos cartes bancaires qui ne passent pas, et l'omniprésente GoPro que Christophe dégaine tout le temps ("c'est trop génial, c'est trop typique"), un néon "victimes idéales de la criminalité et de la misère" clignote au-dessus de nos têtes...Quand nous remontons en voiture, je vois que l'homme a prévu de passer devant l'hôpital (qui n'existe plus) où le petit Michael est né, l'école où il a appris à lire, le collège où il n'est pas allé, la salle de spectacle où il ne s'est jamais produit, le studio d'enregistrement où les Jackson 5 ont fait leurs premiers albums, le club où ils ont chanté quelques fois, notamment lors d'un retour très médiatisé dans les années 70... alors là, comment vous dire que ma pénibilité a recommencé à pointer le bout de son vilain né, parce que même si c'était pour mon Jean-Jacques, je ne suis pas sûre que je serais très intéressée, et pourtant mon Jean-Jacques il a grandi à Montrouge dans un quartier tranquille, pas dans cette ville fantôme où nous brillons par la pâleur de notre peau...Là, les garçons sentent que l'ambiance de la voiture, en tous cas au niveau de mon siège, commence à se détériorer un peu. Du coup, tout en diplomatie et retenue, ils suggèrent à leur père qu'on n'est peut-être pas obligés de faire toutes ces étapes...une ou deux, juste pour voir...Christophe, fidèle à lui-même, est convaincu, comme je l'ai dit, que l'esprit de nos vacances réside ici (comme à chaque fois), alors que nenni, on y va. Je respire un grand coup pour faire taire ma pénibilité (et calmer mon hyperventilation), et roule ma poule vers l'école, le collège puis le Mister Lucky's Lounge, le club où les J5 ont chanté. Là, pour montrer que je suis une bonne épouse, je fais un truc incroyable (Quand j'y repense ! Qu'est-ce qui m'a pris !) : JE SORS DE LA VOITURE !!! Avec mon téléphone en plus, histoire de prendre une photo (pour vous chers lecteurs !). Tandis que Christophe mitraille, une voiture s'arrête au feu rouge derrière nous, musique à fond (rap agressif, comme on s'y attend dans ce quartier, pas "I want you back" des J5, hein !); je fais mine de rien, je-vais-bien-tout-va-bien, c'est juste un sympathique autochtone qui va certainement à la bibliothèque pour son club de lecture autour de l'oeuvre de Jane Austen... Mais là, soudain, le feu passe au vert et.... je vous jure, j'ai eu l'impression de vivre la scène au ralenti : la voiture s'arrête à notre hauteur et une tête sort par la fenêtre (au bout d'un corps, hein, bien sûr, mais Dieu merci on n'a vu que la tête !), l'archétype du caïd de bande, foulard sur la tête, yeux exorbités, qui nous demande : "Oh là, amis touristes étrangers ! Quelle quête vous a donc menés ici ? Puis-je vous être utile en quoi que ce soit ?" Le tout dans un français impeccable, avec un léger accent versaillais... Incroyable non ? Ben oui, bien sûr incroyable !! Evidemment qu'il n'a pas dit ça !!! Il nous braille : "Stop this ! Go away ! We don't like you here ! There's gonna be a war !" (Arrêtez ! Partez ! On ne vous aime pas ici! Il va y avoir une guerre !)Que dire ? Qu'imaginez-vous qu'il se passât ??? Dieu merci, rien, parce que j'ai détalé vers la voiture tellement vite que Christophe a compris que là c'était peut-être un peu trop quand même, du coup, il m'a suivi (les miracles arrivent !). Autant vous dire que la suite du voyage a été TRES calme. On n'a rien vu de plus, même si Christophe a quand même tenté le coup en disant que c'est bizarre, dans tous les forums qu'il a vu, personne n'a jamais dit que c'était une ville dangereuse (ben oui, les morts ne parlent pas, coco !!!!!)... ce que mon cousin démentira en disant qu'il y a plus de fusillades à Gary que dans tout Chicago...Alors, on devait aller voir la maison de Michelle Obama dans les quartiers sud de Chicago, mais je pense que mon ange gardien a tabassé celui de Christophe pour le faire renoncer, un arrêt cardiaque aux Etats-Unis, je ne pense pas que notre mutuelle s'en serait remise...On est quand même restés dans la même veine puisqu'on est allés jusqu'à Joliet voir la prison qui a servi au tournage de la série "Prison Break", que j'ai tellement aimée (la série, pas la prison. Enfin, surtout le héros de la série. Si j'ai besoin d'un Uber, je le rajoute sur la liste des chauffeurs potentiels). J'ai été bien sage, pas pénible, j'ai tout fait comme il fallait, j'ai fait des photos, j'ai attendu patiemment que Christophe finisse de jouer avec son drone, et depuis, je ne dors plus...quelles chouettes vacances !