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CHRONIQUE

samedi 22 août 2026

EPINGLÉ : Road Trip 2026

LES CHRONIQUES ET ALBUMS SONT EN DESSOUS DE CE POST.Pour suivre notre progression, nous mettrons à jour notre itinéraire chaque soir sur cette page.Vous pouvez également zoomer sur les points et naviguer librement sur la carte : ils correspondent aux emplacements réels de nos hébergements.

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ALBUM

mardi 28 juillet 2026

Lafayette - J4

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CHRONIQUE

mardi 28 juillet 2026

Laura Plantation

Tout d'abord un grand merci pour vos réactions qui me font toujours chaud au coeur (même si je sens bien que certain.e.s mal intentionné.e.s attendent avec impatience qu'un quelconque malheur nous frappe afin d'alimenter mon récit...). Je voulais préciser aussi, pour mes amis qui postent sur Facebook, que depuis le dernier Carême j'ai décidé de faire une pause dans la consultation des réseaux sociaux sur lesquels je perds tellement de temps... voilà pourquoi je n'ai pas commenté ni liké grand-chose ces derniers mois, désolée. Je rompts cette abstinence le temps de nos vacances, histoire de garder ce lien et de jouer mon rôle saisonnier préféré, celui de narratrice...Bref, cela dit, nous voilà déjà le 28 juillet, et nous venons de quitter la Nouvelle Orléans pour débuter le road-trip qui va nous mener à travers la Louisiane, le Mississippi, la Georgie et l'Alabama, découvrir de nouvelles facettes de ce pays si multiforme.Christophe vous l'a dit, et montré, nous voilà donc devenus la famille d'accueil de Chevy, (de son vrai nom Chevrolet Suburban), une nouvelle monture à la robe noire de jais capable de charger tout notre barda pour nous emmener dans notre aventure. C'est, comme toujours dans ce pays où la voiture est reine, un très beau véhicule, tout propre, toutes options, toit ouvrant, mode 4x4, climatisation... ah tiens, d'ailleurs, la climatisation, parlons-en !!!Mais non, avant, résumons rapidement notre journée d'hier : après une nuit réparatrice, un réveil très matinal et un petit-déjeuner riche en pancakes, nous voilà partis à 8h45 sous une chaleur déjà écrasante pour aller récupérer Chevy à l'aéroport. Pour cela, nous empruntons de nouveau le bus déjà décrit dans la chronique précédente, sauf qu'il va en sens inverse (je précise pour ceux qui ont du mal à suivre). C'est tout pareil qu'à l'aller : il va vite, avec une conception assez particulière du code de la route, et il y fait frais. Très frais. Froid même, disons-le. Heureusement que j'ai ma petite laine (même si je suis la seule). La climatisation, c'est bien mais point trop n'en faut.Arrivés à l'aéroport, nous nous retrouvons dans le four extérieur le temps de gagner le hall TRES climatisé, puis nous ressortons cuire quelques minutes avant de monter dans une navette aux allures de congélateur chargée de nous mener au parking des voitures de location.Donc chaud/froid/chaud/froid/chaud/super froid... mon organisme a du mal à traiter les infos ! Le trajet en navette est beaucoup plus long que ce à quoi je m'attendais, et je me trouve donc quasiment en état d'hibernation lorsque nous parvenons à destination.10 minutes d'attente à un premier guichet, où on nous annonce qu'il faut aller à un deuxième guichet car nous sommes des membres Gold (la classe) ou Gogold (moins la classe, je ne sais pas, je n'ai pas bien compris), puis 20 minutes de tractations pour récupérer les clés et négocier un second conducteur (difficile car notre interlocuteur a dû subir une ablation partielle des cordes vocales et parle à un volume si bas que même avec les prothèses auditives de papi il serait difficile de l'entendre), et nous voilà à bord de Chevy (où nous nous empressons de mettre la clim !).Avec tout ça, nous sommes en retard sur le programme, car il est 11h30 lorsque nous parvenons à la plantation Laura, pour laquelle nous avons réservé une visite guidée en français à 11h... fort heureusement, la guichetière nous reprogramme très gentiment sur la visite de 13h, sans râler ni nous faire remarquer aigrement que nous sommes des billes... ça change de certains autres endroits !Nous allons donc déjeuner dans un petit restau typique où l'alligator est roi... depuis notre arrivée ici, nous avons testé pas mal de spécialités, po-boys, gumbo, catfish et nous n'avons pas été déçus !La visite de la plantation, comme nous nous y attendions, est un moment fort où nous avons appris des tas de choses sur la culture créole notamment, et sur les subtilités répugnantes d'un système où tout était fait pour déshumaniser les noirs ( considérés comme des "items" sur les actes de vente) et les garder en esclavage, même après son abolition officielle, jusque dans les années 70. De quoi, encore une fois, désespérer de la nature humaine...Là encore, nous alternons les visites en intérieur (où la climatisation nous permet de respirer) et celles en extérieur où il est aisé d'imaginer les terribles conditions de travail des esclaves dans les champs de canne à sucre sous ces températures caniculaires. Nous finissons la journée par des emplettes, au magasin de pièces détachées Lego repéré par Louis, à l'outlet des bords du Mississipi où Marion déniche les Crocs dont elle rêvait, au Café du Monde où nous savourons enfin les beignets typiques de la Nouvelle Orléans, et enfin... au Walmart, escale que toute la famille adore, où nous achetons de quoi dîner. Pour les filles et moi, cela signifie une gymnastique répétée pour enlever la veste / remettre la veste, car on passe vraiment de plus de 35 degrés à à peine 15 !Enfin, de retour "chez nous", nous nous régalons de nos achats (mc and cheese et ice cream sandwiches, un bon repas typique américain !) avant de nous écrouler dans nos lits douillets, non sans constater qu'il fait frisquet, la fatigue du jour nous rendant plus sensible aux (basses) températures. Les filles notamment grelottent dans leur grand lit, je prends donc sur moi de baisser la clim (qu'auriez-vous fait d'autre votre Honneur, je vous le demande ?).Donc, nous nous couchons, et nous dormons. Jusqu'à ce que le décalage horaire me rattrape vers 2h du matin; après avoir compté des moutons inexistants et testé la technique du 4-7-8 de Christophe (qui ne marche jamais avec moi), je décide de me lever pour soulager un besoin naturel ce qui, vous l'avez peut-être déjà remarqué, est souvent le déclencheur d'un retour du sommeil.Mais alors que je me dirige vers les lieux d'aisance, mon pied droit se pose... dans une flaque et je perds mon appui, partant dans une glissade fort peu gracieuse dont je ne sors indemne que par l'activation de mes réflexes de ninja et ma capacité à m'agripper à la chaise la plus proche en lâchant à voix basse une bordée de jurons que n'aurait pas reniée le capitaine Haddock.Il me faut quelques minutes pour établir de manière certaine que CETTE FLAQUE N'ETAIT PAS LA AUPARAVANT. Et qu'effectivement c'est bizarre cette flaque... me voilà donc, toute envie pressante oubliée, en train de tâtonner à 4 pattes dans le noir à la recherche de la flaque et surtout de sa source. Et je finis pas résoudre le mystère : la flaque est le résultat d'une fuite provenant... de la bouche d'aération de la clim, située au plafond. Donc, la clim fuit..LA CLIM FUIT ! Mais pourquoi ?? Pourquoi ? Mais oui bien sûr, je l'ai baissée tout à l'heure afin d'éviter à mes filles de se réveiller comme des poissons panés (très jolis certes) surgelés... et donc maintenant LA CLIM FUIT !Puisque c'est le milieu de la nuit, je suis impuissante, je me contente donc d'étaler une serviette par terre pour protéger le parquet, puis je retourne me coucher comme un condamné à mort qui attend son châtiment avec fatalité car il se sait coupable...Accablée, je me rendors pour quelques heures mais le bruit des "plics" réguliers pénètre mon sommeil, et les cauchemars s'enchaînent : tantôt nous périssons écrasés sous le plafond effondré, tantôt noyés sous les litres d'eau libérés par les canalisations rompues, tantôt battus à mort par les propriétaires du logement, membres de la mafia néo-orléanaise, tantôt d'un arrêt cardiaque suite à une violente crise d'angoisse... en tout cas, mon avenir proche n'est jamais très réjouissant. Vers 5h30, Christophe émerge, et je lui confie mon lourd secret, à quoi il répond : "On s'en fout c'est leur clim qui a un problème on n'y est pour rien", avant de se retourner pour grapiller encore quelques heures de repos.Pour moi impossible de fermer l'oeil, les "plics" semblent s'intensifier en même temps que mon angoisse. Vers 7h,la jeunesse s'éveille, ils arrivent les uns après les autres, enjambent la serviette comme si de rien n'était, prennent leur petit déjeuner en bâillant, sans se douter un instant de la terrible épreuve que je traverse : la clim fuit et c'est de ma faute, pardon mesdames et messieurs les jurés, j'avoue tout, punissez-moi mais épargnez mes enfants, ils sont si jeunes...et en plus ma petite Marion est malade, elle a de la fièvre, telle une Cosette des temps modernes, vous comprenez bien votre Honneur que je ne pouvais pas la laisser risquer la pneumonie avec une clim trop forte et du....Ma plaidoirie silencieuse intérieure est interrompue par l'Homme qui annonce la nécessité de se préparer pour quitter les lieux. La mort dans l'âme,je m'affaire au rangement, les yeux toujours attirés par cette serviette qui gît au sol, temoin silencieux de mes erreurs... silencieux...SILENCIEUX ?? Plus de " plics" ??? Mais oui, incroyable, je réalise soudain que LA CLIM NE FUIT PLUS !! Du moins, pour le moment...Et voilà comment nous avons quitté les lieux du crime après avoir effacé toutes les traces ( rangé la serviette quoi)... évidemment, j'ai passé la journée à guetter l'arrivée du FBI venu me chercher pour destruction volontaire de matériel réfrigérant et dissimulation de preuves, mais ils devaient avoir mieux à faire car je n'ai vu personne. Et alors que je m'apprête à aller me coucher après avoir bordé ma toute-petite et lui avoir donné un Doliprane,je me prends à rêver que toute cette mésaventure n'aura pas de conséquence désastreuse... sauf si, bien sûr, on vient me chercher dans la nuit pour m'emmener à Guantanamo...

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ALBUM

lundi 27 juillet 2026

Nouvelle-Orleans J3

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CHRONIQUE

lundi 27 juillet 2026

Direction la Nouvelle Orléans

9 ans déjà... 9 ans que pour la première fois nous avons embarqué tous les 6 pour vivre ce que nous pensions être LE voyage de notre vie... depuis, nous y avons pris goût et il aura fallu une pandémie pour nous empêcher de repartir ainsi à l'aventure... c'est donc la 6ème fois que nous avons survolé un océan ( l'Atlantique plus souvent que le Pacifique certes...) pour poser notre sextuor (oui oui ce mot existe bande d'incultes à l'esprit mal placé !) en terre étrangère, américaine cette année encore une fois...Il y a 9 ans nous partions pleins d'enthousiasme et d'illusions; aujourd'hui la situation nationale et internationale est un peu plus présente à nos esprits; dans notre pays, comme dans celui où nous venons d'arriver, la vigilance est de mise face à la montée d'une pensée réactionnaire, violente, dangereuse pour les libertés individuelles, niant l'égalité des êtres humains et remettant en cause l'idée même de fraternité au nom du sacro-saint profit... et ici, dans le sud-est des Etats-Unis, berceau de la lutte des droits civiques, nous sommes venus chercher espoir et courage pour tenir bon et rappeler que toute société doit tendre vers l'amélioration de la vie de tous et le respect de chacun, et refuser de laisser une poignée de puissants égoïstes et étroits d'esprit décider de qui peut aimer qui, prier comment, lire ou écouter quoi, et à quel degré de dignité chacun a droit...Bref, pardonnez moi ce début de chronique un peu virulent, mais j'avais besoin de rappeler que l'on peut chercher le repos et le réconfort des vacances tout en restant conscient que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, et qu'il ne suffit peut-être pas de ne s'occuper que de notre jardin... Donc ce voyage a commencé selon un schéma bien rodé : une destination choisie en fonction des souhaits de la reine de l'année (c'est à dire celle qui est devenue majeure en 2026, même si en réalité elle reste notre toute petite princesse à paillettes rêvant d'être une star et d'épouser Sebastian Stan, vous l'avez tous reconnue, c'est notre Marion bien sûr), plusieurs mois de préparatifs pour l'Homme pourtant bien occupé cette année avec son opération du coeur, quelques après-midis de préparatifs pour les autres aboutissant au repérage de 3 restaurants typiques, 12 lieux emblématiques des droits civiques, 1 parc d'attraction, une cinquantaine de magasins d'usine et 6 tickets pour un match de base-ball, le bouclage des valises à l'arrache à H-8 avant le départ et, le choix du pré-acheminement vers l'aéroport en tenant compte des réalités de terrain... donc, bien sûr, avec des imprévus prévisibles....Pour rejoindre l'aéroport, soit on met 150€ dans un taxi et on se prend pour les rois du pétrole (solution préférée des gros bourgeois qui composent 5/6èmes de la famille), soit on met toute notre foi, 3 pass Navigo et 45€ dans la SNCF, ce qui représente une substantielle économie et nous maintient dans notre catégorie sociale tout en permettant au 1/6ème restant d'allier ses valeurs à son budget prévisitionnel.Et voilà comment un samedi matin à 5h40, nos 350kg de chair humaine et 120kg de bagages se retrouvent sur le quai (désert) du RER D prévu à 5h59, finalement retardé jusqu'à 6h12 (ô surprise !), terminus Gare de Lyon, sans interconnection jusqu'à Gare du Nord... bref, RER D en retard + marche en traînant les valises + métro empli de voyageurs malgré l'heure matinale + RER B blindé lui aussi... ça nous donne une famille de banlieusards suants arrivés à Roissy à 8h. Jusque-là, rien ne se passe comme prévu donc tout va bien.De là, incroyable, tout s'enchaîne bien, et nous voilà en salle d'embarquement sans encombre. Le temps d'aller acheter de quoi grignoter, faire la queue 10mn ressentie 10h car derrière nous un pauvre homme souffrant certainement d'une forme rare et ultra contagieuse d'Ebola ne cesse de renifler bruyamment et imaginer, bien sûr, qu'il sera assis derrière nous durant les 9h de vol (je suis à 2 doigts de lui proposer un mouchoir ou une injection léthale, au choix). Et bien le croirez-vous ? Mais non, ce pauvre homme ne s'est pas trouvé derrière nous, je pense que vous avez dû lire dans les faits divers qu'une personne est décédée à Roissy-Charles-De-Gaulle, étouffée par ses sécrétions nasales... C'est donc tout joyeux que nous attaquons la première partie de notre voyage mais là soudain le karma nous rattrape : derrière Paul se trouve un voyageur atteint d'un étrange syndrôme, "l'infantisme". Chaque fois qu'un des bébés présents dans l'avion pleure, crie ou se manifeste (et pourtant ce ne fut pas très fréquent et jamais très long), le jeune homme secoue le siège Paul en grommelant des menaces ou des injures ( "Ta gueule, put... ! Ferme-la ! Je déteste les gosses ! J'ai envie de me crever les tympans !"). Autant vous dire qu'après les premiers épisodes d'étonnement, ces manifestations déclenchent notre hilarité !Nous faisons escale à Atlanta, où nous récupérons nos bagages pour la correspondance vers la Nouvelle-Orléans avant de les confier à un charmant agent qui ressemble à Bill Cosby et nous demande où nous allons. En entendant la réponse de Christophe, il éclate de rire et le fait répéter, bidonné comme si on lui avait sorti la blague du siècle. Notre accent français a dû refaire sa journée !Pour le dernier vol, nous embarquonsdans les derniers, comme les gueux que nous sommes. Arrivésànotre 1ère6 rangée de sièges, nous devons déloger un steward désœuvré, qui se déplace avec le sourire pour s'installer sur la rangée juste derrière. Qui est encore pour nous. Il se lève de nouveau, toujours souriant, pour laisser Coline et moi nous installer. Puis il se rassoit...sur le 3ème siège. Où Louis doit s'asseoir ! Comprenant que nous sommes tous les 6, il semble impressionné et se met à rire. Décidément, on ne passe pas inaperçus !1h30 plus tard, nous voilà enfin en Louisiane, prêt à aller récupérer nos bagages... et là, pour la 1ère fois de notre carrière de voyageurs, nous nous retrouvons dans la situation de tous ces propriétaires de valises perdues, car seules celle de Louis et de Marion nous sont rendues. Renseignements pris, les 4 autres ont fait leur crise d'adolescence et ont choisi de prendre le vol suivant à Atlanta ! 1h 1/2 à attendre ! Heureusement que celle de Marion, porteuse de son précieux pot de Nutella, est bien arrivée !Nous patientons donc dans l'aéroport en débattant de philosophie et en récitant de la poésie (comprenez : en racontant des conneries et en luttant contre le sommeil ). Motivés par Christophe, nous faisons des videos Tik Tok qui nous mettent bien en valeur...à tel point que nous réalisons que nous sommes filmés par de braves américains qui doivent penser qu'on est célèbres !!Un moment de honte est vite passé....Enfin, nous pouvons reprendre possession de nos biens, gentiment arrivés par le vol suivant... il fallait bien tenter l'expérience !Pour l'exorbitante somme d'1$25, un bus climatisé conduit par un chauffeur tenant manifestement peu à la vie et cherchant à récupérer des têtes de touristes pour confectionner des poupées vaudous nous dépose dans un four - pardon, dans la rue où il fait au moins 65 degrés avec 123% d'humidité... autant dire qu'on ne traîne pas pour trouver notre petit appartement.Tous les ans, on a des suprises plus ou moins bonnes avec les hôtels que l'on réserve; tout le monde le sait, et ma chère famille adore regarder ma tête quand on découvre nos nouveaux logements... et ben là, les amis, ils n'ont pas été déçus ! Notre appart est juste génial, grand, frais, moderne, bien décoré, au 9ème étage avec une terrasse ! Un dîner rapide, 3 emplettes de survie pour le petit déjeuner du lendemain, une douche tellement appréciable et au lit pour la courte 1ère nuit de vacances en plein décalage horaire !Les réveils s'échelonnent entre 3 et 7h heure locale, et nous sommes donc, à notre grand étonnement, prêts, frais et dispos pour... aller à la messe à 9h ! Ce n'était pas prévu mais il faut battre le fer tant qu'il est chaud. La cathédrale St Louis Roi de France(!) nous accueille dans sa fraîcheur bienvenue; nous constatons encore une fois combien les paroisses se veulent accueillantes et inclusives de manière visible, bien plus que chez nous, jusque dans les lectures !50mn plus tard, nous voilà de retour dans la chaleur extérieure pour découvrir cette ville à la réputation bien connue; de jour, elle est magnifique et plutôt calme, et nous déambulons tranquillement à la recherche des points d'intérêt incontournables, et de ceux repérés par Marion; car oui, si elle a choisi cette destination, c'est parce que l'intrigue des séries "Vampire diaries" et son prequel "The originals" sont censés se dérouler ici ! Christophe va toucher le Mississipi, les garçons goûtent quelques boissons typiques, je repère les meilleurs beignets de la ville, les filles font du lèche-vitrine...La chaleur et la fatigue nous incitent à revenir nous mettre au frais quelques heures, et voici comment je peux rédiger cette chronique sans m'effondrer totalement de fatigue ! Mais l'heure du dîner a sonné maintenant, la cuisine créole et le jazz nous attendent pour un dîner chez Mr Ed's Southern Creole Kitchen, et si la magie vaudou ne s'empare pas de nous, nos aventures ne font que commencer !

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ALBUM

dimanche 26 juillet 2026

Nouvelle-Orleans J2

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CHRONIQUE

lundi 25 août 2025

On termine avec Niagara

Il est 23h50, la nuit est tombée depuis longtemps sur Toronto, et le jour s'apprête à se lever en France... nous lui courons après, installés dans notre avion de retour, le coeur et les yeux emplis des souvenirs de ce beau voyage. Christophe dort déjà, du moins il essaie, les enfants déploient chacun leur stratégie pour survivre au vol, et moi je mobilise les cellules qu'il me reste pour rédiger cette ultime chronique.Après vous avoir quittés, nous avons pris la direction des Etats-Unis, histoire de faire un bain d'américanisme. Si vous êtes déjà venus au pays de l'oncle Sam, vous savez à quel point ils sont intransigeants avec les contrôles de sécurité. Si la baleine de ton soutien-gorge est en métal, hop, rendez-vous avec le FBI. Si tu as oublié ta paire de ciseaux à ongles dans ton bagage cabine, c'est Guantanamo direct. Nous nous attendions donc à quelques formalités, notamment au contrôle de nos valises entassées à la manouche dans la voiture.Alors, comment vous dire, la frontière canado-américaine, si vous la franchissez à Richford, c'est  une expérience étonnante... déjà, la frontière est au milieu du fleuve, donc au milieu d'un pont, et indiquée par une toute petite pancarte riquiquite. Pour sortir du Canada, zéro contrôle, néant, nous n'avons même pas vu âme qui vive. Genre tu veux partir, casse-toi. Donc on est partis.On s'arrête sur le pont pour faire une p'tite photo vite fait, et on avance vers le poste de contrôle américain, à l'instar de tous les autres véhicules au nombre de... zéro. On est tous seuls. Juste avant d'arriver, une jolie pancarte indique que le poste...ferme à 16 heures. Heureusement pour nous, il est 15h30, mais on se demande ce qui ce serait passé si on était arrivés une heure plus tard ?? Coincés au Canada pour cause de venue tardive ??Bon bref, on est dans les temps donc on avance. Un brave américain pur jus nous interpelle en anglais évidemment, alors qu'on est quand même à quelques kilomètres du Québec francophone. Il a un air sérieux et nous demande ce que nous faisions sur le pont... zut, peut-être que les photos sont interdites, et qu'il va nous confisquer nos appareils photos, nos téléphones, le drone (oh non pas encore !). En fait pas du tout, il a juste l'air surpris de notre réponse... peut-être que jamais personne n'a pris cette pancarte en photo ? Ou peut-être qu'il pensait qu'on jetait des kilos de drogue dans le fleuve et qu'on allait tout lui avouer comme ça ? En tous cas il ne cherche pas plus loin, il demande nos passeports, d'où on vient, où l'on va, blabla... et si nos ESTAS (le document nécessaire à l'entrée aux Etats-Unis) sont à jour. Un peu mon neveu, on a vérifié, on les a fait l'an dernier et ils sont valables plusieurs années. Sauf que visiblement, il y a bien une trace de la présence des filles sur le territoire l'an dernier, mais pas des autres. Allons bon, nous voilà bien, les filles ont donc fait un aller-retour sans nous prévenir ?? Je vous jure, faites des gosses !Remisant la résolution de ce mystère à plus tard, nous attendons de savoir la suite des événements; bon, Big Brother ne nous trouve pas, mais nos ESTAS sont valides, on en est sûrs. J'imagine une scène déchirante au milieu du pont, les filles arrachées à mes bras tremblants, et jetées sur les routes telles des immigrantes à la recherche d'un monde meilleur, tandis que les gars, Christophe et moi sommes condamnés à errer au Québec en attendant d'avoir l'autorisation de les rejoindre...Heureusement ça ne se passe pas comme ça, Big Brother finit par nous retrouver ouf. Mais comme ça l'a fatigué de devoir chercher partout, il nous demande de nous acquitter de la modique somme de 6$ par personne, soi-disant pour avoir le droit de mettre un pied aux US. Mais quoi, la terre est sacrée ici ou quoi ?Bon, l'officier est quand même armé, alors Christophe dégaine sa carte bleue sans trop rechigner. Mais, que nenni, GI Joe nous demande de nous garer, de tous descendre et de rejoindre son collègue dans le petit bureau tout proche.... oh, j'aime pas ça, j'aime pas ça, on connaît tous des gens qui sont partis un jour avec un officier des douanes et ne sont jamais revenus... enfin moi j'en connais pas vraiment, mais ils le disent sur BFM alors sûrement c'est vrai. Enfin, je regarde pas BFM mais ça paraît probable qu'ils en parlent.De toutes façons, on n'a pas le choix, alors on y va. Histoire de faire sérieux, Christophe oublie de fermer les fenêtres de la voiture, du coup dès qu'on s'éloigne cette couillonne se met à brailler comme si elle appelait au secours, du coup l'officier nous regarde d'un oeil soupçonneux, je suis sûre qu'il pense qu'on a caché un clandestin dans une des valises (qu'il n'a absolument pas contrôlées d'ailleurs).On arrive à faire taire l'engin, on rentre à la queue leu leu dans le minuscule bureau, où un nouvel officier d'un âge bien certain épluche nos passeports avec attention. Il s'adresse à nous dans un mélange d'anglais et de mauvais français, c'est incompréhensible, j'espère qu'on n'est pas en train de reconnaître des tas de crimes dont il nous accuserait. Finalement, il nous prend tous en photo (il en profite même pour faire une blague sur ma "petite" taille, à laquelle je rigole poliment parce que je ne veux pas le contrarier), vérifie les empreintes de tout le monde sauf des filles qui décidément peuvent se lancer dans le grand banditisme international, et nous souhaite la bienvenue aux pays des libertés, sous le regard de Donald qui, franchement, a l'air d'un crétin sur la photo officielle accrochée au mur. Ces quelques jours aux Etats-Unis nous permettent de découvrir un peu plus la vie "normale" de l'Amérique profonde. Tout ressemble beaucoup au Canada, mais en moins "propre", les disparités sociales sont plus accentuées. Grâce à la générosité de mamie Christiane, nous nous sommes offert une sortie inoubliable en rafting. Première fois pour la tribu entière, c'était super, même si la tempête Erin, qui passait à ce moment-là au large de la côte est, a entraîné avec elle une bonne dizaine de degrés et semé quelques gros nuages... mais les sports d'eau vive, c'est vite réchauffant ! Après avoir fait connaissance avec notre guide Stu, et entamé une loongue et passionnante discussion politico-sociale, nous voilà partis toutes rames dehors à l'assaut des rapides, que nous avons domptés sans coup férir ou presque. Je reconnais que je suis le maillon faible de la famille, même ma petite Youne avec ses 40kg tous mouillés est plus vaillante que moi, mais j'ai quand même ma petite utilité, notamment lors de la bataille d'eau dans laquelle nous affrontons... des moines bouddhistes. Je pense qu'ils sont non-violents de base, mais là ils s'en sont donnés à coeur joie, et nous leur avons rendu la monnaie de leur pièce ! On est trempés mais victorieux, du coup on se jette à l'eau pour se réchauffer, car il y fait meilleur que dans le raft ! Et les moines barbotent à côté de nous, c'est trop marrant... Louis les observe et me dit "qui eût cru qu'un jour maman se battrait contre des moines ?"Après cette excellente activité, on poursuit notre trajet vers l'ouest pour rejoindre Toronto; la fatigue se fait sentir pour tout le monde, mais n'entame pas le moral des troupes. Un soir, dans un des hôtels, après une bonne partie de jeux, Coline et Paul s'amusent dans le couloir à faire une "vidéo d'horreur"... manque de chance pour eux, le gérant les voit à la caméra et vient leur passer un savon, leur disant qu"'il est l'heure de dormir", et allant même jusqu'à leur téléphoner dans leur chambre pour s'assurer qu'ils y sont ! Bien fait pour vous, garnements ! Autant vous dire que le lendemain au petit déj ils n'étaient pas fiers et faisaient profil bas !Enfin, nous sommes arrivés à la dernière étape de notre road-trip : les chutes du Niagara. On était déjà venus il y a 3 ans, mais on ne s'en lasse pas. Côté américain, puis canadien (après avoir repassé la douane et repayé des frais d'entrée !), nous les avons mitraillées sous tous les angles. Mais cette année, nous avons aussi pris le temps de découvrir la ville de Niagara côté canadien, notamment Clifton Street, une rue très animée qui ressemble à las Vegas, avec une sorte de grande fête foraine et des tas de restaus, magasins de souvenirs etc...l'Amérique, vraiment !Une nouvelle photo de famille en costumes trônera bientôt dans notre entrée; après les cow-boys, les soldats Nordistes, les Coréens en tenues traditionnelles et les gangsters des années 20, c'est en pirates que nous avons été immortalisés cette année... le temps passe, mais certaines bonnes choses demeurent !Il y a 3 ans, nous étions allés à pied au plus près des chutes, cette année c'est en bateau que nous les avons approchées... par chance, nous étions tout devant et le spectacle était vraiment extraordinaire. De très seyants ponchos rouges nous sont remis (ceux qui embarquent côté américain sont en bleu), preuve que la balade doit être rafraichissante; Louis, toujours plus malin que les autres, estime qu'il fait trop chaud et ne l'enfile pas... il redescendra du bateau douché de la tête aux pieds, et son tee-shirt est à tordre !Enfin, le feu d'artifice sur les chutes clôture en beauté ce très beau voyage, que je vous remercie d'avoir partagé avec nous... il faudra bien la dernière péripétie à l'aéroport où Christophe frôle la catastrophe diplomatique en oubliant de retirer de son sac son couteau corse, souvenir de nos lointaines vacances en 2011... impossible de faire fléchir le douanier, le couteau restera à Toronto et, qui sait ?, peut-être retrouvera-t-il le drone disparu ?Très bonne reprise à tous, bonne rentrée à tous ceux qui rejoignent l'école, du côté des élèves comme des professeurs... et n'hésitez pas à aller ici : https://suno.com/s/PTu9jUbPFzPwPch écouter l'hymne de nos vacances, "Dans la nuit", composé par l'IA sur une idée de Louis..

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samedi 23 août 2025

Niagara

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vendredi 22 août 2025

Vers Niagara Falls

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jeudi 21 août 2025

Vers Geneva