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CHRONIQUE

samedi 28 mai 2022

Venise - partie 2

Je l'avais dit que je n'écrirais pas, puisque mon intuition me disait qu'après nos désagréments initiaux cette escapade vénitienne serait un petit fleuve tranquille... mais c'est la faute de Magali qui m'a prêté ma lecture de vacances dans laquelle Joël Dickers m'a autorisée à suivre mon "envie : celle d'écrire. Une envie qui vous prend et que rien ne peut empêcher, une envie qui vous détourne de tout". Et voilà comment j'ai renoncé aux Spritz qui font tourner la tête, aux poses de starlette (sur le retour) face au Pont des Soupirs et aux rêveries devant la basilique Saint Marc... juste pour trouver de quoi alimenter cette petite chronique et assouvir mon envie d'écrire...Parce ce que donc, la plupart du temps, tout fut calme, tout se passa comme prévu (ah, le passé simple... pourquoi ne l'utilise-t-on qu'à l'écrit ?? Dès lundi, je l'emploierai en classe comme bon me semble : fis-tu tes devoirs hier ? Tes parents signèrent-ils le mot du cahier rouge ?Aggressas-tu sans raison, tel le petit sauvageon que tu es, ton innocent camarade qui ne put s'empêcher d'hurler à la mort au point que mes oreilles saignèrent et mon cerveau explosa ?...)Je m'égare, je m'égare... tout se passa donc bien, "comme prévu" étant un abus de langage puisque nous n'avions rien prévu justement. A tel point que le guide de Venise, c'est Mélanie qui me l'a prêté le soir de notre arrivée ! Autant dire que pour la planification, on reviendra.Mais bon, on savait quand même quoi faire en gros, hein, on n'est pas des boeufs... et puis Venise, c'est quand même limité sur le plan géographique, donc en suivant les canaux on a réussi à traverser les 6 quartiers le nez au vent : Cannareggio, où nous logeons, quartier très animé et sympa, abritant le Ghetto juif depuis le XVI° siècle, que nous avons découvert sous une chaleur de plomb. Malheureusement, les vapeurs du Spritz de la veille devaient encore embrumer mon cerveau et par ricochet celui de christophe, car impossible de trouver l'entrée de la Scuola Spagnola, la grande synagogue que nous voulions voir... en même temps, il y avait des travaux partout, et mon attention a plutôt été attirée par un parking à trottinettes devant une école maternelle en plein coeur du ghetto... j'ai adoré !A San Polo, nous avons évidemment pris d'assaut (et en photo) le pont du Rialto, en bons touristes que nous sommes, non sans avoir une pensée émue pour Tom Holland qui, sous les traits de Spiderman, prit cher sur ce pont lors de sa dernière aventure... mais tout a été réparé, heureusement !Dans le Dorsoduro, nous avons erré un moment à la recherche de l'église San Barnaba dans laquelle des scènes d'Indiana Jones ont été tournées (merci du tuyau Jean-Marc !). 3 fois hélas, la culture n'a pas que du bon puisque ce bâtiment abrite à présent une exposition sur les inventions de Léonard de Vinci, moyennant un droit d'entrée... comme 1/ nous souffrons toujours des frais dus à notre excédent de bagages, et 2/ on a déjà vu cette expo au Clos Lucé il y a quelques années, et bien nous ne sommes pas rentrés, un peu déçus quand même...Harrisson, j'aurais aimé marché dans tes pas et dédicacer cette viste à Virginie , mais tant pis !San Marco, nous l'avons fait de jour, de nuit, sous le soleil, sous la pluie, à pied, en vaporetto, fringants et épuisés... mais c'est bien sûr l'incontournable de Venise. Pas de Spritz à 16€ au Café Florian, mais le plaisir de flâner, d'écouter les concerts en tous genres proposés par les talentueux quatuors, de manquer s'envoler en haut du Campanile pour dominer la cité, de rater la visite de la basilique pour cause d'indisponibilité de billets en coupe-fil et de manque de temps pour faire la queue (Disney à côté, c'est rien !), de chercher des petits souvenirs pour nos chérubins coin-coins.... nos semelles y ont laissé des traces !Le Castello abrite l'Arsenal où se tenait un salon nautique, nous avons donc croisé pleins de gens "du monde d'en haut" en polos Ralph Lauren, marinières Dior, Rollex et lunettes Gucci... curieusement, personne ne nous a reconnus ! A l'exposition des Arts de la Biennalle, c'était un peu le même public, mais comme il pleuvait on ne les voyait pas trop sous leurs parapluies Chanel. Par contre, là, avec mon parapluie "Minnie la parisienne" acheté à prix d'or à Disney, j'ai fait sensation ! C'est quand même dans ce quartier qu'au détour d'une allée j'ai découvert encore une fois que la vie est un tissu de mensonges, soit-disant Venise c'est une destination de rêve, magique, féérique etc etc... et bien saviez-vous lecteurs ce qu'il s'est passé le 11 septembre 1970 sur cette île paradisiaque ??? UN OURAGAN !! Oui, un ouragan, comme celui qui aurait pu nous faire périr en Floride s'il y en avait eu un (cf nos vacances d'été 2019); et bien sûr personne n'avait jugé bon de me prévenir qu'une telle catastrophe pouvait se produire ici !!!! Du coup, lorsque les premières gouttes sont tombées et que le tonnerre a grondé, je me suis dit "ça y est, ici un ouragan a lieu tous les 50 ans et il faut que ce soit pile quand on y est !!". Et puis finalement non, il n'y a eu que quelques gouttes, mais on l'a échappé belle j'en suis sûre !!Enfin, Santa Croce était notre passage obligé pour le retour à l'hôtel, et avec plus de 15km dans les pattes et une ampoule sur la plante du pied, je dois reconnaître qu'on ne lui a sans doute pas accordé toute l'attention qu'il méritait !Ajoutez à cela les visites des îles de Murano et Burano, pour profiter du vaporetto et du soleil et découvrir des coins où il n'y avait rien : ni touristes, ni locaux, ni rien à voir d'ailleurs, ceci expliquant peut-être cela ! Nous on est trop forts pour trouver des coins paumés sur des îles envahies de touristes ! Du coup, ça fait des jolis zigzags sur le trajet du GPS qui se demande toujours pourquoi on part à l'opposé de la foule...Mais donc voilà, vous savez que les photos qui en disent plus que les mots sont chez Christophe et heureusement car s'il fallait compter sur moi, on n'irait pas loin!Le retour est pour demain, lever de bonne heure pour notre vol à 9h; j'espère bien qu'il sera tellement sans histoire que je n'en aurai pas à raconter, et cette fois-ci le retour à la vraie vie aura sans doute raison de mon envie d'écrire.. comme toujours, merci à vous de m'avoir lue et pour chacun de vos commentaires tellement appréciés ! Ciao !

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CHRONIQUE

jeudi 26 mai 2022

Venise - partie 1

Il était une fois des vieux amoureux qui avaient envie de célébrer leurs noces d'argent avec autre chose que la couleur de leurs cheveux... et du coup, les voilà qui défient les conventions et optent pour l'originalité et l'aventure absolue avec une entrée de nuit avec un passeur aveugle et unijambiste dans les montagnes d'Afghanistan avant un trek de 2 semaines sacs au dos et coeur au vent pour rencontrer les populations nomades du Djidjikistan inférieur connues pour leur fromage de lait de yak et leurs foulards en poils de chèvre... bref, après la mise au monde de 4 enfants, la plus grande aventure de notre vie.Mais hélas hélas, le passeur unijambiste avait décidé de faire une pédicure (il y avait une promo !), les yaks étaient en grève du lait suite à des revendications par rapport à leurs conditions de vie, et Jean-Mimi mon minsitre a refusé ma demande de congés, donc notre projet si bien ficelé a capoté corps et biens....Malgré notre immense déception (surtout la mienne !), nous avons donc pris un virage à 764 degrés et décidé de partir... à Venise. Destination certes moins exotique mais tant pis, mon goût prononcé pour les sensations fortes doit bien se faire une raison ! L'organisation du périple est rapide et, il faut le dire, un peu à l'arrache après ces looongs mois passés à planifier notre excursion afghane...Du coup, J-3, le dimanche, je me dis qu'il faudrait peut-être se mettre à préparer les bagages et à checker les papiers... maaaais, il fait beau, Christophe est épuisé par sa virée bruxelloise de la veille et mon livre me fait de l'oeil, alors on verra demain.Demain, c'est lundi, c'est boulot et conseil des maîtres après l'école, c'est surtout l'anniversaire de notre belle Coccinelle ce qui signifie soirée au restau et coucher tardif... on verra demain.Demain, c'est mardi, c'est journée des talents pour Marion (donc pensées positives mobilisées pour elle), conseil de classe de Coline (donc fierté maternelle à son apogée), puis allergologue pour la miss avec 1h de retard, donc soirée écourtée... il est donc pas loin de 23h quand je réalise que les bagages ne sont pas faits, le guide de survie à l'usage des enfants (incluant le mode d'emploi de la machine à laver) n'est pas rédigé, et les divers documents envoyés n'ont pas été consultés... tant pis, on verra demain !Et voilà comment on réalise le lendemain que notre valise est bien plus lourde que le poids autorisé, et qu'on n'est pas assis à côté dans l'avion !!! Donc là évidemment, poussée d'angoisse habituelle pour moi, et habituelle récation de Christophe "t'inquiète, je gère"... et dans ces moments-là, je dois avouer que je range mon drapeau MLF bien plié tout petit petit, que je baisse le poing et les yeux et qu'en effet, je le laisse gérer, transformée en souris mouillée et penaude telle une bonne ménagère des années 50 (quoique même pas capable de préparer les pantoufles de monsieur et de faire mijoter le veau Marengo pour le dîner).Enfin bref, on a hypothéqué la maison et mis nos alliances au clou pour payer l'excédent de bagages, et Christophe a usé de tous ses charmes (et in english, please) afin que nous puissiosn poser nos séants côte à côte dans l'avion... cet homme est trop fort, je ne le dirai jamais assez (surtout à son goût).Mais donc NOUS Y SOMMES... Venise et ses canaux, ses masques et sa verroterie de Murano.A peine les bagages posés, nous retrouvons Mélanie et Jean-Louis qui terminent leur escapade, et nous prenons un apéro réconfortant. Résignée à oublier le lait de yack et grisée par notre arrivée, je savoure le Spriz local avec délice (ceux qui me connaissent bien savent quel exploit cela représente !). Du coup, avec la chaleur, je sens vite que ça chauffe et que ça tournicote un peu, et les quelques chips qui agrémentent les verres ne sont pas d'une grande aide. Du coup, caro mio se charge de commander du saucisson, mais il ne sait pas le dire, ni en italien, ni en anglais... c'est pas grave, il se débrouille et le serveur finit par nous apporter... 2 knackis grillées et un quart de tomate ! Voilà, le ton est donné, même pour une virée à Venise on ne peut rien faire comme les autres ! Mais c'est décidé, à partir de maintenant on est des touristes lambdas, et je n'aurai donc plus rien à raconter : suivez les photos de Christophe !! — chanceuse.

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mercredi 25 mai 2022

Venise

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CHRONIQUE

samedi 28 août 2021

Retour base

Mon cher lectorat,comme il m'est doux de reprendre mon clavier pour vous narrer ces derniers jours de vacances (et accessoirement, puisque nous sommes de re-retour en terre française, oublier que Coline a repris le volant après nous avoir dit qu'elle avait mal dormi et que le fait de tenir le volant lui donnait des crampes... conditions idéales pour conduire vous en convenez !)...Il y a 5 jours, nous posions nos valises à Obersteinbach en Alsace, dans l'objectif de poursuivre notre exploration historique sur les ouvrages de la Ligne Maginot. Vous connaissez bien sûr toute cette série de fortifications élevées dans les années 30 dans le but de protéger la France contre une offensive allemande que tout laissait présager... "Forteresse de France" censée être infranchissable, ce qui devait être le cas puisqu'en 1939/1940, l'armée allemande décida tout simplement de la contourner pour rentrer chez nous comme dans du beurre ! Comme je l'évoquais précédemment, notre retour en France s'est accompagné d'une crevaison malvenue, contraignant Christophe et les garçons à se relayer au cric et aux boulons, tandis que je m'extasiais devant leur efficacité et que les filles faisaient semblant de s'intéresser, délaissant de temps en temps leur musique et leur livre pour ponctuer mes exclamations enthousiastes de petites onomatopées ayant pour but de marquer leur soutien à la gent masculine de la famille. Stéréotype de genre s'il en est, et il en fut !Une fois roue de secours installée, boulons revissés et cric rangé, nous voilà repartis en direction de Lembourg où le Four à Chaux nous attend, premier vestige de notre liste. Nous apprenons que la situation sanitaire interdit les visites libres, par chance une visite guidée en français est sur le point de débuter : nous nous joignons donc au petit groupe et à son guide alsacien pur jus, dont l'accent à couper au couteau rend parfois la compréhension malaisée. Mais il a beaucoup d'humour et repère vite notre petite troupe, engageant les garçons à manoeuvrer la tourelle amovible, et interpellant Marion qui, ne comprenant rien à ce qu'il dit, se contente d'ouvrir de grands yeux de biche effarouchée.. Bref, un bon moment d'histoire et de rigolade dans la fraîcheur de cet édifice témoin, non pas de glorieux combats, mais d'un certain génie industriel et militaire dont il est bon de faire mémoire.Cette visite s'avèrera être la seule de son espèce (à la grande joie de Marion !), puisque nous constatons vite que les informations dont nous disposons sont fausses et que les autres monuments prévus au programme sont soit carrément fermés, soit, comme je l'ai dit, uniquement accessibles en visites guidées, toutes complètes pour la seule date où nous sommes sur place... tant pis ! Nous prenons possession des chambres d'hôtes réservées et faisons connaissance avec leurs propriétaires, de sympathiques hollandais au français approximatif mais au goût du contact bien développé... y compris le matin, au petit déj. Déjà, moi, vous le savez, je n'aime pas les gens, mais alors la matin à jeûn c'est même de la sociopathie... heureusement que Christophe parle pour nous deux !Nous partons donc pour Bitche et sa forteresse, que nous découvrons sous la pluie et le froid. Cela me rappelle tellement de souvenirs de vacances passées où nous restions des heures dans notre voiture garée face à la mer, en attendant que la pluie et le vent se calment, et que le dernier bébé en date finisse sa sieste , Christophe scrutant le ciel en disant "ça va se lever" et moi pensant à notre tente détrempée et aux duvets humides et glacés qui nous attendent au camping, au milieu de nulle part...Après le déjeuner, le soleil s'invite, sans doute parce qu'il a pitié de moi qui ai proposé une randonnée, ce qui a soulevé une vague d'enthousiasme proche de zéro chez la jeune génération, ayant encore en mémoire le souvenir cuisant (ou plutôt, détrempant), de notre excursion au nid d'Aigle. Donc, les rayons bienvenus nous accompagnent dans notre découverte du Colorado Alsacien (après Bryce Canyon et Rustrel, on commence à bien connaître le panorama !) où nous passons un délicieux moment rempli de fous-rires et de photos improbables... Nous longeons la frontière allemande, la franchissant même pour aller au Rocher de Diane, Christophe laissant son empreinte pour immortaliser l'instant... décidément, l'Etrangie est vraiment proche !Fatigués, affamés, nous nous mettons en quête du dîner... mais croyez-moi, on a beau être le 23 août, on se croirait le 23 novembre : tout est fermé ! Sauf le restau étoilé devant lequel nous nous arrêtons pour regarder le menu. Le cri de douleur de ma carte bancaire et le regard assassin que le serveur me lance, s'attardant sur mes chaussures de marche, ma queue de cheval de travers et mon jean fatigué, nous incitent à pousser nos recherches plus loin, et bien nous en prend car ledit serveur manque de s'évanouir en voyant notre Trafic slalomer entre les Bugatti et autres voitures incroyables garées sur le parking...Nous errons un certain temps avant de dénicher un petit snack aux allures sympathiques en bord de route. A peine mon postérieur posé sur le banc graisseux, le couperet tombe : il faut payer en espèces. Raclant les fonds de tiroir, nous réunissons la folle somme de 26 euros et 45 centimes.. Il faut donc prendre une décision :1. On tire au sort celui qui a le droit de manger, les autres lui lêcheront les doigts2. On partage une pizza en 6, mais c'est compliqué de choisir car Marion veut une pizza sans rien et les autres ne sont pas d'accord ( et je crains une poussée de cannibalisme nocturne plus tard)3. Christophe remet son chapeau de Charles Ingalls et part à la ville trouver de l'argent pour nourrir sa famille (traduction : il va retirer du liquide)C'est évidemment cette dernière solution qui est retenue, et nous regardons avec émotion le patriarche remonter dans son chariot - heu, sa voiture, pour s'en aller au loin comme son devoir le lui dicte, sous les violons déchirants du générique de LPMDLP. Enfin, ça c'est moi, notre ingrate progéniture est déjà en train de passer commande ! Donc, nous réussîmes à nous restaurer, à regagner nos pénates, à survivre au petit déjeuner du lendemain et à gagner Strasbourg, avant-dernière étape vacancière. Lors de la petite pause avant de partir à la découverte de la ville, les garçons décident de laisser un commentaire sur l'hôtel où nous séjournons. Paul, avec son humour habituel, regrette que les écrans de télévision soient un peu petits, et trouve de bon ton de nommer la série débile qu'il regarde avec son frère. Vous savez, le genre de série sans queue ni tête qui les éclate et nous fait nous sentir vieux et ringards car on ne voit pas trop ce qui les amuse, comme c'était le cas avec nos séries quand nous étions ado et que nos parents disaient "encore devant cette connerie??".Bref, voici le commentaire de Paul :Chambres propres avec salle de bain et télévision (pas très grande) pour regarder Trailer Park BoysEt voici la réponse de l'hôtel :Bonjour Nous vous remercions pour votre retour. Nous sommes ravis d'apprendre que vous avez apprécié votre moment passé à l’Holiday Inn Express Strasbourg Centre. Nous prenons note de vos remarques concernant la taille de la télévision, c'est vrai que pour une super série comme Trailer Park Boys un home cinéma serait plus adapté Nous serions très heureux de vous accueillir à nouveau lors de votre prochain séjour en Alsace,Cordialement.5 étoiles pour l'humour de celle qui a répondu ! Strasbourg tient ses promesses avec le magnifique quartier de la petite France, la cathédrale et ses alentours, les spécialités de choucroute et de tartes flambées, mais aussi les pâtisseries pour la fête de Louis (et celles de Marion et Christophe en retard), et le très bon moment passé avec Ryan Reynolds au cinéma devant "Free Guy" !Et enfin, nous arrivons au terme de notre périple avec la dernière réserve de sensations fortes au programme : Europa Park ! 2 jours de loopings, de vrilles, d'accélérations incroyables, de freinages brusques, d'éclaboussures à toute vitesse, de files d'attentes, d'examen du plan, de dégustation de burgers, glaces, donuts et autres aliments gras, sucrés et salés, de répétition de "je suis trop vieille pour ces conneries", de félicitations de mes enfants comme si je venais d'accomplir une mission impossible... rien que pour ça, ça valait le coup, partager leur plaisir et leur enthousiasme, faire le plein de sourires, de souvenirs, et tant pis si le budget ostéopathe va exploser à la rentrée !!Coline a conduit 2 heures, la pause s'impose, je vais donc reprendre ma place de Chewbacca auprès de Han Solo pour continuer la route qui nous ramène chez nous, où nous attendent notre petit Jakku, notre nid familial et notre vie de tous les jours dans laquelle nous serons heureux de vous retrouver, en vrai !! A bientôt !

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jeudi 26 août 2021

Europa-Park

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mardi 24 août 2021

Strasbourg

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lundi 23 août 2021

Colorado

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CHRONIQUE

dimanche 22 août 2021

Legoland

Bonjour amis lecteurs...encore une fois, merci de vos commentaires de soutien qui me vont droit au coeur, même si je sens bien chez certains une pointe de scepticisme par rapport à la véracité de ce que je raconte. Donc, je le redis : je n'invente rien !!! Ne vous fiez pas aux clichés trompeurs de Christophe qui donnent l'impression que nous passons des vacances à la cool au bord de la piscine : ceci n'est qu'une partie inifitésimale de nos congés, destinée à m'empêcher soit de sombrer dans la boulimie (oui, l'alcoolisme ne me tente pas trop), soit de sauter dans le premier train venu pour rentrer chez moi...Coïncidence amusante, je disais justement à l'Homme que personne ne voudrait jamais partir en vacances avec nous après mes récits... et certains l'ont bien justement affirmé dans leurs commentaires. Lorsque nos oiseaux auront tous quitté le nid, je serai donc condamnée à affronter seule les aventures improbables que ma tendre moitié ne manquera certainement pas de me faire vivre, accentuant ainsi mes rides, mes cheveux blancs et ma surcharge pondérale, tandis que nos amis se doreront la pilule dans des clubs paradisiaques ou découvriront le monde dans la sécurité d'un voyage organisé...Mais bon, allez je ne me plains pas trop : ce matin au petit déjeuner, Christophe m'annonce que le Nord Est des Etats-Unis se prépare à affronter l'ouragan Henry... et on aurait dû y être !!! J'avoue avoir lâché une petite action de grâce en entendant ça, tandis que Christophe, lui, se lamentait en disant que sûrement, ça aurait fait une super chronique ! Du coup, pour calmer la frustration de monsieur, l'ouragan Henry a envoyé un de ses petits frères pour nous accompagner aujourd'hui sur la route qui nous ramène vers la mère patrie... Nuages, vent et pluie, hmmm, sur la route, j'adore ça ! Niveau de stress en Defcon 3, du coup j'ai été instamment été invitée à... la boucler, donc à taper ma chronique pour arrêter de paniquer... voilà, voilà.Ma carcasse va mieux, merci. Je peux à nouveau me déplacer tel un bipède lambda, et passer d'une position à l'autre sans émettre de plainte sonore... Heureusement, parce que , comme vous l'avez constaté, nous avons quand même pratiqué quelques activités "secouantes", voire "renversantes" ! En effet, après nos tribulations au Nid d'Aigle, nous avons débarqué à Legoland. Ceux qui nous connaissent bien visualisent immédiatement le magasin non-officiel Lego qui se trouve chez nous, constitué par l'accumulation des modèles possédés par les enfants, le tout premier datant du 5ème anniversaire de Louis. Oui, chez nous on emboîte des briques depuis plus de 15 ans... et les filles ne sont pas en reste. Nous avions déjà visité un Legoland en Grande-Bretagne en 2014, mais la journée était pasée très vite et nous n'avions pas eu le temps de tout faire. Du coup, cette année, nous avions réservé 2 jours, et entre les 2, une nuit dans une "petite maison" du village Légo. Elle était décorée sur le thème des aventuriers, ce qui nous allait assez bien ! Avant d'en prendre possession, notre première journée sur le parc nous a amenés à plusieurs constats :1. la moyenne d'âge de notre famille dépassait largement celle des autres visiteurs. En effet, l'immense majorité des visiteurs ont moins de 10 ans, et les autres sont...leurs parents. Du coup, on se faisait remarquer avec nos grands gognants tout excités, dans lesquels j'inclus Christophe évidemment ! 2. les concepteurs du parc savaient qu'on viendrait un jour : les villes et lieux touristiques représentés en Legos dans le mini-land étaient ceux de notre périple : Amsterdam, Munich, Neuchwanstein, et même Berlin pour nous rappeler notre précédente excursion en terre allemande !3. notre expérience Disney est toujours utile, les temps d'attente nous paraissant toujours dérisoires ! Dès le pied posé dans le parc, Coline nous serinait pour faire Llyod's Spinjitzu Spinner et comme elle n'est pas du genre à réclamer souvent quelque chose, je l'ai soutenue dans sa demande. Hélas, pauvre de moi ! Je soupçonne Christophe de lui avoir fait cette suggestion sous forme de litanie inlassablement répétée durant son sommeil afin qu'elle se persuade que c'était son idée, car ce truc s'est encore révélé un véritable traquenard ! Alors que je m'attendais à un petit manège gentillet, je me suis retrouvée dans un rouleau de la mort, la tête en bas, en marche avant, en marche arrière...et pourtant, j'aurais dû men douter quand Christophe a installé la GoPro pour nous filmer... n'apprendrai-je donc jamais ?? Le lendemain, les principaux objectifs des enfants étaient acheter des boîtes de Legos en utilisant leurs économies, visiter la fabrique Lego expliquant le processus de fabrication des petites briques, représenter notre famille en figurines et m'entraîner encore une fois dans une attraction complètement folle... et tout fut fait ! Si les 3 premières activités n'ont pas nécessité un grand investissement émotionnel de ma part, la dernière en revanche manifesta de manière éclatante une certaine forme d'épuisement et de renoncement à la lutte... en effet, pour cette attraction que nous avions découverte au Futuroscope, le malheureux passager peut choisir son niveau de "secouage", de 1 à 5. Les enfants étant tous partants pour le 5, Christophe, me sentant sur un état physico-psychique précaire, s'est gentiment dévoué pour faire avec moi le niveau 2, destiné aux moins d'1m20 et aux détenteurs de la carte vermeil. On s'installe donc, et là, quand le monsieur de l'attraction nous demande le niveau souhaité, je ne sais pas pourquoi mais mes doigts agissent de leur propre chef pour former un 5 parfait, telle une gifle que je m'auto-administre, peut-être pour en finir plus vite ou que sais-je... toujours est-il que nous avons donc été ballotés comme des malheureux, que j'ai gardé les yeux fermés tout du long et que les enfants m'ont félicité en ne faisant que de discrètes allusions à mes "petits cris", symboles de mon impuissance désespérée... là encore, la GoPro a immortalisé la scène, et en visionnant les images je trouve que, malgré le masque, mon expression et mon attitude sont révélatrices !Et puis il restait un chapitre à écrire dans le récit de nos aventures de l'amitié combs-la-villo/ duderstadtienne : comme Christophe vous l'a dit (ben oui, parce que lui il ne se couche JAMAIS sans avoir fait son post Facebook, pas comme la feignasse que je suis), aucune des correspondantes de Coline n'était présente lors de notre passage, mais l'une d'elle avait organisé une rencontre à Stuttgart. Nous avons donc retrouvé Laura dans cette ville que nous ne connaissions absolument pas, mais que nous avons trouvé charmante, avec sa place du Château très animée, ses petites maisons à colombage et son Weissenburgpark, du haut duquel la vue était magnifique. Rattrapés par les événements internationaux, nous avons été à moitié pris dans une manifestation anti-talibans qui a passionné Christophe, transformé tout à coup en photographe de guerre... seul l'appel de notre bel hôtel climatisé a pu le décider à quitter les lieux.Et nous voilà donc de retour en France, cher pays de mon enfance (enfin, presque), avec ses chauffards rageux, ses motards inconscients et ses guichetières hargneuses... ça fait du bien de rentrer ! Et pour célébrer dignement notre retour, rien de tel qu'une bonne petite crevaison de pneu juste avant le déjeuner, avec une météo automnale ! Que du bonheur !

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dimanche 22 août 2021

Maginot

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samedi 21 août 2021

Stuttgart