23 Aug  Kennedy Space Center

Ca y est ! Enfin un peu de temps et une énergie suffisante pour rédiger la fin de ma chronique, tant attendue par certains ( merci ma petite maman !😙)...
Aujourd'hui nous avons passé une super journée au Kennedy Space Center. Ambiance historico-scientifique géniale, beaucoup de films instructifs et accessibles, des reproductions d'engins spatiaux voire même des objets réels, allant d'une tenue d'astronaute à la navette Atlantis elle-même ! Tout le monde a apprécié cette parenthèse, on est ressorti avec des étoiles ( et la lune !!!) plein la tête. Cerise sur le gâteau, ce matin nous avons assisté au lancement d'une fusée ; c'était un vol non habité donc la pression est moindre, mais quand même ça fait quelque chose de voir cette masse s'élever dans le ciel dans un grondement assourdissant...j'ai même versé ma petite larme !
Avant cela, hier, nous avons découvert Orlando proprement dite. Chouette balade au coeur de la ville qui a un faux air de New York...
Et avant, donc...il y a eu LE second événement... cherchant à faire oublier à mon cher et tendre ses déboires optiques, j'avais proposé que ceux qui le souhaitent aillent assister à un match de base ball, sport national américain vous le savez ( avec le basket et le foot américain ). Quelle bonne et riche idée avais-je eue là !!! Ce que je n'avais pas prévu, c'est que TOUT LE MONDE, filles comprises, serait intéressé...et dans ces cas-là, me voilà moi aussi propulsée au rang d'intéressée malgré moi.. ah, moi qui espérais buller au bord de la piscine...
Nous voilà donc partis pour le Osceola County Stadium pour le match du siècle : less Tarpoons de Tampa contre les Florida Fire Frogs de Kissimmee. La classe !
Coment ça vous ne connaissez pas ces équipes ! Honte à vous ! Moi....non plus. Et visiblement, pas grand monde dans la région...
Nous arrivons à 17h57 pour un match à 18h : le parking est presque désert , on achète nos billets sans problème et on pénètre dans un stade certes très beau mais quasiment vide !!
J'hésite un instant à m'installer : avec notre chance, il va manquer des joueurs, ils vont venir en chercher dans le public et ça va tomber sur moi !! ⚾️⚾️
Je finis par m'asseoir ( parce que Christophe me fait une balayette) et je regarde autour de moi : les quelques spectateurs, presque tous blancs, sont de tous les âges, et partagent un goût commun pour la bière et les frites ( enfin, les enfants n'ont pas de bière quand même, ils ont tous des Skittles ou du pop corn)...
A 18h15, on nous annonce que le match commencera à 19h...super, j'ai déjà mal aux fesses sur ce petit siège pourri et je viens de voir qu'un match de baseball pouvait durer entre 3 et 4 heures... au secours !!!
Tandis que j'essaie avec délicatesse de trouver des alliés pour convaincre Christophe de fixer une heure limite de départ ( genre 20h, après on a encore 45 minutes de route, hein...), le temps passe et une équipe entre sur le terrain sous les applaudissements du public; ce sont les Grenouilles en Feu, l'équipe locale donc rien d'étonnant....
J'observe avec détachement le joli galbe que procure aux joueurs leurs petits pantalons moulants ( plaisir des yeux !) quand tout à coup le coin de mon oeil est attiré par un mouvement latéral : un déplacement d'individus à cheveux gras et peau acnéique : des adolescents !!
En effet, un petit troupeau d'adolescents est entré sur le terrain et se déplace dans le calme sous la houlette d'une adulte vêtue du même tee-shirt qu'eux...que sont-ce donc ???
"C'est une chorale, maman " me répond ma Cox, habitué à ces traditionnelles démonstrations d'américanisme sportif...
Ah bon, une chorale, d'accord. Au point où on en est...
Ca s'agite, ça glousse, ça piaille, ça fait des vocalises plus ou moins justes, et puis tout à coup, ça se redresse, ça se concentre et ça entonne...l'hymne national ! Comme pour un match international !! En un bond, le public est debout, et tout le monde, choristes, joueurs et spectateurs, ont la main sur le coeur et la casquette à la main...
Craignant d'offenser le patriotisme régnant, je fais lever et taire ma progéniture, et on hésite tous un moment avec notre main droite, sur le coeur ou pas, telle est la question, a-t-on le droit de le faire, sommes-nous légitimes, va-t-on se retrouver à Guantanamo si on le fait ? Ou si on ne le fait pas ???
Bref, ces tergiversations ne nous mènent nulle part et....l'hymne est fini. Nous applaudissons comme tout le monde ( aucun risque avec ce geste international, n'est ce pas M. l'avocat général ??) et reposons nos fesses sur le bout de plastique qui nous a été attribué.
Le match commence; Coline, joueuse experte grâce à l'AS du collège, m'explique les règles. Au bout d'1/4 d'heure, j'ai exactement la même impression que lorsqu'on joue au tarot en famille : JE NE COMPRENDS RIEN !! Ce jeu, c'est un Kamoulox d'outre-Atlantique..et je sens que ça va être long...
Et ce fut long !!!!!!! Victoire des Tarpoons par 10 à 8 au bout de...3h de jeu !!! Ressenti : 13h !!
J'applaudis chaleureusement la fin de partie, ouf, délivrés ! Christophe est tout ravi, il a adoré, c'était super super, extra et tout... les enfants ont récupéré chacun une balle, ils sont contents. Maintenant...on dîne !
Oui mais voilà, il est 22h30 et le choix est limité : seul un Burger King clignote dans le lointain.
Sur le trajet, je négocie âprement pour qu'on reste dans la voiture pour commander et manger; un fast food de banlieue un soir de match, vous avouerez que c'est parfait pour se faire couper la gorge, fût-elle pleine de frites.
En parfait gentleman qu'il est, Homo Minguetus ne m'écoute pas et nous voilà à la porte dudit fastfood. Sauf que le ciel est avec moi et qu'un jeune employé galope jusqu'à nous en disant que sorry, c'est closed, but on can commander by the drive.
Mini danse de la victoire, discrète pour ne pas vexer M., et hop en voiture Simone direction le drive et...la borne de commande. Où personne, jamais, dans aucun pays du monde, n'entend rien...
Je dois reconnaitre que mon mari, en anglais, il est fort, très fort : il a énormément de vocabulaire et comprends super bien ce qu'on lui dit. Mais pour la grammaire...il se lance héroïquement dans la commande, mais ça donne un peu : " nous veut manger un hamburger", sans compter que l'un veut des oignons rings et pas des frites , l'autre un burger sans fromage, le troisième double ration de bacon, la dernière du Nutella, de quoi devenir fou !!! Le gars du Burger King finit par lâcher un "What ???" affolé, quand Christophe commande un Coca ( qui ici se dit Coke)... dans la voiture, Christophe est au bord de l'implosion, il en perd son anglais tandis que nous sommes tous les 5 morts de rire, hystériques même !
Du coup, mon fan de technologie prend une décision, quitte la borne et conduit jusqu'au guichet où il peut donner la commande face à face avec un humain. Et la communication est plus facile, le gars comprend que nous sommes étrangers, il tape la discute, c'est sympa, et nous demande de venir chercher notre commande à l'intérieur car elle est...volumineuse.
Christophe se gare et y va, tandis que le calme revient dans la voiture...jusqu'à ce qu'il revienne, triomphant : le manager a pitié de nous et nous propose de manger dans le resto. Adieu ma danse de la victoire... ce qui explique ma tête sur le cliché....
Voilà, il est temps maintenant d'aller au lit car une autre longue journée nous attend demain !
23/08/2019 - Christophe

 21 Aug  Universal

Aujourd'hui, ma chronique tournera autour de 2 sujets importants. 2 faits de vie que nous ne sommes pas prêts d'oublier...enfin que JE ne suis pas prête d'oublier, le reste de la famille semblant ne pas avoir le même rapport que moi à la réalité...
Le premier point est relatif à notre grande sortie de lundi : les Universal Studios d'Orlando !!! Encoooore un parc d'attraction ??? te dis-tu toi, là bas, fatigué de lire nos aventures dans ces temples de foule consumériste et bruyante...
Et ben oui, encoooore un parc d'attraction... pour nous ça fait partie des incontournables de Floride, donc on ne l'a pas contourné !
Universal Studios c'est un parc qui, comme son nom l'indique, tourne autour du thème ( des studios) du cinéma. Les décors font donc référence à des films plus ou moins récents, Harry Potter et Jurassic Park se taillant la part du lion en surface comme en qualité d'attraction. Bon, Jurassic Park, vous savez déjà ce que j'en pense...mais l'attraction étant "aquatique" et la chaleur telle, elle fut bienvenue.
Le monde d'Harry Potter exerce toujours sur moi la même magie, même si ma Coline m'a de loin supplantée dans la maîtrise du sujet...
Mais mais mais.... ce n'est dans aucun de ces deux univers que s'est produit l'événement que je vais vous conter. Je plante le décor : recherchant désespérément un peu de fraîcheur et un moyen d'éviter à Paul un énième coup de soleil dans le cou, nous nous installons dans "Popeye", une sympathique attraction qui nous promet d'être "soaked" ( trempés ). Les TBM nous l'avaient dit, on a constaté qu'ils n'avaient pas menti : nous étions littéralement imbibés ( enfin, nos vêtements !). Du coup, trempés pour trempés, nous avons enchaîné avec une autre attraction aquatique. Et c'est là, mesdames et messieurs, que s'est produit le drame... vous savez que je suis une stressée de la vie, et que, par ricochet sans doute, notre Marion est une stressée des lunettes dans les manèges à sensations.
J'ai oublié de préciser que le matin même, mes infâmes rejetons et leur machiavélique géniteur avaient réussi à me faire monter dans "Rock it", un grand 8 comme on dit, dont vous pouvez avoir un aperçu en allant regarder sur Internet. J'ai cru mourir de peur ( j'avais choisi "I will survive" comme musique de fond !) puis mourir de rire en voyant ma tête sur la vidéo enregistrée par la caméra embarquée...mais bref, là n'est pas le propos.
Notre Marion donc, dans ce genre de truc infernal, se cramponne d'une main à son siège, et de l'autre à ses lunettes. Bien que tout le monde s'ingénie à lui expliquer qu'avec la force centripète, centrifuge ou je ne sais quoi, ça ne risque pas d'arriver, c'est plus fort qu'elle...
Revenons à nos moutons : les serpillières ambulantes que nous sommes prennent donc place dans des petits bateaux pour affronter une nouvelle douche. Les enfants sont tous les 4 dans une embarcation, Christophe et moi derrière eux dans une autre. Je me place derrière lui, afin que son corps puissant et musclé me protège un peu des trombes d'eau, comme il s'est engagé à le faire quand nous nous sommes mariés ( ceux qui y étaient, rappelez-vous). Las, la dame de l'attraction, manifestement ignorante des commandements sacrés du mariage, ou juste un peu sadique, me dit de me placer devant lui... je m'exécute de mauvaise grâce, et je constate que dans le bateau devant, mes enfants sont prêts à partir, et que Marion tient fermement ses lunettes.
Ils partent, nous les suivons et en quelques secondes c'est Titanic, l'eau nous submerge ( enfin, surtout moi !!), mon short est à tordre et mes cheveux n'obéissent plus à aucune volonté humaine... on vire, on glisse, on descend plus ou moins vite, jusqu'à la chute finale de la mort où j'ai le sentiment de plonger la tête la première dans une piscine... j'ai une pensée pour ma progéniture, notamment ma petite oculo-stressée, et là j'entends la voix humide de Christophe s'écrier : " Mes lunettes !"
Et oui, croyez le ou pas chers lecteurs, c'est Christophe qui a perdu ses lunettes !!! Vous ne l'attendiez pas celle-ci, hein ??? Et ben nous non plus 🤓🤓🤓🤓 !!
Ce pauvre cher homme a donc dû terminer la journée à moitié aveugle, subir l'humiliation de la déclaration de perte ( "Vos lunettes étaient sur votre tête ? " " Ben non, sur mon nez, comme des lunettes quoi...") et supporter l'angoisse de ne pas savoir où était sa paire de secours ( fort heureusement, dans la voiture !)
Bref, depuis nous attendons avec anxiété de savoir si la paire a refait surface... avec la dignité de son propriétaire...
Cette chronique étant déjà trèèèès longue, je ferai un second poste pour vous raconter la suite....à plus tard !
21/08/2019 - Christophe

 18 Aug  Animal Kingdom

Bonjour tout le monde ! Ou plutôt "Hi ! How are you doing today ?" comme on dit ici chaque fois que l'on nous salue (dans la rue, à l'entrée des magasins, à la caisse, au péage...)
Formule rituelle qui n'a peut-être plus vraiment de sens, à en juger par la réaction surprise de nos interlocuteurs lorsque nous répondons "Bien, merci, et vous comment allez-vous ?", marquant un temps d'arrêt avant de nous répondre et de nous remercier avec un grand sourire...
Il y a quand même de trucs dérangeants ici, comme l'âge de certains travailleurs. Dans les centres commerciaux, on croise beaucoup de gens qui semblent avoir dépassé notre âge légal de la retraite, et qui sont toujours en activité dans des emplois souvent précaires : pousser les caddies, ranger les articles dans les sacs... certains sont pliés en deux, d'autres ont l'air exténués, d'autres ont une canne... quand je pense qu'on veut tendre à ça en France... quelle image !! Dans quel but ???
Un autre truc bizarre aussi, c'est par exemple les employés de Disney. En France, souvent, les emplois "de base" sont assurés par des jeunes, souvent étudiants, et sont la plupart du temps temporaires, un tremplin vers autre chose, une expérience. Ca donne une image dynamique et enthousiaste sur le parc. Ici, pas du tout, la moyenne d'âge des employés est beaucoup plus élevés, et beaucoup d'entre eux sont physiquement handicapés, en fauteuil... J'ai un peu l'impression que Disney fait sa BA en employant ses personnes, dans un pays où les handicapés n'ont pas d'allocations ou de soutien financier...
Bon, à part ces considérations métaphysico-sociétales, j'ai presque bien dormi, merci. Oui, presque, parce que donc après une journée de récup cool, piscine et shopping, nous avons décidé de nous regarder un petit film. Ce fut "Jurassic World 2", en prévision de nos futures visites à Animal Kingdom et Universal Studios.
Je dois le dire, ce genre de film, ça ne me fait ni chaud ni froid (enfin, l, si, un peu froid, mais c'était à cause de la clim). Bref on visionne, on va au lit, et après ma nécessaire séance de lecture je peux attaquer mon debriefing mental préparatoire à l'endormissement.
Journée passée : super, check.
Journée à venir : Aimal Kingdom, donc. Super aussi. Mais attends... Animal Kingdom... Animal, comme animal ?
Du coup, je reprend le descriptif du parc : autour du thème des animaux, avec plusieurs espèces : lions tigres, éléphants, singes, alligators....
Donc donc donc.... des animaux quand même plutôt sauvages et un peu dangereux....dans un parc d'attraction pour touristes... EXACTEMENT COMME DANS JURASSIC WORLD !!! J'ai passé la nuit à voir mes enfants se faire dévorer par des fauves affamés tandis que je me faisais courser par des alligators affamés (ne riez pas, ça peut aller à 30km/h ces bestioles !) et que Christophe... prenait tout ça en photo...
Malgré toutes mes mises en garde pourtant très bien argumentées, personne ne m'a prise au sérieux et nous sommes donc partis de bon matin vers ce lieu de perdition...
Et finalement, bien nous en a pris car
1. C'était super
2. On est tous revenus entiers
3. On a vu aucun alligator !
Le parc ouvrait officiellement à 9h30, mais dès 8h15 les portes étaient ouvertes et nous étions là ! Du coup, à 8h45 nous avons pénétré dans Avatar, THE attraction de ce parc, pour laquelle il peut y voir jusqu'à 200 mn d'attente ! Christophe en a déjà parlé donc je ne m'étends pas, mais c'était super. Du coup, quand nous sommes sortis à 9h, nous avions déjà le coeur en joie et des étoiles dans les yeux !
Nous avons rencontré des dinosaures dans la jungle spatio-temporelle, cherché le Yéti sur les hauteurs de l'Everest, pris une rincée dans les chutes d'une rivière africaine... bref, on s'est régalés et on ne regrette pas du tout d'avoir choisi ce parc parmi ceux que nous ne connaissions pas !
Hier, nous sommes allés flâner à Celebration, une drôle de ville idéale imaginée par Walt Disney.... Très joli, (trop) propre, lisse et calme…une école, un lycée, et même une université… mais ps un seul centre commercial ! Ce qui me donne à penser que les habitants sont en réalité des robots hyper-sophistiqués…
Robots peut-être, mais qui possèdent une sorte de pass perpétuel pour Disney, qui leur permet de se rendre dans n’importe quel parc quand ils veulent… du coup évidemment, mes enfants veulent venir habiter ici, d’autant que les 3 grands ont partagé un chouette moment d’échange avec un trio de locaux qui, comme eux, chassaient des pokémons…. Je les regardais de loin avoir une conversation animée en anglais, avec éclats de rire et tapes dans le dos, c’était un peu surréaliste !
Pour clôturer la journée, ma petite famille m’a offert le souvenir dont je rêvais : une photo en costume de la guerre de Sécession… c’est sûr, en Floride, quand on demande des uniformes de nordistes, ça fait un peu tiquer, mais on assume !
Mes hommes avaient le prestige de l’uniforme, mes puces étaient tellement belles avec leurs robes et leurs chapeaux… décidément, question mode, j’ai raté mon époque !
L’espace d’un instant, je me suis prise pour Constance Hazard, la femme d’un des héros du téléfilm « Nord et Sud » que je regardais, adolescente, avec tata Lili et mamie, et qui a tant stimulé mon imagination….mmmpppfffff….. mon royaume pour une crinoline !!!!
18/08/2019 - Christophe

 15 Aug  Orlando

Nos rêves d'aventures américaines se poursuivent...et qui dit rêve dit péripéties, imprévus, éléments incontrôlables de la réalité..en lisant ça, vous devez sentir venir les pleurnicheries d'une petite fille gâtée...c'est pas faux ! C'est ma nature qui est ainsi complètement paradoxale : j'adore imaginer des vacances hors du commun, mais quand j'y suis parfois je voudrais être restée dans mon petit confort sans risque !!! Christophe et les enfants adorent se moquer de moi dans ces moments là, assez fréquents je dois le reconnaître, ce qui, à mon avis les empêche de me taper dessus ou de devenir fous !

Vous voulez un petit exemple : premier matin de vacances à Miami, je décide de préparer les pancakes pour le petit déjeuner ( Caroline Ingalls en puissance ). C' est important de commencer la journée sereinement, pour ouvrir nos chakras et nos âmes à tout ce que nous avons à vivre.

Bon, il faut un peu de temps pour domestiquer les ustensiles, et comme souvent en cuisine je fais les choses un peu trop vivement ( comprenez : à feu un peu trop vif). Du coup, au bout de 4 pancakes, la poêle fume un peu...beaucoup.. beaucoup trop...et paf !! OUIN OUIN OUIN ! Je déclenche l'alarme incendie !!! 
Là, je panique en courant partout comme une poule sans tête, jusqu'à ce que Christophe-Charles apaise la tempête sonore en démontant le détecteur avant que les douchettes ne détrempent l'appartement...
Du coup, tous mes chakras sont verrouillés, et pour la sérénité on repassera...le seul point positif de cette mésaventure, c'est que depuis c'est Christophe qui fait les pancakes !

Reprenons le fil de nos vacances...après la soirée cauchemardesque passée à Daytona Beach à la recherche d'un hôtel, nous avons donc vécu là bas 2 jours tranquilles, entre piscine(s), plage, balades et visites ( Kingsley Plantation, résidence d'hiver de Rockfeller, circuit de Daytona : voir les posts de Christophe)
Mais ce que je retiens surtout de ce séjour (!), c'est...la messe du dimanche ! Très à l'américaine c'est sûr, batterie et guitares électriques à l'animation, prêtre qui fait son homélie punchy et engagée au milieu de l'assemblée ( "We must build bridges, not walls"), fidèles qui se déplacent pour déposer leurs offrandes pour la quête, communion sous les 2 espèces pour tous ceux qui le veulent ( avec du vin rouge !), lectures en alternance en espagnol ou anglais, traduction en langue des signes...

Mais au coeur de tout ça, un vrai sens de l'accueil, pas seulement des mots : nous avons été salués par nos voisins de bancs, qui ont ensuite prévenu le prêtre de notre présence, qui nous a salués au début de la messe, puis à la fin...les fidèles étaient ent nombreux, joyeux, de tous âges et de tous styles ( pas de "dress-code"). A la toute fin, tous les enfants de l'assemblée ont rejoint le choeur pour accompagner le chant final aux percussions...
En photo, je vous mets le texte déposé sur les bancs, moi j'ai vraiment apprécié ce sentiment d'ouverture et d'accueil de chacun, là où il en est... Amen !

Puis notre route nous a menés à Davenport, dans la banlieue d'Orlando, dans une maison typique américaine avec...piscine privée sous moustiquaire... de quoi profiter de la vie !
Et bien oui, mais non ! C'était sans compter sur ma nature profonde ! Tandis que l'ensemble de la famille dormait du sommeil du juste en prévision de notre longue journée du lendemain, j'ai passé la nuit à angoisser parce que, dans le mode d'emploi de la maison, j'ai vu le protocole d'alerte en cas d'ouragan... ben croyez moi, c'est impressionnant. Et donc moi, voilà, j'ai scénarisé et réalisé toute seule un film carastrophe dont nous étions les héros, au coeur d'un ouragan floridien... Ne riez pas ! C'était tellement terrible qu'un Oscar ET une Palme d'Or nous attendaient...si nous en réchappions évidemment. 
Sans mentir j'ai dû dormir 4 heures.. imaginez dans quel état j'ai fini la journée d'hier après notre visite du Magic Kingdom de Disneyworld !!!
Mais au moins cette nuit, sommeil de plomb pour attaquer une journée cool... avant le stress de la nuit prochaine, car la météo annonce des orages pour vendredi, où nous serons toute la journée sur un autre parc Disney !!! Je m'en vais de ce pas faire une sieste moi !!!!
15/08/2019 - Christophe

 10 Aug  De Jacksonville à Daytona Beach

Hello-o everybody ! Je crois qu'aujourd'hui, vraiment, je vais écrire LA chronique des vacances ! Enfin j'espère que nous ne revivrons plus de telles péripéties 😱😱😱 !
Christophe vous l'avait dit, on devait dormir en zone inondable sur une faille sismique ah ah ah...et ben...ce fut pire !
Si vous êtes debout, asseyez-vous. Et si vous êtes assis, couchez-vous ! C'est parti...

Il était une fois une petite famille Frenchie en road trip in Florida. Il y avait un super papa baroudeur et optimiste, des beaux gars facétieux et connectés, des jolies filles enthousiastes et pleines de vie et... une maman toujours " peur de tout" avec une certaine propension à voir toujours le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein, voire même renversé et cassé...bref, tout ce petit monde dans sa fabuleuse voiture américaine sillone les looongues routes de Floride, d'un bout à l'autre avec bonheur. Sauf, vous l'aurez compris, lors d'une halte dans un certain hôtel à Jacksonville ( c'est du passé, passons !).

La tribu quitte donc ce repaire mal famé par un lumineux samedi matin, en direction de Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis. La maman a le coeur en joie !
Jolie balade dans cette petite bourgade ultra touristique mais bien dépaysante, puis cap au sud direction Daytona Beach où nous attend, pour 3 nuits, un super appartement avec vue sur la mer. Après la désastreuse expérience hôtelière précédente, ce nid douillet est attendu avec impatience !

Et là, très vite, les cieux envoient un petit avertissement : ça va ch..... dans le ventilo les gars, préparez-vous ! Un orage tropical s'abat sur nous. Genre comme à Sanibel mais en XXL ( référence pour les TBM). C'est bien simple, je ne vois plus la route à travers le pare-brise. Certes, le fait que je ferme les yeux n'aide pas mais quand même, c'est l'angoisse absolue. Qu'est-ce qu'on est venus faire dans cette galère ?!
Christophe, stoïque, gère la situation comme d'habitude ( c'est à dire tranquille ), et me fait remarquer que tous les conducteurs savent comment réagir : en effet tout le monde a ralenti en même temps, on est passé de 70 miles/heure à 40, c'est-à-dire en gros de 113 km/h à 65 ( sur l'autoroute !), et personne ne se double, aucune moto ne remonte les files de voitures à toute blinde, personne ne klaxonne... et comme ça, tout le monde survit !
Et là encore, comme le dit Forrest Gump, tout d'un coup "quelqu'un a fermé la pluie et le soleil est revenu"...
Et il nous accompagne jusqu'à destination.

Nous voilà au pied de l'immeuble, magnifique, sur le front de mer. Comme d'habitude, Monsieur et moi allons récupérer les clés et là, ( mauvaise) surprise : l'office est fermé. On tourne, on cherche, on attend un peu, on essaie de téléphoner : rien...
Le temps passe.
On appelle l'organisme de réservation, tout le monde est désolé mais personne ne sait quoi faire.
Le temps passe.
On trouve de l'aide auprès de quelques habitants de l'immeuble, qui en fait n'est pas un hôtel mais une résidence privée. Ils passent des coups de fil, sont charmants mais n'arrivent à rien...
Et le temps passe.
Au bout de 2h30 d'attente, on hausse un peu le ton auprès de l'organisme responsable dont on a enfin le numéro. Ils sont sorry sorry, ils apologizent, ils vont see what ils can do... et on attend.
Le temps passe.
Au bout de 3h45 !!!, un couple arrive ( alleluia !). On comprend que ce sont les agents qui gèrent la location de l'appartement. Et la brave dame nous dit :
1. Qu'elle n'a jamais reçu notre demande de réservation 
2. Que ça fait des mois qu'elle ne propose plus ce logement en location sur Booking, notre organisme de réservation, car cet appartement ne se loue plus qu'au mois 
3. Qu'elle essaye de nous appeler depuis plus d'une heure mais que ça ne marche pas ( Christophe se rend compte qu'en effet son téléphone diabolique rejette les appels !!)
4. Qu'elle va nous aider à trouver une solution ( Dieu soit loué )
Elle nous propose une superbe maison individuelle avec vue sur la mer.... au triple du prix que nous devions payer l'appartement !!!
Je hurle et sanglote intérieurement. Ca fait 4h30 qu'on poireaute ici, et on n'a pas de solution raisonnable...
Dans un sursaut d'énergie, je lui demande de rappeler Booking pour voir avec eux, en parlant la même langue c'est peut-être plus facile...
Elle le fait, on comprend qu'elle se fâche un peu, puis elle nous rend le téléphone en disant que Booking va nous proposer un autre logement. Et elle s'en va, après tout, il est 20h un samedi soir elle a une vie aussi !
Là, la miss de Booking, charmante, s'excuse et nous propose un autre appartement, vue sur mer et tout, avec....2 couchages : un lit et un canapé lit ! Les 4 enfants dans le même lit ! King-size peut-être mais faut pas exagérer !
On refuse.
Le temps passe.
Elle nous propose une maison, mais pas en bord de mer et sans piscine. Là, la moutarde nous monte fortement au nez, et soudain l'esprit de tonton Hugo nous envahit : NON, on veut ce qu'on nous avait promis, un appartement vue sur mer avec des lits pour tout le monde et une piscine !! Et sans débourser un penny !! Non mais !
La demoiselle hésite, bafouille, nous met en attente...
ET LE TEMPS PASSE !!!
Enfin, elle nous annonce que c'est bon, on a ce qu'on voulait et Booking prend la différence à sa charge ( soit la modique somme de 500$!!).
Et nous voilà donc installés comme des princes à l'hôtel Wyndham Ocean Walk, grand appartement, vue sur mer, piscine géante... je n'en reviens toujours pas !!
Hier, en faisant le check-in, je m'attendais à ce qu'un agent de sécurité vienne nous sortir par la peau du coup en disant : " Eh vous, les pauvres, sortez d'ici, vous n'avez ni lunettes Gucci ( en même temps il faisait nuit !), ni chaussures Louboutin ( je portais mes tongs achetées 98c au Walmart !), ni sac Chanel ( j'avais fourré tout mon bazard dans mon sac à dos Quechua), je vous ai repérés !!". 
J'avais l'impression qu'une enseigne clignotait au-dessus de nous : " CES GENS SONT PAUVRES, SI BOOKING NE S'ÉTAIT PAS PLANTÉ ILS N'AURAIENT JAMAIS SÉJOURNÉ DANS CE SUBLIME HÔTEL !"
Mais finalement, on y est arrivés !
Du coup, dans 1 heure, où va-t-on évidemment ??? A la messe bien sûr, on a des raisons de dire merci !!!
10/08/2019 - Christophe

 09 Aug  Direction Jacksonville

Amis d'ici (puisqu'il paraît qu'il y a une invasion sur la Floride !) et d'ailleurs, bien le bonjour...
Nous sommes le 9 août, il est 11h33 à Jacksonville et il fait 30 degrés au bord de la piscine où nous sommes tout seuls...La journée s'annonce chauuuuuude...
Mais je dois dire que mon coeur se réjouit à l'idée qu'une journée s'annonce... tout simplement. En effet, je dois vous dire que ma dernière chronique a bien failli être vraiment la dernière, et que je considère comme hautement miraculeux le fait que mon coeur ait résisté aux événements passés...
Pour toi là bas qui, derrière ton écran, attends avec une inquiète impatience des explications, les voilà...( âmes sensibles s'abstenir)

Nous avons donc pris un long chemin des écoliers pour rejoindre la côte ouest de l'Etat. Ce chemin nous a mené à 2 State Parks bien différents : dans le premier, je n'ai mis qu'un orteil dans l'eau malgré sa clarté et sa transparence...trop trop froide ! Mes warriors ont fait trempette mais même Christophe a vite renoncé, tout vacancier breton qu'il est pourtant !

Au second parc, on ( enfin, "on" 🙂!) devait profiter d'un trou profond pour plonger...mais miss GPS s'est plantée et nous a fait arriver par l'entrée sud.... à plusieurs dizaines de miles de l'entrée nord où se trouvait le fameux trou...
Tandis que je commence à trépigner en maudissant cette technologie incapable, Christophe, fidèle à lui-même ( mamie Christiane et Papounet, soyez bénis pour son caractère si souple !!! ), cherche comment tirer profit de la situation; ce sera finalement une descente de rivière sur bouées gonflables, 1h de calme absolu et de dépaysement garanti, seuls au monde tous les 6...certes, la crise cardiaque m'a guettée plusieurs fois, quand la bouée de Marion s'est retournée, quand Coline a chaviré, quand Louis m'a balancé des algues en me faisant croire que c'était un poulpe, quand Paul m'a fait croire qu'une tortue nageait vers moi, quand j''ai cru voir un alligator, quand j'ai cru qu'on avait raté le ponton de débarquement, quand on a commencé à entendre le tonnerre.... mais au final, c'était super !!!

Avec toutes ces émotions aquatiques, l'arrivée à l'hôtel de Jacksonville est tardive. Dès l'entrée, j'ai une drôle d'impression : le réceptionniste n'est pas très dégourdi, gentil mais il semble limité...la chambre est grande mais un peu cracra, surtout la kitchenette... tant pis, personne d'autre ne semble gêné, les filles foncent se rafraîchir dans la piscine...

On va dîner dans un Taco Bell, et là mon malaise empire...l'ambiance est glauque, ça crie, les clients s'assoient sur le comptoir, ça rigole entre la salle et la "cuisine"; on me regarde de travers quand je commande une tortilla "sans rien" pour Marion la difficile. Ouh...je suis pressée de rentrer à l'hôtel, j'ai l'impression qu'un tireur fou va entrer d'une minute à l'autre !

De retour à l'hôtel, je fais part de mon ressenti à l'homme, qui rigole ouvertement et m'envoie au lit. Et là, je fais LE truc idiot qu'il ne faut jamais faire dans de telles situations : je vais lire les commentaires relatifs à l'hôtel sur Internet. Les mots dansent devant mes yeux : portes forcées, intrusions, prostitution, drogue, SDF qui rôdent cafards, puces !! Aaaaaaaaah !! Je veux partir !! 
Christophe pour avoir la paix, finit par...s'endormir, purement et simplement... moi je ferme un oeil sur deux en alternance, avec phases de réveil toutes les 10 minutes😩😩
Et au matin...il ne s'est rien passé, on est tous vivants et en possession de tous nos biens...
Seul le petit déjeuner est fidèle aux commentaires : pas de table, une thermos de café, un distributeur de céréales et des barres de céréales...gloups...

Mais nous passons une délicieuse journée dans les environs, avec la visite du premier fort français en terre américaine, puis celle d'une plantation de coton où se pratiquait l'esclavage, et enfin une baignade sur une plage superbe...

C'est tout ? Ben non, évidemment, il fallait bien encore une petite anecdote pour finir : rentrer à l'hôtel et découvrir que l'ancienne salle de petit déjeuner est devenue une église (????) que fréquentent tout un tas de gens un peu marginaux, surtout quand, comme ce soir, il semblerait qu'il y ait distribution de nourriture...
Croyez le ou pas, mais tandis que je n'en menais pas large en rejoignant la chambre au milieu de cette population sonore et bigarrée, la plus grande inquiétude des enfants était : va-t-on aller à la messe ????
09/08/2019 - Christophe

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