La chronique d'Elodie - novembre 10

En voyant la foule de gens, Jésus alla sur la montagne. Lorsqu'il fut assis, les douze vinrent à lui.
Il leva les yeux sur ses disciples et dit :
- Bienheureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur appartient.
- Bienheureux ceux qui souffrent car ils seront consolés...
- Bienheureux les doux car ils posséderont la terre...
Quand Jésus eut terminé, Simon-Pierre dit : "- Il fallait écrire ?"
Puis André demanda : "- Est-ce qu'on doit apprendre tout ça ?"
Et Jacques : "- Il faut le savoir par coeur ?"
Philippe ajouta : "- C'est trop dur !"
Jean dit : "- J'ai pas de feuille !"
Et Thomas ajouta : "- Moi, j'ai plus d'encre dans mon stylo !"
Inquiet, Barthélemy demanda : "- Y aura interro ?"
Et Marc interrogea : "- Comment ça s'écrit "bienheureux"" ?
Matthieu se leva et quitta la montagne sans attendre et disant : "- Je peux aller aux toilettes ?"
Simon précisa : "- Ça va sonner."
Et Judas dit enfin : "- Vous avez dit quoi après pauvres ?"
Alors, un Grand Prêtre du Temple s'approcha de Jésus et dit :
- Quelle était ta problématique de départ ?
- Quels étaient tes objectifs transversaux ?
- A quelle compétence faisais-tu appel ?
- Pourquoi ne pas avoir mis les apôtres en activité de groupe ?
- Pourquoi cette pédagogie frontale ? Était-elle la plus appropriée ?
Alors, Jésus s'assit et pleura.

Un peu d'humour pour commencer, Jésus, j'en suis sûre, ne m'en tiendra pas rigueur... Un clin d'oeil pour mes collègues enseignants, et pour mes amis parents  d'élèves qui font parfois l'effort d'imaginer ce qui se passe dans une classe... et une spéciale dédicace pour mon inspectrice, "grande prêtresse" des temps modernes, forte de  ses réflexions hors de la réalité et de ses ambitions personnelles...

Tranche de travaux, tranche de vie...saignante

Tout a une fin... même nos travaux, bien que ce ne soit pas pour demain ! Plagiant Churchill, j'ose quand même dire qu'on en est à "la fin  du commencement"...
Objectif prioritaire de novembre : peaufiner l'aménagement du nouveau garage et, en premier lieu, le doter d'alimentation électrique pour que la lumière y brille et que le congélateur  puisse y emménager. Ni une ni deux, Homme se colle à la tâche et je vois avec bonheur réapparaître cables et gaînes... Tout se déroule bien, suivant les plans de mon chef de chantier,  mais soudain, alors que nous touchons au but et que la tâche est presque achevée, un esprit démoniaque s'empare du cutter de Christophe, qui prend soudain vie (le cutter, pas Christophe)  et, de sa propre initiative, décrète qu'il en a ras la lame et que ça suffit pour la journée... Mais c'était sans compter sur l'opiniâtreté de mon cher et tendre qui n'aime pas qu'on  lui résiste; rapports de force houleux, jurons et noms d'oiseaux... on s'échauffe, on s'échauffe et le drame arrive : cutter 1 - main gauche de mon Charles 0 (ou plutôt  deux ! 2 superbes  entailles bien nettes, bien profondes, bien beurk beurk...). Florence Nightingale je deviens, et vive les Stéristrips ! Quand on dit que la vie de l'homme moderne est un combat...
Compatissante que je suis, j'accorde à mon grand blessé un repos bien mérité... et 15 minutes après, le revoilà sur l'escabeau, saleté de cutter en main et niaque d'enfer... S'ensuivent  quelques instants d'intensité dramatique insoutenable où l'homme et la (petite) machine s'affrontent à nouveau... et oui, c'est la victoire de l'homosapienssapiens qui parvient au  bout de ses projets et met fin au combat en balançant magistralement l'outil abject loin de lui (et de moi évidemment). Trop fort cet homme-là, moi j'vous'l'dis, si ça m'était arrivé à moi,  il aurait fallu attendre belle lurette pour que je reprenne un cutter en main... j'aurais plutôt courageusement demandé à mon mari de finir le travail !
Bref, dommages collatéraux certains MAIS... magnifique néon pendu au plafond tel le petit cochon, qui ne pond pas d'oeufs quand on lui tire la queue mais dispense une vive clarté dès  que l'on actionne l'un des deux interrupteurs (c'est Byzance, je sais) qui lui sont reliés (par des câbles et des gaînes, vous avez suivi). Vous imaginez aisément la suite : seul le  froid pénétrant nous a contraints à cesser de jouer à "jour/nuit" pour le reste du week-end....
 Donc, la lumière fut. Si éclairante qu'elle révéla rapidement les imperfections de la chape de bêton... Deux solutions là encore :
 1. on regarde en l'air (vers le néon !) chaque fois qu'on entre dans le garage;
 2. on décrète que c'est insupportable et que la seule pensée d'avoir un sol de garage dans cet état fait se refermer tous nos chakras;
Chacun de vous aurait donc bien sûr lancé un nouveau chantier de  réagréage de la dalle... Avec moi dans le rôle de la donneuse d'indications (qui a dit d'ordres?), Charli-chou  dans celui de l'exécutant (comment ça comme d'hab ??) et les gars dans celui  d'intendants. Vive le travail en équipe !
Très vite, nous récoltons les fruits de notre labeur : nous pouvons enfin installer le congélateur et  l'établi de Christophe dans notre nouveau garage flambant neuf, où le sol est si beau  qu'on n'ose y marcher (enfin si, quand même). Pour fêter cela, j'exhume la cible de fléchettes de son étagère poussiéreuse, et  tout le monde profite du lieu pour faire  grimper les points... C'est pas beau, ça ?
  Nous voilà donc avec un vrai garage, bien rempli déjà, ainsi que sa vocation l'y appelle (vélos, établi, congélateur, réserve de victuailles, grands rangements pour  accessoires de Noël, matériel de travaux, nourriture des divers animaux de la maison etc...). Mais il lui manquait la touche finale, et nous y avons remédié par un frais matin. Aidés par  nos puces (non, Marie-Paule, non, n'appelle pas les services sociaux, je t'assure qu'elles étaient volontaires !),  nous avons lasuré la porte encore "brut", et profité de notre enthousiasme pour décaper la porte d'entrée et  l'assortir à celle du garage.
Dès notre emménagement en 2003, je voulais la repeindre cette porte d'entrée... ben voilà, c'est fait maintenant ! Il ne reste plus que la porte de l'ancien garage, mais comme elle est  appelée à disparaître, je ne sais pas si nous nous lancerons dans son relooking... à voir !

Entre cousins

Les travaux n'empêchent pas notre vie sociale, et notre virée programmée de longue date avec les cousins d'ici nous a menés du restau au bowling pour fuir  le froid qui commençait à s'installer. Enfin, quand je dis "nous", c'est exception faite de Marion et moi, la piou-pioute parce que courir après les boules sur la piste, c'est son jeu  préféré, et moi parce que courir après la piou-pioute qui court après les boules sur la piste c'est moyen mon jeu préféré. Du coup, pendant que la jeune miss ronflait tranquille, et que  je remplissais mes devoirs de maîtresse de maison (genre le nez dans un bouquin au coin du feu avec une tasse de thé), tous les autres ont fait démonstration de leurs talents de  bowlingeurs (vous saviez que ça existait ce mot, hmmm?). Les  enfants, fidèles à eux-mêmes, on tout donné avec enthousiasme et ardeur;  Catherine et Bruno se sont bien défendus en menant  la vie dure à  Christophe, que je soutenais pourtant moralement !


Mon petit rat

Depuis le mois de septembre, vous le savez, ma Cocinelle fait de la danse classique, et je vis à travers  elle un de mes rêves d'enfant par procuration. La voilà maintenant complètement équipée (et moi délestée d'une somme certaine ! Merci le conservatoire qui ne veut pas que l'on achète la tenue  chez Décathlon !), et je me régale à la préparer avant chaque cours, notamment avec le petit chignon de danseuse qui va bien, et le cache-coeur à nouer et tout et tout. Question souplesse,  tout y est, je ne sais pas d'où elle tient ça mais pas de moi en tout cas ! Question  grâce, il y encore un peu de boulot, et je le dis en toute fierté maternelle !
Du coup, les  "pestacles" se multiplient, et Coline se prête de bonne grâce au jeu du professeur de danse pour sa petite soeur, toujours avide de partager des  moments complices  avec sa "'rande soeur". Et les vers de Victor Hugo me reviennent en mémoire :
Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe
L'une pareille au cygne et l'autre à la colombe,
Belles, et toutes deux joyeuses, ô douceur !
Voyez, la grande soeur et la petite soeur
Sont assises au seuil du jardin, et, sur elles,
Un bouquet d'oeillets blancs aux longues tiges frêles,
Dans une urne de marbre agité par vent,
Se penche, et les regarde, immobile et vivant,
Et frissonne dans l'ombre, et semble, au bord du vase,
Un vol de papillons arrêté dans l'extase..."


Doucement s'en vient l'hiver...
Après la chute des feuilles, quel bonheur de voir tomber quelques flocons ! Ce n'est pas si courant chez nous, et c'est toujours un événement  en soi, même s'il n'y a que quelques centimètres et qu'ils ne restent que quelques jours... Cette  neige est quand même arrivée bien drue, pile poil le soir où je sortais au ciné avec mon  Louis pour accueillir Harry en son 7° volet... Dieu sait si je suis fan, mais je dois avouer que j'ai failli tout annuler quand j'ai vu ce qui tombait ! Mais les Pottermaniacs ne renoncent pas  si facilement, et fils chéri et moi avons bravé les éléments à notre corps défendant , et dévoré force pop-corn pour reprendre des forces pour le retour... sous un ciel totalement dégagé !
Nos travaux nous ayant contraints à refaire notre décoration lumineuse extérieure, nous n'avons pas voulu être en retard, et c'est donc dès le 1° week-end de l'Avent que nous avons illuminé  la maison; de quoi sentir que Noël approche. Et puis coutume familiale du premier dimanche de l'Avent, même si celui-ci tombe en novembre : on installe la crèche et  on décore le sapin ! L'endroit où  installer celui-ci a été l'objet d'une longue discussion familiale, mais il a finalement trouvé sa place après avoir été  "couronné" par Louis, aidé de Christophe qui lui a bien précisé que,  dans 4 ans quand ce serait à nouveau son tour, il lui faudrait compter sur une chaise et non plus sur les bras de son père pour atteindre le sommet de l'arbre ! Comme le temps passe...

Les potins

 La tradition de famille, du côté du père, se poursuit chez Laurent et Anne-Cécile : nous avons assisté avec émotion aux premiers touchers de clavier  d'Elise...bravo mademoiselle et courage, il faut continuer !

 Quand on aime, on a toujours 20 ans... n'est-ce pas Florence et Jean-Luc ? 20 ans de mariage, ça se  célèbre et ça se  fête ! On vous en souhaite  de nombreux autres, toujours aussi rayonnants !