La chronique d'Elodie - septembre 10

Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien, dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains
Un simple geste d'humain
Quand se desserrent ainsi nos poings
Quand s'écartent nos phalanges
Sans méfiance, une arme d'échange
Des champs de bataille en jardin
Le courage du signe indien
Un cadeau d'hier à demain
Rien qu'un instant d'innocence
Un geste de reconnaissance
Quand on ouvre comme un écrin
Quand on ouvre nos mains...
 

Jean-Jacques Goldman, Nos mains

Parce qu'en ce début d'année j'apprends à mes petits élèves à se donner la main, à accepter l'autre comme compagnon de ronde ou de jeu,  et que ce n'est pas toujours chose aisée...
Parce que la version live 2002 de cette chanson est notre berceuse du moment dans la voiture...
Parce que le clip réalisé lors de la tournée à laquelle nous avions assisté me donne toujours des frissons...
Parce que quand je vois mes enfants lever les mains en chantant "un cadeau d'hier à demain", je me dis que ce sont des paroles qui sonnent juste...
Parce qu'ouvrir ses mains, c'est aussi le premier geste pour ouvrir son coeur...
Et parce que ce sont des paroles comme ça qui résonnent dans ma vie toute simple où, comme ce mois-ci, il ne se passe "rien, dix fois rien"....

Septembre ensoleillé

Les belles journées du début de mois ont permis à nos vélos de prendre l'air, enfin ! Direction le parcours de bosses, où les garçons  se sont essayés au tout-terrain (avec quelques chutes !);  Louis, réconcilié avec sa monture depuis qu'elle l'accompagne fidèlement au collège, a effectué quelques belles  figures,  mais c'est à  Paul, malgré son casque trop petit et son vélo tout juste assez grand, qu'est revenue la palme des plus beaux  décollages. Quand l'insouciance et l'inconscience se mêlent.... Tandis que  Marion explorait le terrain et effectuait des repérages en vue de ses futurs exploits, petite  Coline investissait  le programme de Sciences de la Vie et de la Terre de son frère aîné, à savoir : notre environnement proche. Bêtes et bestioles, marrons et bogues, feuilles et fleurs... ça carbure  sous le casque ! Les bosses attendront !

Il ne faut jurer de rien !

Il existe depuis 20 ans, je le fréquente depuis presque autant d'années, et je m'étais bien juré de ne jamais y tenir un stand : il s'agit bien sûr du vide-grenier de la commune. Et pourtant cette année, tirée par les garçons, poussée par Christophe, je me suis laissée convaincre... et voilà comment nous nous sommes retrouvés camelots sur  la place publique. Il a fallu tout d'abord préparer les "marchandises" : moment propice, évidemment, aux cris du genre "mais ça c'est mon jouet préféré !" ou "ah non, cette voiture je  la garde, je l'adooooore" (en version simplifiée pour Marion "à moi, ça"). Négociation pied à pied pour chaque objet, démonstration par A+B qu'au vu des mois passés par ledit objet dans le placard / sous le lit / dans l'abri de jardin, bref toutes les anti-chambres de la mort possibles, sa valeur sentimentale n'est que toute relative, empaquetage discret mais ferme... et nous arrivons au jour-J où dès 7h du mat (les malades !!), nous sommes invités à décharger notre barda (Synonymes : affaires, attirail, bagage, balle, chargement, colis, équipement, harnachement in le Dictionnaire de la langue française).
Il faut donc  installer le stand, et toutes les bonnes volontés sont les bienvenues ! Puis la journée s'étire leeeennnnteeeeemeeennntt, au gré des averses et des bâches à installer / retirer / réinstaller... heureusement que parfois, des amis viennent nous  tenir compagnie : la journée passe plus vite ! Plus les heures passent, plus les prix baissent, nous vendons tout en lots,  voire même nous offrons gracieusement, le but étant de ne rien rapporter à la maison ! 18h, mission accomplie : les enfants ont empoché la somme nécessaire à l'achat de la boîte de Légos de leur rêves et  le stock d'invendus est minimal. Tout le monde est  ravi (enfin, moi je jure qu'on ne m'y reprendra plus !), surtout grâce à l'acquisition, pour la très modique somme de 2 euros, du fameux  jeu de société Pokémon convoité depuis plusieurs années... et introuvable ! Le  succès ne s'est pas démenti, et le jeu nous a déjà assuré quelques débuts d'après-midis fort calmes...

Au bonheur de Marion...

... avec la visite de son  parrain Christophe et de toute la petite famille. Hélas, notre pitchounette n'a pas pu profiter pleinement  des réjouissances, mise K.O. par une vilaine otite et beaucoup de fièvre... Du coup, on a sorti  l'artillerie de câlins pour faire baisser le thermomètre ! Nous ne pouvions décemment  pas recevoir des amis sans  leur faire découvrir Just Dance, et Christophe s'y est lancé de bon coeur ! Après une bonne grosse sieste, la poupette  a pu sortir le bout de son nez vers la fin de l'après-midi. Il faut dire que le programme était alléchant, puisque, initiés par nos amis experts en la matière, nous avons fait  notre première séance de géo-catching : équipés d'un GPS, il s'agit de découvrir un "trésor" dont on a relevé les coordonnées. Balade familiale donc, et fructueuse puisque nous avons  réussi notre mission !
Les enfants ont tellement apprécié que nous avons  remis ça rapidement, avec  mamie Christiane comme recrue supplémentaire; hélas cette fois-ci nous avons fait chou blanc, et nous sommes  rentrés à la maison bredouilles ! Mais la balade était belle quand même...

Auteur en herbe

Comment trouver un bon moyen d'intéresser des enfants de 9 ans à la lecture ? En leur faisant découvrir un livre écrit par un enfant de 9 ans !  C'est ce qu'a décidé la maîtresse de Paul, cette année. Et ça marche ! Non seulement les enfants dévorent La Fleur de Lys à Noirmoutiers de Charles-Antoine Cros, mais en  plus ils ont adoré  rencontrer le jeune auteur lors d'une séance de  dédicace, accompagnés par leur maîtresse  (hors temps scolaire, s'il vous plaît ! Quand on dit que tous les enseignants sont des fainéants !). L'auteur a donc maintenant 12 ans, un âge encore bien proche de celui de nos petits lecteurs,   qui étaient impressionnés et curieux. De beaux souvenirs à raconter, et une trilogie dédicacée à conserver pour plus tard... 

La main à la pâte

Le Père José nous l'a dit : trop de consumérisme est néfaste au bonheur de l'homme. Par contre, il a bien insisté sur le fait que si ce qu'on achète permet  et de partager de beaux moments, alors c'est différent...
Fort de cette réflexion, Christophe s'est donc (enfin, NOUS a donc) offert... une machine à pâtes. Pour  faire des pâtes, quoi. Tu sais maman, comme celle que tu avais quand on vivait en  Afrique, et que je ne crois pas avoir vu fonctionner une seule fois, et dont moi j'aimais tellement me servir pour jouer avec mes Barbies et mes Playmobils...
Bref, malgré mon scepticisme, cet engin est arrivé dans ma belle cuisine flambant neuve et... elle est devenue un incroyable instrument de partage  père / fils ! Dès le premier essai, Paul a  été captivé, et il faut dire qu'en plus d'être bonnes, elles étaient  belles leurs pâtes ! Depuis, ils n'arrêtent pas de réclamer d'en refaire (genre les pâtes c'est devenu l'aliment  gastronomique par excellence ici !), et mes paquets de coquillettes et autres pennes dépérissent dans le placard...
Avis donc aux futurs invités : si pâtes il y a , ce seront des pâtes maison ! 

Les potins

 Il faut absolument que les cousins du 78 reviennent à la maison pour que l'on refasse des photos ! Sujets trop en mouvements, grimaces peu  flatteuses, chandelles disgrâcieuses... difficile d'obtenir un cliché de tous les enfants ! Seules  Mia et Marion ont accepté de nous offrir une photo convenable !

 Et du côté des cousins du 14, il n'y aurait pas quelque chose à célébrer ??? Le cidre est au frais ??

 Une dédicace spéciale à Papounet qui nous a fait des frayeurs ce mois-ci... on espère que le rétablissement est complet !