La chronique d'Elodie - juillet 10

Il y a des journées illuminées de petites choses, de riens du tout qui vous rendent incroyablement heureux; un après-midi à chiner, un jouet qui surgit de l'enfance sur l'étal d'un brocanteur, une main qui s'attache à la vôtre, un appel que l'on n'attendait pas, une parole douce, votre enfant qui vous prend dans ses bras sans rien vous demander d'autre  qu'un moment d'amour. Il y a des  journées illuminées de petits moments de grâce, une odeur qui vous met l'âme en joie, un rayon de soleil qui entre par la fenêtre, le bruit de l'averse  alors qu'on est encore au lit, les trottoirs enneigés ou l'arrivée du printemps et ses premiers bourgeons.
  Marc Lévy Le premier jour

De telles journées, nous en avons accumulées au cours de ces trois semaines de vacances estivales et familiales dans le "Grand Sud". Trois semaines pour se vider des tensions  de l'année écoulée et reprendre force et souffle pour celle à venir. Que les vacances de chacun soient aussi lumineuses et apaisantes que les nôtres !

Sur la route des vacances...

Les vacances, ça commence par les préparatifs du départ, et notamment les bagages... Grande première cette année, grâce aux travaux et à la naissance  du nouveau garage , nous avons pu  charger le Trafic dès le vendredi soir, et lui faire passer  la nuit à l'abri, afin d'accélérer la mise en route le lendemain ! Trop pratique, trop bien, zéro stress le matin (ou presque !), départ dans les temps (ou presque), route dégagée (ou presque)... bref, le bonheur.
Tradition chez nous lors des grands trajets : Christophe se lance dans de grandes discussions sur un de ses sujets de prédilection : sommes-nous seuls dans l'univers ??? Tout est  prétexte à amorcer cette discussion, comme un  étrange reflet du soleil qui pourrait être.. quoi ? le fruit d'une expérience d'observation menée par des créatures venues d'ailleurs ? la  conséquence du passage dans l'atmosphère d'un engin scientifiquement mystérieux, élaboré selon les techniques extra-terretres étudiées depuis plus de 50 ans dans la Zone 51 du désert  américain ? tout cela ramenant les autres fameuses questions cruciales soulevées déjà par Barjavel dans Le grand secret (et dire que c'est moi qui lui ai offert ce livre il y a  18 ans !!!) : que nous cache l'Etat sur les réelles relations avec les extras-terrestres ???
Donc, cela nous occupe une bonne centaine de kilomètres - enfin, l'occupe lui, moi je me contente de hocher la tête et de marmonner de temps en temps tout en jetant aussi souvent et subrepticement  que possible un oeil à mon nouveau Marc (Levy), achat incontournable de début de vacances, et qui m'appelle irrésistiblement...
Percevant, malgré toute mon talent de comédienne, que la conversation ne me passionne pas plus que l'an dernier (pauvre homme... jamais femme ne varie), mon Fox Mulder perso décide de changer le cours de  la conversation... Nous voilà donc à chanter les louanges des ces vacances, et à souhaiter ardemment qu'il puisse en avoir d'avantage. Mais comment faire ? Nous évoquons plusieurs possibilités :
1. On gagne au loto; problème : on ne joue presque jamais, et c'est jamais nous qu'on gagne; pourquoi ???? (encore un truc que l'Etat nous cache !)
2. Christophe réalise son vieux rêve et devient prof; problème : comment fait-on pour payer le crédit de la maison ????
3. J'écris un best-seller, deviens richissime et célèbre et du coup, la solution n°2 devient possible; problème : il faut trouver une idée, un thème, un sujet qui accroche et passionne  les lecteurs (parce que tant qu'à faire je veux être Chateaubriand ou J.K.Rowlings ou rien, et il me faudra au moins pondre une oeuvre en 8 volumes pour être crédible et satisfaire  mon égo). Et faut pas croire, mais ça fait des années que je me creuse la cervelle pour trouver des idées autres que mes grandes histoires d'amour romantique (c'est de moi que Jean-Jacques  parle quand il chante - depuis 1985 !! :
Et elle regarde des images/ Et lit des histoires d'avant/ D'honneur et de grands équipages/ Où les bons sont habillés de blanc
Et elle s'invente des voyages/ Entre un fauteuil et un divan/ D'eau de rose et de passion sage/ Aussi purs que ces vieux romans
)
Vous voyez, c'est pas gagné... Mais c'est sans compter sur l'homme de ma vie qui, là, tout de go, sur l'autoroute des vacances, se fait un devoir de me trouver un trame de roman à succès.  Et le voilà qui enchaîne les idées :
  tu pourrais écrire une histoire racontée du point de vue d'une femme et du point de vue d'un homme (intéressant mon chéri, mais on en revient au même : quelle histoire ???);
tu pourrais faire un condensé des meilleurs moments de tes chroniques (et ça tient en 4 feuilles recto seul écrit gros... et ça intéresse qui ????)
tu pourrais inventer des situations de la vie quotidienne avec toutes les remarques qu'on voudrait faire mais qu'on n'ose pas parce qu'on est trop bien élevé ( mais je n'inventerai rien là ! c'est comme ça  tous les jours dans ma vraie vie à moi, ça ! Et j'aurais peur que des gens se reconnaissent...)
tu pourrais écrire une histoire d'amour contrariée (ben oui, je sais c'est mon dada ça, j'en ai dejà 4 dans l'ordi !), par exemple l'histoire d'un centaure et d'une sirène  (??.... que voulez-vous répondre à ça ??? Mon Dieu mais oui, comment n'y avais-je pas pensé plus tôt ? En voilà un filon à succès ça ! Victor le Centaure et Irène la Sirène ça  va s'appeler ! Je me vois bien défendre mon oeuvre dans une émission littéraire très élitiste et très tardive... Comment vit-on l'amour quand on a 4 pattes et que sa dulcinée a les  écailles qui fripent dès qu'elle est hors de l'eau ? C'est à cette cruciale question qu'Iléode Piétriste (c'est l'un des pseudos inventé par... et oui... encore lui ! Parfois 8h de route c'est long... )  a apporté une réponse pleine de charme et de poésie.... Mouaaaarfffffff...)
Là, je crois qu'il a senti que j'étais clairement obtuse et fermée à tout génie inspirateur présent dans la voiture... Il faut dire que mon éclat de rire n'a pas été discret... Mais étant de bonne composition, il ne s'est pas démonté et a rebondi aussitôt sur un autre de nos grands sujets de discussion en période de voyage routier : "Y'a un truc à grignoter ?"... Heureux  qui, comme Ulysse....

Première étape : Sereys - calme et méditation 

Le chemin des vacances nous mène tout d'abord en Haute-Loire où nous retrouvons frère Hugues, le parrain de Christophe, ainsi que soeur Céline, qui nous avaient déjà  accueillis en 2006 au sein de leur petite communauté alors établie dans le Var. Nous faisons enfin la connaissance de soeur Béatrice et passons quelques heures de repos et de calme, au  rythme des offices, dans la si jolie  chapelle du Monastère en cours de rénovation. Les  enfants apprécient cette pause sur la route déjà longue et se prennent d'affection pour Cannelle,  la chienne de la maison, si joueuse et si douce. Après une tranquille soirée, une nuit réparatrice, nous nous offrons  une  promenade en famille sous un soleil de plomb, en direction de  la rivière-dont-j'ai-oublié-le-nom qui coule en contre-bas du monastère. Tout commence au mieux,  les enfants courent sur le petit chemin pouissiéreux, le  paysage est sublime, un très léger souffle nous accompagne et... Marion tombe. Choit. S'étale. Se croûte. Résultat : un petit genou  couronné et surtout un de ces gros gros chagrins dont elle a le secret; plus question de lui faire mettre un pied devant l'autre. C'est donc à dos de papa qu'elle fera la balade ! 3/4 d'heure de descente plus ou moins périlleuse avec  un équipement des plus sommaires (sandales pour tout le monde !)... les enfants tiennent bon, le soleil et le moral sont au beau fixe... et la suprème récompense apparaît enfin !  Barbotage en règle pour  tous, une vraie bénédiction que cette  eau fraîche et qui paraît bien limpide à nos yeux de citadins ! Après avoir réhydraté nos organismes échauffés, nous prenons le chemin du retour avec  un rationnement d'eau draconien pour tenir jusqu'au point d'arrivée. Les scouts n'ont qu'à bien se tenir !
Dès le lendemain, nous disons au-revoir à  la communauté, en espérant les revoir sous peu. Merci encore de votre accueil, de la sérénité qu'offre ce petit coin perdu, et de la simplicité  des échanges. Des "moments de grâce" à savourer...

Deuxième étape : Callian - canicule et villages perchés

Quelques heures de route nous mènent à notre nouveau domicile : un petit camping perdu en pleine nature, où nous pouvons  planter notre tente et décharger la voiture. Dès les duvets déroulés, nous nous précipitons à  la piscine dont la fraîcheur nous ragaillardit en un clin d'oeil. Ce sera le cas tous les jours, parfois  même dès 9h pour les garçons ! Nous prenons notre rythme de croisière, sans télé, sans réveil et (presque) sans téléphone ! Au camping, les  séances de jeu succèdent aux  devoirs de vacances, aux visites aux  animaux,  aux  têtes à têtes câlins, aux  grandes discussions et à la folie du moment : les  albums Panini de la Coupe du Monde, dont nous ne suivons aucun match mais ça n'empêche pas les enfants d'adorer compléter leur collection !  Nous jouons bien sûr les touristes, avec la visite des alentours : Callian, évidemment, ses  ruelles typiques où il fait bon  flâner, son  charme provençal, ses  fontaines bienvenues !, sa  chapelle du XII° siècle... Un vrai dépaysement toujours sous le soleil ! Nous poussons aussi jusqu'à  Montauroux, village perché, comme Callian, qui nous offre  lui aussi, au détour de ses  ruelles pentues et pavées de  magnifiques suprises, comme la rencontre tout à fait fortuite, lors de la messe dominiciale, de  Don Régis, jeune prêtre de la  Communauté de Saint Martin, appelé dès le mois de septembre à rejoindre notre Pôle Missionnaire ! Un rapide échange de présentations nous suffit pour le trouver fort sympathique, jeune et dynamique, et queques  remarques de ses futurs ex-paroissiens nous font sentir combien il sera regretté... Espérons que nous saurons l'accueillir et l'aider à trouver sa place parmi nous.
Nous sommes tellement écrasés par le soleil que les visites au lac de Saint Cassien sont de l'ordre du nécessaire absolu : nous pouvons y  pique-niquer au calme, y parfaire notre  technique de plongeon, y  nager en sécurité, y admirer des  fadas de saut à vélo,  et profiter de la  beauté du paysage à bord des fabuleux  pédalos-à-toboggans dont les enfants raffollent ! Tee-shirts anti-UV sont de rigueur et nous en profitons pour  prendre de belles couleurs en essayant d'échapper aux coups de soleil !
Grâce à la climatisation dans la voiture, nous osons nous aventurer un peu plus loin et découvrons Grasse "capitale des parfums", où la visite d'une  usine de parfum fascine les enfants (et nous ruine...);  puis nous voilà à  Fréjus, où Christophe nous bassine enchante avec ses souvenirs d'enfance en nous entraînant vers la  plage et -enfin-  la mer ! Je sentais bien que l'eau salée, ça leur manquait à mes poissons.. Quelques clapotis, du sable et les voilà  heureux ! C'est donc avec grande joie que nous replions la tente pour entraîner toute la troupe vers la grande bleue...

Troisième étape : Hyères - cigales et soleil !

La première chose qui nous frappe en arrivant dans notre nouveau camping, c'est le bruit assourdissant des  cigales ! Je comprends à peine ce que  me dit la propriétaire tandis qu'elle nous montre notre emplacement, et commence déjà à m'inquiéter pour le sommeil des enfants (et le nôtre par la même occasion !). Et pourtant on  se fait à tout, et très vite ces bestioles et leur vacarme ne nous dérangent plus. L'une d'elle vient même amicalement muer sur notre double toit, et nous assistons à la    métamorphose de A à Z;  leçon de choses en direct-live. L' observation des bêbêtes du coin devient le sport national, Louis et Paul faisant des paris sur la taille maximale de la  céréale que les fourmis voisines pourront emporter  dans leur repaire... Christophe quant à lui fait ami-ami avec une  mante religieuse noctambule.
Ce sont les retrouvailles avec la mer, mais aussi avec  les Baltaze qui ont établi leurs quartiers d'été tout près de là. Joie et bonheur des  enfants de pouvoir profiter de la plage avec  les copains,  et aussi, pour Coline, avec  son parrain ! La jolie petite  Marie semble apprécier son premier été ensoleillé. Pour parfaire la journée, ces Toulonnais de l'été nous emmènent à la fête foraine où  les  enfants ne boudent pas  leur plaisir; un peu de  sucre pour tenir la soirée, beaucoup d'eau pour s'en remettre, et au final une super journée "illuminée de riens du tout qui nous rendent heureux".  Merci les amis pour ces moments passés ensemble, loin de nos vies quotidiennes, le coeur et le corps en vacances, ensemble, c'est doux !
De  réveils-douceur en  siestes en plein air, nos journées sont pourtant bien remplies : nous visitons Hyères, le  mémorial des disparus de l'Aéronavale, la chapelle  Notre-Dame de la Consolation, le parc Olbius  Riquier où les filles peuvent ô délice suprême,  faire un tour de poney ! Nous nous offrons une journée de jeux à  Aqualand, et une de vrais touristes à Saint-Tropez. Notre dernière  visite remontait à 1995, où, avec Laure et Max (déjà eux !), nous avions englouti nos derniers francs dans des glaces atrocement chères... Rien n'a changé aujourd'hui : mêmes  façades au bord de l'eau, même  port envahi de touristes, de  voitures et de yachts de luxe, même  gendarmerie (!)... seul le  nombre de glaces a augmenté !
Impossible d'être dans cette région sans aller faire un tour à Toulon, et profiter d'une  virée en mer pour admirer enfin celui que nous avions raté avec desespoir en 2005 : le  porte-avions Charles de Gaulle. Nous passons  tout près tout près, assez pour imaginer l'effet que ça aurait pu nous faire si nous avions pu y monter avec les autres JMJ (auxquels nous pensons d'ailleurs  bien fort à ce moment-là avec, disons-le, un pointe de jalousie). Nous admirons également  d'autres bâtiments de la flotte, et même  un sous-marin ! Le passage d'un Zodiac rempli de  fusilliers-marins impressionne les enfants...
En dehors de ces visites et des  tâches routinières du camping, la grande activité c'est  LA PLAGE. Les enfants ne s'y ennuient jamais,  hors de l'eau ou  dans l'eau. On peut même y  dîner ! Un jour de "grand vent", nous assistons au majestueux balai des  kite-surfs, avec certaines figures  impressionnantes; Christophe sort alors son cerf-volant pour  profiter lui  aussi du souffle marin... qui s'avère vraiment "fort". Un décollage vraiment violent, suivi d'une réception malheureuse (une chute, quoi), lui vaut encore aujourd'hui une lancinante douleur  dans le bas du dos. La vie est un combat, j'le dis tout le temps !

Quatrième étape : Aiguines - lac et normands

La fin des vacances s'annonce, nous replions encore une fois notre maison de toile et reprenons la route pour retrouver, quelques centaines de kilomètres au nord,  petit Tom, tata Nicole et tonton    Ju qui débutent leurs vacances, eux ! Les enfants font la fête à Thomas qui semble apprécier leur compagnie, Coline lui montre des bêtises (genre sauter sur les lits du  mobil-home), Marion et lui communiquent dans le mystérieux langage des touts-petits...
Les nouvelles de chez eux sont bonnes, nous en sommes contents. Juste quelques heures de baignade et de pétanque au lac de Sainte-Croix, et il faut déjà se séparer. Les vacances ne  sont pas encore finies pour eux à ce jour, quels veinards !

Dernière étape : Montgardin - montagne et grands-parents

Enfin, ultime étape de nos vacances 2010, un arrêt chez mamie et papi. Depuis notre visite au printemps, la maison s'est aménagée, le  lac de  Serre-Ponçon s'est rempli, le  viaduc de Chanteloube a été englouti par les eaux... et papi et mamie n'ont pas changé ! Nous sommes très heureux de les retrouver et les enfants usent et abusent d'eux  sans vergogne. Ils nous concoctent une  balade en montagne pur sucre, un peu hard avec des petites filles pas bien habituées à grimper; si  Coline avec forces encouragements, assure la montée et la descente, Marion  déclare forfait dès les premières difficultés et ce sont encore  les épaules de papa qui s'y collent ! Le croirez-vous, à l'arrivée c'est pourtant elle qui s'endort dès qu'elle se  trouve à l'horizontale !
Après avoir  attrappé des papillons pour sa petite soeur,  Paul se retrouve à jouer les rabatteurs de  poissons pour alimenter le filet fabriqué par  papi et Louis; hélas, la  pêche n'a rien de miraculeux, mais les petits orteils auront pu se délasser  dans l'eau fraîche du lac de Saint Apollinaire qui nous enchante avec ses  paysages bucoliques.
Un grand moment d'histoire familiale se rejoue sous mes yeux émus le soir même, lorsque Christophe parvient, malgré les regards sceptiques de mamie, à réparer l'Amstrad antique  sur lequel papi passa des soirées, il y a 20 ans, à jouer au Secret du Tombeau... Non seulement l'Amstrad fut réparé, mais  le jeu fut relancé ! Pour le plus grand bonheur  des enfants et de papi ! Comble du bien, Christophe a même installé le jeu sur la DS des garçons qui, depuis, n'ont de cesse de le terminer pour égaler papi et tonton Ju...
Mais "la connerie ça suffit" comme dit papi, et après la sortie matinale au  parcours de santé, pour  promener Onyx-Pèpère, nous sommes donc allés évaluer la profondeur du lac de Serre-Ponçon  au niveau du viaduc de Chanteloube. Après de  beaux plongeons courageux, Christophe a décidé de passer sous les arches du viaduc immergé, malgré un courant violent et une eau à... je sais pas combien, mais pas chaude, quoi ! Faut dire qu'après la Méditerranée et les 35° à l'ombre, la transition avec un lac de montagne venté n'était pas facile ! Après repérage du parcours, il se lança donc dans  un aller-retour sans faute sous le pont, tandis que nous profitions du spectacle et des réflexions des autres observateurs :
- Il en met du temps... il devrait déjà être ressorti là, non ? Il faudrait peut-être aller le chercher ?
Il finit par émerger, à notre grand soulagement,   et  aurait bien enchaîné un autre passage si Paul ne lui avait pas expressément demander de s'en garder. Les peurs d'un petit garçon, ça se respecte, et il n'y eut donc pas de   second tour...  Après avoir laissé Marion faire un peu de patouillage sous une bise glaciale, les  frileux que nous sommes avons préféré chercher du  réconfort à  l'Abbaye du Boscodon, magnifique dans son écrin de montagnes verdoyantes. De quoi élever l'âme...
Du roman au gothique, nous faisons une visite éclair à la  cathédrale d'Embrun, que les enfants qualifient depuis "d'église-zèbre", en référence à ses pierres bicolores. La montagne, même en été, ça veut dire fondue, ou raclette, ou les deux, et merci à papi et mamie de nous en avoir offert pour conclure ce petit mais chaleureux séjour chez eux. La  prochaine fois, je prendrai une croûte !
Pas de photos mais beaucoup de souvenirs de la "vogue" d'Embrun, où Marion et Coline se sont éclatées sur leur manège, tandis que Christophe, papi et les garçons mesuraient leur résistance  stomacale dans le manège infernal... après la fondue, faut le faire ! Merci mamie et papi, et gros bisous à vous, on s'attelle à votre future chambre chez nous dès que possible ! En  attendant, les filles sont prêtes à vous céder leurs lits dès que vous passez !

Les potins

 Je ne crois pas avoir encore adressé mes félicitations à Cécile et Damien dont le mariage approche à petits pas... Bons préparatifs !

 On espère de bonnes nouvelles d'Aurore à qui on a bien pensé en ce mois de juillet; nous te souhaitons un bon rétablissement. Courage !

 Merci à tous ceux qui ont laissé des mots suite à la chronique précédente... j'y répondrai, un jour... après cette chronique... et mes  préparations pour la rentrée... mais c'est toujours tellement agréable !

 Désolés pour ceux qui sont déjà revenus, mais... bonnes vacances à ceux qui en ont encore !