La chronique d'Elodie - avril 10

Je me sers souvent de ma chronique pour parler de mes goûts musicaux ou littéraires...  Par un chemin peu linéaire, je suis tombée depuis peu dans les bras de Jane Austen, et plus je la lis ou la visionne, plus je me dis que j'ai raté mon époque,   que j'aurais dû vivre en ces temps où les dames portaient longues robes et les messieurs chapeaux et gants... et où il fallait prendre mille précautions avant   de déclarer sa flamme, et braver mille conventions pour que les coeurs des amoureux battent à l'unisson - soupir...
 J'envisage donc de fonder un club privé austenien, si certain(e)s veulent me rejoindre, nous pourrons lire ensemble les déclarations enflammées des héros des romans,   et sentir notre coeur palpiter avec celui des héroïnes... je vous donne un petit avant-goût, pour le plaisir :
  Je ne puis d'avantage écouter en silence. Il faut que je vous parle, avec les moyens dont je dispose. Vous transpercez mon âme.  Je suis partagé entre l'angoisse et l'espoir. Non, ne me dites pas qu'il est trop tard, que ces précieux sentiments ont disparu à jamais.  Je vous offre de nouveau un cœur qui vous appartient encore plus totalement que lorsque vous l'avez brisé, il y a huit ans et demi.  Ne prétendez pas que l'homme oublie plus vite que la femme, que son amour meurt plus tôt. Je n'ai jamais aimé que vous.   Injuste, j'ai pu l'être, faible et rancunier, je l'ai été… mais inconstant, jamais.   
   
Jane Austen

Inconstant, rien que ce mot là mérite qu'on se jette sur le roman ! En attendant, il vous reste toujours cette chronique, qui vaut ce qu'elle vaut !

10+1

1° anniversaire dans la nouvelle dizaine pour Louis... et les temps changent, fini les quinzaines de copains à la maison (sous la pluie, souvent !),  les chasses au trésor,les gâteaux "à thème" et le bazar à ranger après le départ des invités... Cette année, en très petit comité (avec les intimes aurait-on dit en d'autres temps), sortie   au    bowling puis crèpes-party autour des cadeaux (et d'un  gâteau quand même ! Il fallait bien souffler les bougies !)à la maison... Notre grand nous emmène avec lui vers l'adolescence...

Pâques aux tisons !

Encore une  chasse aux oeufs "indoor" cette année, mais toujours autant de  plaisir pour les petits  gourmands ! Le dimanche était aussi celui de  la  première communion de Lucie, notre filleule, qui nous a réunis autour d'elle pour fêter  l'événement. Autre occasion de mesurer le temps qui passe...
Avec les heures, la météo s'est fait plus clémente, et c'est  en extérieur que les enfants ont pu poursuivre leur collecte chocolatée, chez Lucie d'abord puis chez papi et mamie, où  les  cousins s'étaient retrouvés en nombre pour "l'adieu" à la maison (cf paragraphe ultérieur). Le  trio de petits, Mia, Thomas et Marion, ont mené leur petite vie en parallèle et parfois  en interaction... trop chou ! Et on a pu constater combien parfois leurs centres d'intérêt étaient proches (au niveau de  l 'estomac !!!)
Et dès le lendemain, le soleil était de retour, et c'est sous ses rayons que les gourmands sont allés écumer le jardin de  mamie Christiane... et dire qu'on a déjà presque tout mangé !!!

Plongée dans le passé

pour Paul avec sa classe, et pour Christophe en accompagnateur (encore ! Y s'rait pas un peu pistonné celui-là pour les sorties scolaires ?????). Direction Provins, ses  ruelles pittoresques (et désertes à cette époque !), ses  remparts centenaires, ses aigles et ses  spectacles, notamment le  tournoi où le bon et la  méchante brute s'affrontent avec hargne sous les yeux ravis des enfants... qui, dès la fin du spectacle (et la victoire ô combien inattendue du gentil !) se ruent sur les acteurs pour  demander  des autographes !!!
Paul est revenu très heureux, Christophe a appris plein de choses (par exemple l'origine de l'expression "tenir le haut du pavé"; ou la raison pour laquelle à Provins les étages des maisons  sont décalés par rapport au rez-de-chaussée... retournez en CE2 dans la classe de Magali si vous ignorez tout ça), et il y a de fortes chances qu'on tente une virée familiale cet été...

A l'assaut de Fontainebleau

Parce que notre dernière balade là-bas commençait à dater, parce que tout le monde avait envie de prendre l'air, parce que Christophe avait  repéré des chaussons d'escalade pour les gars, nous voilà en virée bellifontaine, sous un  ciel mitigé... Les  rochers et leurs  anfractuosités font toujours le bonheur des enfants qui  jouent, sautent,  grimpent et  se cachent à n'en plus finir. L'arrivée à la  caverne des brigands marque le début d'une grande aventure souterraine pour Christophe qui, après s'être assuré que Coline, Paul et Louis ont traversé le boyau sans encombre, doit accepter avec résignation qu'il n'a plus la corpulence de son enfance, et que l'époque où il se faufilait telle une couleuvre entre les rochers, avec Claire et Laurent, est  définitivement révolue... A plat ventre, le voilà donc condamné à creuser le sable et jouer des coudes pour sortir, tandis qu'à l'extérieur je frise la crise cardiaque en entendant dire  qu'un monsieur est coincé dedans.... Mais que nenni,  le voilà qui sort sain et sauf, hilare et d'une saleté repoussante, fier d'avoir ouvert la voie aux autres papas désireux de suivre  son exemple... et les candidats n'étaient pas nombreux ! Trouillards !
Marion profite de la promenade  à dos de parents, mais commence à réclamer elle aussi de gambader comme elle veut (et de préférence tout au bord des rochers sinon c'est même pas marrant)... Autant vous dire que le retour en voiture fut... calme.

Des vacances montagnardes

Donc, vous l'avez peut-être compris, ou vous le saviez déjà,  mamie Suzanne et papi Robert ont mis les voiles et après 20 ans de vie francilienne,  ont mis le cap vers les Hautes-Alpes, à la recherche du soleil. A peine ont-ils posé leurs bagages que nous les avons rejoints pour quelques jours de vacances, pour découvrir  leur nouveau chez-eux et mettre  des images sur les  paysages dont ils nous ont tant parlé. Les  cousins du 78 sont là en même temps que nous, ce qui promet force rigolade et nombreuses bêtises... Nous logeons  dans un charmant gîte à la ferme, ce qui donne aux filles la joie immense d'admirer les animaux : 2 jolies  cochonnes prénommées (attention !) Carla et Claudia (il faut le faire !),  des centaines  d'agneaux et de brebis (que  Marion ne veut plus quitter), quelques chèvres, des chevaux, un âne et une meute de chiens très affectueux. Coline étant tombée amoureuse des poneys  depuis sa folle chevauchée de l'été dernier, nous offrons à  tous nos lascars une  petite balade  sur une de ces braves créatures. Nullement impressionnée, Marion (qui pourtant a peur de tout !) s'attelle avec soin à  brosser sa monture avant de  la monter; nous  partons pour une  petite virée tranquille, avec les sommets enneigés comme perspective, et babillage de Coline comme fond sonore  (et les ronchonnements de Louis qui a mal aux fesses... évidemment, vu qu'il n'a pas de graisse, ses os pointus n'amortissent pas bien la position !). Mais à l'arrivée, ils sont Tous très heureux,  surtout notre  Coccinelle qui aimerait tellement qu'on ramène un des poneys chez nous...
Les balades se succèdent, sous la férule de l'infatigable  papi Robert; nous découvrons la station de Réallon, encore enneigée par endroits;  Marion est très surprise, les  autres sont ravis, et  Coline, dès qu'elle le peut, fait son indispensable  ange de neige. Tandis que les "grands" disparaissent très vite de notre champ de vision, ou rêvent aux  vacances d'hiver, Mia et Marion préfèrent rester à proximité de papi pour explorer le périmètre en toute sécurité et rapporter des  trésors à leur maman.
Bientôt, le  lac de Serre-Ponçon et son  barrage ne sont plus inconnus de nous, tandis que les  chemins de randonnée de Notre-Dame du Laus résonnent des chants et des cris des  enfants mamie et  papi sont très sollicités et commencent  à montrer quelques signes de fatigue, mais la  jeune génération ne faiblit point, et même la baignade dans  une eau glaciale ne refroidit pas leur enthousiasme ni leur  énergie !
Nous profitons aussi des vacances pour aller faire un tour à  St Michel de Chaillol, où notre Louis s'éclata  avec ses potes lors de sa classe de neige de janvier. Il était tout fou de nous montrer son  "chalet", et de nous décrire les lieux et les anecdotes qui  s'y rapportaient...
Merci papi et mamie d'avoir suspendu votre emménagement le temps de nous faire découvrir la région ! A vous maintenant les joies des promenades en amoureux  et des soirées au calme !!

Retour fractionné

Sur la route du retour, nous passons une soirée et une nuit chez Christian et Cécile, dans leur moulin isérois qui nous avait déjà accueillis il y a 6 ans. Tout a changé, l'extérieur,  l'intérieur, et surtout  la famille avec l'arrivée d' Abigaëlle dont nous faisons la connaissance avec bonheur. Les autres filles sont toujours aussi gentilles,  et les enfants s'entendent vite comme larrons en foire avec Océane, la conscrite de Paul. Christophe réalise tout à coup que les filles sont ses cousines (des fois, il est un peu lent  mon homme !), et que sa tante est plus jeune que lui de quelques heures ! Nous partageons  quelques notes de musique avant de reprendre la route, heureux de réentendre la voix de Cécile  si fragilisée ces dernières années... Merci, les montagnards, pour votre accueil et vos sourires, pour nos partages...
Arrêt suivant, banlieue de Lyon, chez les CaroChris momentanément sans enfants, au grand dam des nôtres... Là encore, on nous offre le gîte et le couvert, une projection ciné en écran géant, un barbecue  à l'ombre des arbres du  parc...et l'impression de s'être vus hier. De plus, la malédiction est levée, il n'y a ni pluie ni tempête ! Du coup, pas besoin d'utiliser la machine à laver de  Caroline, c'est bien, ça change ! Merci de votre hospitalité, on attend les photos de la soirée hippie, et il faudrait fixer la date de la prochaine rencontre, pour être sûrs que les enfants soient là !

Home sweet home

Retour à la maison, retour aussi auprès de  mamie Christiane et des amis que nous retrouvons avec plaisir, car c'est aussi auprès d'eux que l'on est "chez nous"; Laure  et Max viennent partager quelques  gaufres sous un soleil presque estival; comme d'habitude, Anaïs et Coline nous offrent un spectacle  totalement déjanté (mais n'oublient pas de saluer  à la fin !), et leurs frères les imitent avec de  belles têtes de vainqueurs... La petite Marie se fait sage comme une image, c'est vraiment trop chou les bébés des autres !
Max et moi invitons nos filles au cinéma, et on lutte contre le sommeil devant une succession de courts-métrages totalement incompréhensibles, tandis que les minettes se bourrent de bonbons... vive le cinéma  d'art et d'essai pour enfants ! Je tente une sortie à Paris avec les 4 garçons; programme chargé : Palais de la Découverte, jardin des Tuileries, Musée du Louvre. Les petits sagouins sont  morts de rire devant les nus antiques, et plus intéressés par les grilles d'aération du Louvre que par les sarcophages égyptiens. Il y a un temps pour tout, mais ces 4-là savent s'amuser d'un rien !

Les potins

 Avril se clôt avec l'arrivée de Timoté chez Aurélie et Bertrand; tous nos voeux de bonheur à lui et de gros bisous à tous.

 Les travaux continuent, et progressent très vite; on a vu  les fondations, puis  les murs, à notre retour de vacances la  dalle était coulée et  maintenant  les tuiles habillent le toit...

 Marion dort maintenant dans  son lit de grande... une page se tourne, nous avons démonté le lit à barreaux et la table à langer, s'il y a des amateurs...