La chronique d'Elodie - octobre 09

Et selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents.
Si c'est le don de prophétie, il faut se régler sur la foi ;
 si c'est le don de servir, il faut servir ; si l'on est fait pour enseigner, que l'on enseigne ; pour encourager, que l'on encourage.
Celui qui donne, qu'il soit simple ; celui qui dirige, qu'il soit actif ; celui qui se dévoue aux malheureux, qu'il ait le sourire.
Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien.
Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres.
Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur.
Aux jours d'espérance, soyez dans la joie ; aux jours d'épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance.
Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante.

Saint Paul, lettre aux Romains 
 
Parce que notre toute dernière réunion de JMJ m'a remis au coeur ce texte, dont une bonne partie avait été lue à notre mariage;
Parce que tout au long des jours, et très certainement pour longtemps encore, je cherche comment laisser jaillir l'Esprit pour  qu'Il rayonne en moi et autour de moi;
Parce qu'il n'est pas si facile de servir avec humilité, d'enseigner avec patience, d'encourager avec confiance, de donner sans arrière-pensée,  de diriger avec humanité, de se dévouer avec bonheur... bref, de s'attacher au bien;
Parce qu'autour de nous, certains sont dans la joie, d'autres dans l'épreuve;
Parce que c'est un délice de goûter la présence de la Parole de Dieu au coeur et au creux de ma vie, et de pouvoir le partager avec vous...

Les fêtes d'octobre

En octobre, c'est la fête médiévale dans la ville voisine; cette année, nous y sommes encore allés  avec Magali et Rémi (les bonnes habitudes se prennent !), et donc, suite à un repas un peu allongé, nous sommes arrivés  un peu tard et la foule était déjà là, oppressante et pressée ! On a quand même profité d'un spectacle de  musique-jonglerie-acrobaties, puis admiré les  crèperies des temps jadis... de quoi se mettre en appétit !
En octobre, c'est aussi la Ste Elodie (ma fête, quoi); et ce le fut oh oui ! Tout d'abord, le jour-J, avec un repas de fête cuisiné-maison par mon chef perso  (St Jacques et pâtisseries... toute gourmandise dehors !) partagé en famille. Le  bonheur.
Quelques jours après, ce fut encore ma fête... mais là, j'ai moins rigolé. Alors que je rentrais à la maison en voiture, seule avec Louis (qui, du haut de ses 10 ans 1/2,  a maintenant le droit de s'asseoir à l'avant), une discussion s'engage entre nous sur les limitations de vitesse, le jeune homme me faisant remarquer que j'allais trop vite.
Lui : Là maman tu devrais rouler à 90.
Moi (en pleine mauvaise foi) : Oui, mais là tu vois je suis juste à 100, ça va.
Lui : Là c'est écrit 70.
Moi : Oui, là c'est pour ceux qui vont tourner.
Lui : Ben nous, on tourne, non ?
Moi (m'engageant dans la voie de décélération) : Oui, voilà, tu vois, je ralentis mainte..; et là FLASH !!!!
Coucou ma grande, ce jour-là, juste ce jour-là, il y avait une voiture banalisée à l'entrée de la voie de décélération; et de 70 à mon compteur, point... un bon 80/85, plutôt. Du coup, j'ai dû expliquer à mon fils, pour qui ma parole est sacrée, hein, que, pour la première fois de ma vie, je venais d'être prise en excès de vitesse.  Honte et déconfiture maternelle. Démultipliées par la placidité assassine du rejeton :
Je te l'avais bien dit que tu allais trop vite...
Et voilà, comment aurai-je encore de la crédibilté quand, jeune conducteur, il ramènera une prune à la maison pour excès de vitesse ??? Plaidera-t-il l'héritage génétique ? Serai-je ainsi le premier maillon d'une chaîne d'inconduite familiale, moi dont l'époux n'a JAMAIS été reconnu coupable d'excès de vitesse...
Et quand, une semaine plus tard, au même endroit, je me concentre pour prendre la voie de décélération à 50 maximum, j'entends Paul soupirer de dépit  "Pourquoi tu t'es pas fait flasher aujourd'hui maman ?", je me dis que là, réellement, la société pourra plaider les lacunes éducatives dans ma tâche de mère...

Des Christophe à gogo

Grand plaisir de ce mois-ci de partager enfin une journée avec Christophe, le  parrain de Marion, et sa  jolie famille. Tandis que les  jeux d'enfants s'enchaînaient avec bonheur, nous autres découvrions un jouet de grands : un  bilig, une crépière directement importée de Bretagne,  et qui permet aux gourmands que nous sommes de se baffrer de crèpes succulentes... un régal tel que nous avons vu débarquer les  CaroChris, soucieux de goûter aux merveilles  tout en nous donnant de visu la preuve qu'ils n'avaient pas succombé à un virus lyonnais dont les ravages auraient été cachés par les plus hautes sphères de  l'Etat, ainsi que le pensait Christophe (le mien).
Et voilà donc comment les 3 Christophe(s) et leurs charmantes épouses se sont retrouvés à essayer le bilig, avant de  dévorer sans retenue le produit de leur labeur, agrémenté de nutella, sirop d'érable et/ou chantilly... Vive l'hiver et les gros pulls qui permettent que les petits excès ne soient pas trop visibles !!!

  Les petits plaisir d'octobre

Une visite des Normands, tata Nicole, tonton Ju et mini-Tom, c'est toujours chouette. Thomas semblait très intéressé par  les crèpes (encore ?? mais c'est quoi cette obsession des crèpes dans cette maison ???), je pense que ses parents devront investir rapidement dans le nécessaire (on offrira le 1° pot de nutella !).
Quand on ne mange pas de crèpes, on se lance dans la cueillette de champignons, bon alibi pour une  ballade oxygénante en forêt; en définitive, nous avons trouvé  une grenouille (yeurk),  des châtaignes, mais de champigons, que nenni (tant pis, moi j'aime pas ça ! On fera des crèpes à la place !). Faut dire que mamie Christiane  n'était pas là pour nous aider à trouver les bons coins... à refaire donc.
Entre 2 crèpes aussi, on digère en jouant aux Légos; et quand papa s'en mèle, ça donne un beau  téléphérique pour que les minis-hommes à tête jaune puissent voyager  entre  la chambre des gars et la terrasse. C'est vrai ça, faut penser au bien-être des Légos c'est important ! Et quand ça réjouit autant  les enfants, c'est super !
Une virée rapide dans la campagne environnante a permis à Younette de faire amie-amie avec quelques superbes  vaches... de quoi se sentir proche de la nature et demander au paysan le temps qu'il fera demain...

Un papa en vacances

10 jours pour les enfants et leur maîtresse de maman, mais seulement 4 pour papa... tant pis, on optimise les journées ! Traditionnelle visite à Disney  halloweené, avec pause déjeuner au chaud pour mesurer le temps qui passe : presque 7 ans entre  ces 2 photos ! Décor toujours aussi  attractif, et looongues files  d'attente où on s'occupe en mangeant des gâteaux...  au chocolat !
Découverte familiale d'un nouveau parc de structures gonflables, labyrinthes,  piscines à balles etc...  les enfants n'en peuvent plus de courir, sauter, plonger, et rigoler. C'est génial pour eux comme pour nous, ils s'occupent les uns des autres et nous pouvons nous adonnner à des occupations de notre âge, comme jouer à la DS ou lire des revues culturelles mises gracieusement  à notre disposition, telles Voici, Gala ou Paris-Match; là, déjà, tu sens que tu n'as pas raté ta journée...
On enchaîne avec une montée "à la capitale", où nous nous rendons au théâtre de la Cachette pour assister à une représentation de Paillasse, l'épouvantail par la compagnie des  3 Chardons... Marion a adoré (on lui avait  raconté l'histoire avant, pour qu'elle comprenne un peu !), et les "grands", finalement pas si grands, ont apprécié autant qu'elle.
Et tant qu'à être sur Paris, autant aller faire un tour de côté des grands magasins pour aller admirer  Paris by Night du haut de l'immeuble du Printemps...

Des citrouilles et des hommes

Et voilà comment on est arrivés au terme de ce mois d'octobre, avec la fête d'Halloween en perspective; comme d'hab,  nous avons  creusé la citrouille et  décoré la maison,  mais cette année en plus nous avons mis tout le monde à contribution pour préparer un repas horriblement bon. Au menu donc :  doigts de sorcières coupés,  yeux de  vampires et tête de  Carabosse...
Le soir venu, tout était  prêt pour le traditionnel tour du quartier avec notre  joyeuse troupe. Encore des kilos de bonbons récoltés, de quoi faire de belles provisions pour l'hiver qui arrive !!!

Les potins

 Nous pensons toujours bien fort à Hélène et son petit Baptiste, qui continuent à se découvrir en Colombie, et à Thomas qui est rentré préparer  le nid et faire bouillir la marmite. Que les retrouvailles arrivent vite !

 Nous voilà donc rassurés sur la santé des CaroChris; on peut donc se remettre à les harceler pour qu'ils se remettent à leur site !!!

 Une bonne dernière pour finir; tous les ans, les enfants sont photographiés à l'école, individuellement, entre frères et soeurs,  et avec toute la classe. Tous les ans, on regarde les photos individuelles, on s'extasie, on les rend et on n'achète que la photo de classe (les portraits d'enfants,  ce n'est pas ce qui manque à la maison !). Et bien cette année, encore une nouveauté : en rentrant de l'école un soir, j'ai découvert avec effroi que les enfants avaient  ouvert la pochette des photos individuelles (où ils sont tous les 3), et que j'allais donc devoir l'acheter (oui, ici ça marche comme ça). Le hic, c'est que les photos  sont HIDEUSES : Coline semble avoir fumé quelque chose qui fait planer, Louis et Paul ont mangé du ciment tant leur pose est naturelle. Bref, me voilà délestée de 14€, et enrichie d'une collection de photos destinée à disparaître au premier ramassage de poubelles venu...