La chronique d'Elodie - juillet 09

On écrit sur les murs
Le nom de ceux qu'on aime
Des messages pour les jours à venir
 

Demis Roussos (et oui ! mais je préfère la version Bénabar/Maxime Le Forestier des Enfoirés)

Ecrire, c'est laisser une trace... En attendant que mes loustics ne trouvent dans ces chroniques le récit de leur enfance, merci à vous d'être fidèles   chaque mois pour me lire !  

A nos actes manqués...

Parfois dans la vie, on perçoit nettement que les éléments cosmiques universels sont contre nous, provoquant en  nous et autour de nous un bloquage neuronal inattendu et incontrôlable; j'en avais fait l'expérience le mois dernier, quand, un samedi matin à 10h,  entourée de ma petite troupe vaillante et excitée, pique-nique en bandoulière, poussette blindée et réserves d'énergie au maximum, je me retrouvais sur le parking de Disney pour constater soudain avec horreur et désolation... que c'était un jour de restriction (NB pour les ignorants disneylandesques : quand on a des passeports annuels, comme nous, on peut aller aux parcs quand on veut SAUF les jours de restriction, au  nombre d'environ 30 dans l'année, et dont les dates sont clairement mentionnées SUR les passeports... aucun risque donc de se trouver avec une   petite troupe vaillanteet excitée, pique-nique en bandoulière, poussette blindée et réserves d'énergie au maximum bloqués à l'entrée). Donc ce jour-là, après m'être copieusement flagellée en place publique et  répandue en excuses et promesses diverses à chaque membre de la famille, nous avions changé notre fusil d'épaule et passé une fort agréable journée,  sans bouderie aucune de la part des enfants... OUF !
Et donc ce mois-ci, nous organisons une virée Disney avec des amis, pour le 1° samedi, belle date du 4 juillet s'il en est, synonyme de fin des  classes (les 2 copines sont instits !) et de fête nationale américaine (mais où est le rapport me direz-vous). Donc je récapitule : courant juin, nous faisons  chauffer nos boîtes mail pour mettre au point le programme : heure de départ, point de rendez-vous, modalités de restauration etc... Les 5 adultes concernés valident diverses propositions, et tout s'annonce au mieux, même la météo dis donc ! Le 3 juillet, premier jour de vacances, mes enfants  sont déjà au taquet et me bassinent toute la journée avec leur programme du lendemain : j'veux faire la Tour de la terreur ! Moi j'veux pas !  J'veux faire les Pirates ! J'veux faire Space Mountain avec toi maman, parce que t'as une tête trop rigolote sur la photo... Du haut de mon légendaire calme olympien,  je regarde ma progéniture rêver en 3D, voyant avec nonchalance Louis attrapper les passeports et me lancer d'un air visiblement soulagé : "Ouf maman,  demain c'est bon on peut y aller, c'est écrit 4&5 juillet". J'opine tranquillement du bonnet avant d'entendre une sorte de grincement rouillé, signe qu'une connection neuronale essaie de s'établir à l'intérieur de ma boîte crânienne.  Et soudain le réseau s'allume, les fluides passent, et mes cordes vocales se mettent  à vibrer  toutes seules telles des furies :"AAAGHHH ! mais non, mais non, ah mais non, ah mais là c'est pas possible, si c'est écrit 4&5 juillet, c'est  qu'on ne peut pas y aller ces jours-là ! Ah mais non, mais quand même mais AAAGGHHHHH..."
Après de longues minutes de catatonie familiale, nous émergeons lentement, et j'aperçois les 4 paires d'yeux de mes héritiers braquées sur moi  avec insistance (de la part de Marion, c'est normal hein, elle a faim alors si des fois je daignais lui donner un truc à grignoter; mais pour les  3 autres c'est différent, et je sens bien que mon autorité et mon aura maternelles sont en jeu... séquence frisson).
Imaginez-vous à ma place, seule face à 3 jeunes fauves assoiffés d'attractions entre amis... que faire ? Jetant un coup d'oeil désespéré autour  de moi, j'aperçois du coin de l'oeil une brochure qui palpite faiblement sur mon bureau; ou alors c'est qu'un courant d'air la fait bouger je ne sais pas... Bref, je m'en saisis tel un naufragé s'agrippant à un bout de bois sur l'océan déchaîné qui vient d'engloutir son embarcation, et je la brandis triomphalement : "C'est pas grave ! A la place, on va aller à la Mer de Sable !"
L'enthousiasme n'est pas général, je leur ouvre donc le site du parc qui promet de belles activités, et les voilà de nouveau dans les rails du bonheur : j'veux faire  le grand splash ! Moi j'veux faire Baboooing ! Moi j'veux faire la rivière infernale... Merci heureux hasard qui m'avait poussé à prendre cette brochure la veille !! Je marche donc à nouveau dans la zénitude, la vie est mon amie, youla youli, et je laisse  à Christophe le soin de rappeler les amis (qui, soit dit en passant,  n'avaient pas pensé non plus à regarder les jours de restriction, hein !!! Quoi c'est moi qui avais proposé la date ? ) pour peaufiner la sortie du lendemain...
Et donc nous arrivâmes à cette fameuse  Mer de Sable bien nommée; il faisait  très beau, les  attractions étaient sympas et surtout les files d'attente beaucoup moins longues que chez  Mickey ! Chacun en a profité, les  petits comme les  plus grands, et au final je crois qu'on était tous  ravis de notre journée !
Mais je pense que pour les 6 mois de passeports Disney restants, je vais me faire tatouer les jours de restriction sur les avants-bras, comme ça peut-être que ça limitera les risques...

La fête de Samuel

Il y a des bébés partout autour de nous, et comme certains se font baptiser, on profite de la fête ! Ce fut  le cas de  Samuel, qui, entouré de sa  "nombreuse" famille, nous avait conviés à célébrer son entrée dans l'Eglise. Tandis que Christophe retrouvait  des  plaisirs inoubliables en improvisant à la flûte pour accompagner  Catherine, chanteuse de Gospel, Marion profitait des bras décidément magiques de sa marraine,  s'endormant pendant la cérémonie, attitude jamais reproduite depuis la fin de son 3° mois !!!!
L'après-midi festif qui suivit nous donna l'occasion de goûter à quelque spécialités "de là-bas", citronnelle made in Max, accras, samoussas... et quelques  spécialités "d'ici" aussi !
Ce fut aussi l'occasion de retrouver des amis communs pas vus depuis longtemps, de rêver devant les travaux en cours, et de vivre un bon moment de stress lorsque notre Paul chuta d'un arbre depuis une hauteur assez impressionnante... Mais j'vous jure ! Mon Polochon a eu la peur de sa vie, souffle coupé par la chute à  plat dos, répétant sans cesse qu'il aurait pu "se casser la colonne vertébrale"... Heureusement, de l'arnica, du repos et docteur DS vinrent à bout de la douleur. La prochaine fois, on les attache tous les 4 ensemble et on les tient en laisse !

C'est le temps de l'été

Et on en profite pour faire des trucs qui sortent de l'ordinaire comme aller à Beaubourg voir l'expo sur Calder; n'allez pas croire, l'art moderne et moi ce n'est pas fusionnel, mais Calder je connais et il y avait des ateliers exprès pour les enfants. J'ai donc tenté l'aventure avec les garçons,  et bien m'en a pris car ils ont beaucoup aimé, tout comme  le souhaitait Calder! Toutes sortes de  manipulations étaient à leur disposition, pour travailler sur la notion  d'équilibre,  de    mouvement... l'oeuvre de Calder, entre autres, ce sont des mobiles, de l'art en mouvement, et les gars ont pu    créer leur propre mobile, jouant   sur les formes, les volumes, et bien sûr l'équilibre. On était bien avec    ça dans le train du retour ! 
Pour ne pas rater notre visite mensuelle à Disney, nous avons innové ce mois-ci avec une visite en nocturne (et sans restriction !), donc une arrivée à 18h pour rester jusqu'à la fermeture. Et bien chers amis c'est un bon plan, car les parcs commencent déjà à se vider, et les files d'attente  diminuent, même si maintenant chacun sait  comment faire passer le temps ! Las, la météo ne fut pas avec nous, et malgré les protestations de notre porte-monnaie, nous dûmes nous résoudre à acheter de   forts esthétiques ponchos dignes de Mr Ouille afin de profiter de    la parade électrique et du    feu d'artifice tiré autour du château. Ce sera à refaire sans la pluie espérons-le !

Cousins comme cochons

L'été c'est aussi l'occasion pour les enfants de retrouver leurs cousins de passage ici, notamment Elliot et Lucas,  en colonie de vacances chez papi et mamie. Au programme des réjouissances, un atelier  d'esclavage familial pour remplir le bac à sable avec du nouveau sable tout propre,  exempt de crottes de chat et autres déliciosetés.  Coline, Louis et Elliot ont été d'une aide très précieuse, tandis que Lucas soutenait Paul (c'était le jour de la chute de l'arbre... cf plus haut) et que  Marion contrôlait les travaux finis. Beau travail d'équipe !
Du coup, les cousins avaient bien mérité de se retrouver pour le feu d'artifice du 13 juillet, et de faire le défilé aux lampions dans les rues de la ville. Concrètement : 1 heure  d'attente devant la mairie pour récupérer puis  allumer les lampions, pas loin d'1h 1/2 de  marche pour rejoindre le lieu du feu d'artifice, avec le risque constant de faire brûler  son lampion, celui de son voisin, ou les cheveux de la voisine. Ô  joie. Mais à l'arrivée,  la récompense ! Evidemment Marion n'a pas voulu dormir, elle a donc profité du spectacle jusqu'au bout ! Et le lendemain, on était tous crevés !
Le temps de récupérer, et les cousins ont découvert le  jeu de piste concoté par les infatigables grands-parents. Des énigmes sous forme de charades,  totale autonomie pour les plus grands, un peu d'aide pour les plus jeunes, et au final  l'attente du trésor... puis le  déballage fébrile... Merci mamie  et papi pour tout le temps passé, pour le trésor si précieusement mis à l'abri, pour votre patience... commencez à prévoir celui de l'an prochain, n'oubliez pas qu'il y aura  une équipe de plus !

Cousinade dans les sables

Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, tata Lili, tonton Hugo et  Mia sont venus récupérer leurs fils et frères, et nous avons passé la journée  tous ensemble dans notre désert de sable préféré de Fontainebleau. Les  talents de bâtisseurs de certains ne demandaient qu'à s'exprimer, avant que les  talents de démolisseurs des autres ne le fassent ! Tandis que les garçons faisaient surgir des  pyramides en veux-tu en voilà,  Marion explorait le sable, et  Coline racontait sa vie aux bêbêtes  (et aux  autres).
Evidemment, le point culminant de l'après-midi fut  l'ensevelissement de papi Robert (l'art d'être grand-père, j'vous dis qu'ça!)puis la  pose triomphale devant le mausolée sableux.
Et on a même réussi à poser  tous les 6, sans trop de grimaces ou contorsions, c'est pas mal quand même !

Les potins

 Ca y est, Anastasie et Patrick ont accueilli leur petit Nathan le 27 juin. Félicitations à vous, bisous aux enfants !

 Une pensée pour Solène et Florent qui se marient le 1° août. Beaucoup de bonheur à vous deux.

 Dans un mois peu ou prou, c'est la rentrée... Mais en attendant, bonnes vacances à ceux qui ne les ont pas encore prises, et courage  à ceux qui reprennent !!