La chronique d'Elodie - février 2007

"Sois le changement que tu veux voir dans le monde" (Gandhi)
("Be the change you want to see in the world", en V.O.).
 Merci à Laure de m'avoir soufflé l'amorce de cette chronique. Pour faire bien, je dirais : "quel beau programme pour ce Carême qui débute"!
Pour être honnête, il faudrait que j'ajoute que je ne lis pas Gandhi dans le texte et que je n'ai guère de mérite à le citer : je suis fan de Prison Break, ceux qui connaissent comprennent d'où viennent mes sources...

Falbala sans Obélix

La "villa Falbala", ça vous dit quelque chose ? Non, ça n'a rien à voir avec Astérix, il s'agit d'ART, mesdames et messieurs ! Je vous disais le mois dernier que Paul avait visité une expo sur Dubuffet; et bien c'était précisément à cette fameuse "closerie Falbala", fondation Dubuffet à mois de 10 km de chez nous, dont nous ignorions joyeusement l'existence.
Enchanté de sa visite, Paul nous en a rebattu les oreilles, si bien que nous nous sommes décidés à organiser une sortie culturelle en famille afin de découvrir cette merveille.
Donc en fait il s'agit d'une sculpture géante, pleine de reliefs artificiels, creux, bosses et passages secrets, sur laquelle petits et grands peuvent déambuler à leur aise pour méditer sur le sens profond de leur existence ou tout simplement profiter du soleil (option choisie par la majorité d'entre nous). Et au milieu, non pas coule une rivière, mais se dresse la "villa Falbala", sorte de caverne-grotte-cabane entièrement peinte, servant à Dubuffet de "cabinet logologique" (en Dubuffet dans le texte - casez ce terme dans une conversation, et coincez les acouphènes un peu plus loin, la promotion sociale est garantie !).
Bref, si vous voulez en savoir plus sur la vie et les oeuvres du sieur Dubuffet (et non pas "le Buffet" comme disait Paul), visitez le site de sa fondation et son génie n'aura aucun secret pour vous (et vous pourrez m'expliquer après !).

Qu'il neige ou vente...

...rien ne nous fait peur. En effet, dès avant l'aube jusque dès après le crépuscule, les enfants profitent de chaque entrebaillement de porte pour se précipiter dehors. Et quand la neige est de la partie (même pour moins de 24 heures !), évidemment on sort les grandes tenues !!!
Et puis quand tonton Juju passe dans le coin, on en profite pour lui offrir un rodéo cycliste, avec descentes infernales pour se mettre le trouillomètre à zéro !

65 bougies

Rien que ça, et tout le même jour !
 40 pour    Patrick, qui a bien failli ne pas passer le cap tant la surprise préparée par sa petite femme Anastasie a été réussie : on a frôlé l'accident  cardiaque ! Mais l'homme du jour s'est vite remis pour profiter des invités et    sa chère et tendre, d'autant qu'ils soufflaient ensemble les 15 bougies  de leur gâteau de mariage !
 Tandis que les tourtereaux ouvraient    leurs cadeaux, je devais retenir Coline qui cherchait à tout prix à accaparer "Tatasie" (= Anastasie), qui, en plus d'être une bonne amie,  se trouve être sa référente à la crèche ! Pour une fois qu'elle n'avait pas besoin de la partager avec d'autres enfants, il fallait que ce soit avec  des adultes !
 Gros bisous encore à nos    "jeunes mariés" qui partagent si généreusement le soleil de leur pays qu'ils portent au coeur !

Vacances d'hiver: que faire ?

Réponse : jouer aux Légos, à l'ordi, au Uno, au Jungle Speed, à la Game Boy, aux petits chevaux...
faire des Su-Do-Kus, des mots à relier, des labyrinthes, et accessoirement ses devoirs...
regarder des livres-jeux, des livres tout courts, la télé, la pluie qui tombe par la fenêtre...
Bref, profiter de la maison...mais aussi, (quand même), profiter un peu de Paris...
 Sortie officielle cette année : le musée Grévin, avec mamie Christiane et les potes Alexis, Nathanaël et leur maman Laure.
Après les tribulations du voyage en RER puis en métro, l'inévitable arrêt frites - coca - gadget débile - pipi au MacDo, nous pénétrâmes dans le musée bien décidés à profiter de tout.
Mes lointains souvenirs ne correspondaient plus à rien, mais nous avons quand même réussi à nous y retrouver, parmi les grands de ce monde. Scène cocasse quand un des mannequins de cire s'anime d'un coup (en fait c'était bien sûr un comédien, mais la tête des enfants valait le détour !), moment de solitude quand il me faut expliquer Jeanne d'Arc ou les scènes de tortures diverses bien présentes partout...heureusement, certains décors se passent de commentaires !
Au détour des allées, les statues nous font penser à papa ou à tata Lili, et l'ambiance du musée réussit si bien à Laure qu'elle n'hésite pas à afficher ses ambitions artistiques !
Nous rentrons épuisés de cette escapade parisienne....heureusement qu'il reste du temps pour se reposer !

Retour à Center Parcs

A propos de repos, si vous en cherchez faites comme nous : allez passer un midweek à Center Parcs !
Dans notre petit cottage douillet, dissimulé en pleine nature, nous avons gôuté aux joies toutes simples des vacances : appropriation de l'espace, grandes séances de câlins, petits geuletons bien sympathiques (oups ! le Carême !), jeux en tous genres, bref, du temps pour profiter les uns des autres...
A peine levés et habillés, les garçons se précipitaient dehors pour gambader dans le parc, faire des ricochets, taquiner les petites bêtes, ramasser toutes sortes d'herbes, fleurs ou feuilles précieusement rapportées au cottage devenu notre fief familial.
Mais évidemment, l'attrait principal de Center Parcs, c'est quand même...le Paradis Aquatique. Pour s'y rendre, c'était déjà l'aventure, avec la randonnée cycliste, "toute la famille tête dans le guidon" au sens propre (comme dirait Olivia Ruiz)...Tandis que je m'occupais du transport de la Colinette, escortée par Louis toujours en tête de peloton, Christophe assistait discrètement Paul, très volontaire malgré les quelques remarquables gamelles des premiers trajets...Au total, une chute dans un buisson d'épines (bon, il a des excuses, il faisait nuit noire !), quelques dérapages miraculeusement contrôlés et un beau vol plané au bas d'une longue descente...mais presque pas de larmes, quelques bobos, et des souvenirs rigolos (maintenant !).
Bref, une fois que nous étions arrivés, il s'agissait d'attacher les 4 vélos (et ce n'était déjà pas une mince affaire !), puis de rejoindre les vestiaires avant d'attaquer l'épluchage des uns et des autres...Quand on a 3 casques de vélos, 5 paires de chaussures, 5 manteaux, un sac de 8 tonnes contenant serviettes, jouets, goûter, couches, tétine et doudou, appareil photo, livres et caméscope, je vous assure que l'accès aux casiers est un parcours du combattant ! Colinette la sale bête a d'ailleurs profité d'un moment de panique organisationnelle pour nous fausser compagnie, et ce n'est qu'après de longues secondes d'angoisse que je l'ai retrouvée dehors, en maillot de bain, en train de contempler les poissons dans le bassin (comment douter de l'existence de Dieu quand on réalise qu'elle n'est pas tombée dedans ????)
Donc, après cette bonne épreuve bi-quotidienne, à nous les joies de la piscine ! Activités variées pour les uns et les autres : évidemment, la rivière sauvage est vite devenue le terrain de jeux préféré des garçons, tous âges confondu. Sur le ventre, à l'envers, tête sous l'eau, Coline dans les bras...rien ne les a arrêtés ! Impossible pour Christophe d'avoir une seconde de répit, tant les deux increvables étaient demandeurs. Une autre de leur activité favorite, en plus des toboggans, bains bouillonnants, tourbillon, pentes rapides etc..., était la "mission secrète dans le bassin extérieur" où Christophe, reconverti en M de James Bond, donnait des instructions aux agents James et Bond afin qu'ils puissent délivrer la planète de menaces terribles et destructrices... J'ai joué une fois avec eux (Coline et moi en James Bond girls, je vous jure ça vaut le détour !), et croyez-moi c'est costaud d'être mère d'agents secrets !
De notre côté, entre filles, ce n'était pas beaucoup plus calme ! Refusant énergiquement les immersions dans le jacuzzi, Coline réclamait à corps et à cris "lé bin dé bébé", c'est-à-dire les bassins pour les plus jeunes...où ils peuvent barboter à l'aise ou, pour les plus téméraires comme ma chère poupette, s'éclater sur les toboggans et autres pentes glissantes. Moi qui pensais pouvoir larver sur une chaise longue en la regardant évoluer dans 20cm d'eau, j'ai dû jouer les récupératrices de bas de toboggans !
 Il faut quand même que je dise que la première fois, en bonne mère dévouée que je suis, j'ai accompagné ma progéniture dans le toboggan pour "l'habituer"; bon, déjà elle n'avait carrément pas besoin de moi (même pas peur), mais en plus j'ai raté l'arrivée, car, au lieu d'amortir avec mes fesses rebondies, j'ai atterri...sur les genoux. Contre le fond en ciment. Aïe. Jurons étouffés. Coup d'oeil à Coline éclatée de rire. "Relevage" rapide. Aïe. Coup d'oeil circulaire : je suis le point de mire des autres parents...Aïe. Examen discret desdits genoux. AÏE !!! Je pisse le sang ! Mes mollets sont ensanglantés, c'est impressionnant et hideux ! Au choix : je fais comme si de rien n'était et continue à surveiller ma fille en colorant le bassin jusqu'à ce que mes réserves sanguines soient épuisées, ou je prends mon courage à deux mains et ma honte sous le bras pour aller au poste de secours. Le regard horrifié des autres personnes précipite ma décision et me voilà partie avec ma Cox en bandoulière, jusqu'au charmant maître-nageur qui manque de s'évanouir en me voyant arriver. 10 compresses et 5 pansements plus tard, je suis de retour au "bain des bébés" et contrainte pour la journée à ne pas me mouiller plus haut que les chevilles ! Génial !
Du coup, Coline a fait les toboggans toute seule jusqu'à la fin du séjour !
Même si le plaisir d'être dans l'eau et d'explorer les fond marins n'avait pas de fin, nous avons investi l'aire de jeux et rendu une petite visite aux animaux de la ferme, histoire de remettre les pieds sur terre. C'est dit, Coline a le coeur qui bat pour les cochons du Vietnam !
Et le jour du départ, nous nous sommes offert le luxe d'un repas en maillot de bain sous les arbres tropicaux...trop super. Bon, niveau diététique, on peut faire mieux, mais au moins on ne risque pas de salir ses vêtements !

 Le trio de rigolos

Carnet d'évaluation très positif pour Louis... tout va bien, sauf pour le soin et l'écriture, où "peut mieux faire" est un euphémisme...Dire qu'il tient de moi, j'ai honte !
Premiers devoirs de vacances pour Paul : apprendre son adresse et son numéro de téléphone, dans le cadre des activités de prévention et sécurité quotidienne menées à l'école. L'adresse c'est bon, pour le téléphone il vaut mieux ne pas trop compter sur lui pour réussir à nous joindre !
Poursuite des progrès de géant(e) pour Coline; la crèche lui réussit vraiment bien, elle discute beaucoup (et on la comprend plutôt bien !), chante, danse, mime des comptines... Elle vient d'entre dans sa période Barbapapa et adore visionner les épisodes en boucle, bien installée dans son petit fauteuil, avec un gâteau en guise de pop-corn !  

Les potins

 Jusqu'au bout, mais à temps quand même...La petite Siloé a enfin pointé le bout de son nez juste avant la fin du mois... Toutes nos félicitations à Sarah et Christopher pour cette petite brindille déjà en fleur.

 Fin du suspens également avec l'arrivée de Clément chez Julie et Vincent; le voyage aller depuis la Chine ne semble pas l'avoir perturbé, espérons qu'il en sera de même en voyage retour...ex-utero !

 Bon anniversaire ce mois-ci à Arnaud, mamie Christiane, Priscille, Laurence, Renaud et Jacqueline; les bougies ne craignent pas les giboulées !