La chronique d'Elodie - octobre 2006

On partira toi et moi, où ?, je sais pas
Y'a que les routes qui sont belles
Et peu importe où elles nous mênent
Oh belle, on ira, on suivra les étoiles et les chercheurs d'or
Si on en trouve, on cherchera encore
J-J, évidemment...
La chronique de ce mois-ci est dédiée à Aurélie, ma grande soeur unique et préférée, et à Hugo, qui se sont mariés le 29 octobre à Shanghaï, après avoir suivi bien des étoiles, et rencontré quelques chercheurs d'or...
En attendant de faire la fête ici avec vous, on vous envoie toute notre tendresse et des brassées de bonheur !

Derniers rayons et champignons

Sentant venir l'automne et ses frimas, nous n'avons pas hésité à prendre l'air tant que sa température le permettait... Une bucolique promenade en forêt a permis de joindre l'utile à l'agréable, Christophe parvenant au péril de sa vie à rapporter de quoi dîner (enfin, pour Louis et lui; Paul et moi ne sommes toujours pas fans des trucs mous et visqueux...)
Profitant de la bonne volonté de sa mamie Christiane, Coline s'est éclatée comme une petite folle au milieu des rares fleurs encore présentes, histoire de ne pas rentrer trop propre. Il faut dire que porter le même pantalon deux jours de suite relève de l'exploit pour mes enfants ! Heureusement, grâce à nos généreuses donatrices Léna et Camille, nous ne manquons pas de vêtements pour la jeune demoiselle !
Paul n'a rien trouvé de mieux que de se ratatiner dans une flaque boueuse dès le début de la balade; évidemment sinon ce n'est pas drôle. Malgré mes remontrances et mon air courroucé, je ne suis pas sûre du tout que cela lui ait vraiment servi de leçon...

Le réveil de l'éveil

Nouvelle année, retour des activités :sport, musique, et...éveil à la foi. Soyons honnêtes, nos fils ne manifestent qu'un enthousiasme discret et modéré pour ces rencontres, mais on parvient quand même à y aller de temps en temps.
Et cette année, pour une première, ce fut un coup de maître : bravant sa timidité et son angoisse, notre Louis a lu un petit texte, à HAUTE et (presque) intelligible voix, devant tout le monde !!! Tandis que je manquais défaillir devant une scène si rare, Christophe n'a pas manqué de l'immortaliser, en photo et en vidéo (il a l'émotion plus pragmatique que moi, ce cher homme).
Refusant d'être en reste, Coline a mis son grain de sel dans la célébration, modulant ses émissions sonores en fonction du niveau ambiant (moins il y a de bruit, plus j'en fais) et de son degré de contrariété (si on me laisse galoper, je gazouille, si on essaye de m'attraper, je hurle !). Mais elle a quand même adoré utiliser les crayons "comme les grands"...

Citrouille-land en famille

Sortie à Disney sous les couleurs d'Halloween ce mois-ci. Début de journée au Parc Studio, afin que Coline s'émerveille dans Animagique, son attraction préférée. Rires, cris de joie et battements de mains garantis lorsque Donald et Mickey apparaissent sur la scène pour chanter et danser !
Malgré le temps incertain, la foule se presse dans les allées du parc, où d'étranges visiteurs insistent pour poser avec les hommes de la famille ! Du coup, nous faisons le plein de photos rigolotes plutôt que de passer la journée dans les files d'attente...Vive les passeports annuels !

Princesse et chevaliers : Leïa et ses Jedis

Chez nous, pour Halloween, on décore la maison et on se déguise, bien sûr. Cette année, la maison s'était décorée toute seule, à cause des travaux EDF : elle ressemblait à un vrai chantier de démolition (et ce n'est toujours pas fini !) Au milieu des gravats et de la poussière, nous avons quand même préparé la fête.
Quid des déguisements ?,  vous dites-vous certainement, connaissant mon habitude à me faire avoir pour confectionner des trucs infaisables...Et cette année n'a pas échappé à la règle ! A peine la question fatidique ("en quoi voulez-vous être déguisés cette année pour Halloween ?") avait-elle glissé de mes lèvres que je voyais les ennuis se profiler à l'horizon en même temps que la lueur d'excitation dans les yeux de Paul et Louis : "en Jedis" (réponse en choeur). Mais où diable avais-je la tête !!! Et dire qu'on trouve partout, à des prix dérisoires, des costumes de squelettes plus laids que nature mais si simples à enfiler !!!
Scénario habituel : tentative de dissuasion ("vous êtes sûrs ? ce ne sont pas vraiment des déguisements d'Halloween, ça !"), entêtement des p'tits Padawans ("tant pis ! nous on veut être des Jedis"), intervention de l'Homme ("c'est une super idée ! Je t'aiderai si tu veux !") puis de Coline ("quand est-ce qu'on me donne un tato à manger ????"), et finalement...capitulation maternelle.
Donc je cherche des précisions sur la couleur, la forme des costumes, etc...vive le Net ! Surtout quand on a DEUX petits garçons, qui veulent DEUX costumes différents : unOBi-Wan et un Anakin (si vous ne connaissez pas, tant pis pour vous). Je vous passe les détails sordides de la réalisation (achat du tissu et évanouissement quasi instantané devant la note, heures de confection avec moult malédictions adressées à la machine à coudre particulièrement non-coopérative, ratages nombreux, finitions vite faites...) mais...c'est gagné, I did it, comme dirait Dora l'exploratrice. Et voilà comment mes deux Jedis ont pris la route le soir d'Halloween, pour escorter leur petit bout de petite soeur métamorphosée en princesse de conte de fées (très yolie yolie) grâce, encore une fois, à la complicité de Léna et Camille.
Depuis, la popularité des déguisements ne faiblit pas, et les scènes de combat se déroulent partout dans la maison...Coline y participe d'ailleurs fréquemment, ses frères lui ayant octroyé le rôle de ...Maître Yoda (là, pour ceux qui connaissent, normalement, ça fait rire !)

Si ce soir...

J'avoue, j'ai longuement hésité avant d'ajouter ce paragraphe à ma chronique. Et puis finalement je me suis jetée à l'eau parce que c'est comme ça, que je suis comme je suis et que oui, j'ai un coeur de midinette qui bat au même rythme depuis mes 15 ans, date à laquelle j'ai découvert Christophe, Jean-Jacques et...Patriiiick ! Alors oui je sais, ce n'est pas très "politiquement correct" d'être une fan de Bruel, mais tant pis ! Et ceux (ou tout du moins celles !) qui, au moins une fois, ont poussé un soupir sur "J'te l'dis quand même" ou battu le rythme de "Place des grands hommes" avec leur stylo mâchouillé, n'oseront sans doute pas se moquer de moi...
Enfin bref, tout ça pour dire que par un beau soir de fin octobre, mon cher et tendre m'a escortée au Zénith pour écouter Patrick Bruel... Je dis "escortée" car il faut bien avouer que lui n'y connaît pas grand-chose en mélodies brueliennes (en tous cas moins que moi). La soirée s'annonce bien, nous sommes en amoureux et tout et tout c'est super...jusqu'à l'arrivée à Paris. Là, c'est plus super du tout, y'a un monde fou (comme d'hab, même plus !) et on est bloqués pendant une éternité. Quand nous arrivons enfin en vue du parking, c'est le coup de grâce : il est souterrain ! Et notre beau Trafic et ben il passe pas !!! Imaginez : le concert est à 20h30, il est 20h05, et on ne sait pas où se garer....Direction : le parking des bus. Et là mes amis, si c'est pas du bon plan de la mort (sauf qu'on est à la bourre grave) !! C'est désert, il y a deux campings-car, un 4x4, et...nous !
Course effrénée jusqu'au Zénith, ouf, on y est (20h27) mais...y'a plus de place assise. Résultat : dans la fosse ! Comme des gamins !! Christophe scanne rapidement les environs et, à sa grande surprise, comme à la mienne, constate qu'il est loin d'être le seul représentant de la gent masculine. Comme quoi, y'en a beaucoup des gars qui aiment Bruel (ou qui aiment leur femme, c'est possible aussi).
On se détent, la première partie commence...c'est bof bof, mais bon, on n'est pas là pour ça. Un flash carrément puissant crépite près de nous; à croire que certains ne savent pas lire les panneaux Interdiction de filmer ou photographier. Nous regardons en même temps du côté du photographe, juste derrière nous, et là....aarrgh...choc émotionnel intense comme dirait Clovis Cornillac dans Les chevaliers du ciel :à 1 mètre de nous, dans le noir, il est là, le beau Patrick, incognito au milieu de ses fans. Personne ne l'a vu, c'est un peu surréaliste. Christophe me regarde, genre "vas-y, va le voir, dis quelque chose !!". Je réfléchis à toute vitesse pour trouver un truc intelligent : "j'adore ce que vous faites !", "vous êtes très beau en vrai", "est-ce que vous avez une photo de vos enfants ?", "connaissez-vous bien Jean-Jacques Goldman ?", mais aucune de ces perles d'esprit ne parvient à sortir de ma bouche. Trois p'tits tours et puis voilà, il est parti, et je reste comme une gourdasse à me pincer pour croire que j'ai été assez niaise pour envisager de l'aborder...et pour ne pas l'avoir fait !
Mais le concert commence et c'est le bonheur...L'ambiance est très sympa, même Christophe se laisse prendre au jeu. Les chansons défilent, plus ou moins connues, plus ou moins récentes, c'est génial. Il me manque quand même une Laurette pour partager ça car je me sens un peu seule quand Christophe ne connaît pas du tout les paroles ! Mais on parvient au terme de la soirée avec un super souvenir à raconter à nos enfants (qui croient qu'on était allés au concert de Goldman !)...alors j'ai des photos, si vous voulez les voir faites-moi signe, et promis, si vous avez du mal à assumer, je ne le dirai à personne !!!

Les trois oursons

Louis poursuit son exploration de la vie; il voudrait "vraiment vraiment" aller au Parc Légo (en Allemagne ou en Angleterre, ça lui est égal) et a donc déjà planifié nos prochaines vacances. Il semble toujours croire au Père Noël, malgré les nombreuses fuites plus ou moins discrètes. Il regarde quand même le prix des jouets dans les catalogues, proposant à son frère de commander le super vaisseau Légo hors de prix, se contentant lui-même d'un autre au prix plus raisonnable..."comme ça moi, je pourrais avoir autre chose en plus" !
Du haut de ses 5 ans, Paul nous offre quelques jolies perles, montrant au jour son petit coeur encore bien ancré dans l'enfance. Après avoir vainement cherché son doudou dans toute la maison pendant 2 jours, Christophe finit par le retrouver un soir et le pose sur le lit de Paul endormi. Au matin, celui-ci le voit, s'en empare, le frotte contre sa joue et soupire "Ah ! ça fait du bien ! Il est trop gentil papa d'avoir retrouvé mon doudou, parce que moi je l'aime trop !"
Notre petite Coline découvre des jeux formidables à travers toute la maison; son truc, en ce moment, c'est de sortir toutes les boîtes de conserve et de les empiler pour former des pyramides... qui s'écroulent bruyamment. C'est génial. A la crèche aussi c'est super, bien que l'endormissement pour la sieste soit un peu difficile; un soir, en la récupérant, je trouve dans son casier un joli dessin sur lequel sa référente avait inscrit :
23 octobre 2006 : Coline préfère dessiner une oeuvre que faire la sieste avec les copains.
Le jour de ses 17 mois ! Qu'est-ce que ce sera quand elle aura 17 ans !!

Les potins

 Ce n'est toujours pas la bousculade pour les anniversaires de novembre...raison de plus pour bien gâter Benoît et papi Robert ce mois-ci !

 Merci aux CaroChris d'avoir levé le doute sur l'identité d'Inès...j'étais en train de penser qu'on avait raté l'annonce subtile que vous étiez venus nous faire en passant à la maison !