La chronique d'Elodie - Septembre 2003


La fulgurante et lumineuse évidence de ce très célèbre proverbe groënlandais se passe de tout commentaire... A retenir cependant qu'effectivement, nous avons eu droit à un beau mois de septembre, ce qui m'a permis d'étrenner la superbe "chipao" (ou "shipaho"? ou "tchipao" ? ou ...?") offerte par ma grande soeur préférée en provenance directe de l'Empire du milieu...et donc d'inaugurer cette chronique par un GRAND JEU CONCOURS :
"Qu'est-ce qu'une "chipao"? (ou "shipao" ou ... vous avez compris !).
Un magnifique lot est réservé au vainqueur, alors tous à vos claviers; Aurélie, Hugo ainsi que les membres de la tribu cercle restreint sont d'office disqualifiés s'ils essaient de participer, même sous une identité déguisée (papa, je t'ai reconnu).

Pour changer : c'est la rentrée !!

Et oui, on a beau vouloir faire que notre vie ne soit pas une banale succession d'événements routiniers, il y a des situations qui, invariablement, reviennent toujours à la même époque...Heureusement, chez nous, cette période de la rentrée est un peu pimentée par un suspens qui se répercute d'année en année : QUI rentre à l'école cette fois-ci ? Et bien, cette année encore, seul notre valeureux Louis est reparti à l'assaut des connaissances...Et cette année encore, notre petit Paul aurait adoré suivre son frère...Courage, c'est pour bientôt petit bonhomme !
Quant à moi, après une valse d'hésitation au printemps dernier, me voilà finalement repartie pour une année de "mèreaufoyertage", histoire de ne rien regretter...
Donc les rentrées se suivent, mais ne se ressemblent pas ! Cette année, pas de pleurs, pas d'appréhension, pas de mauvaise nuit la veille du jour J (pour Louis, en tous cas !). Christophe s'était arrangé pour être là cette année encore, et nous avons partagé un réel sentiment de fierté (teinté de frustration quand même !) lorsque nous avons vu notre garnement prendre possession de sa classe et filer rejoindre ses copains, en oubliant pratiquement de nous dire au-revoir ! Alors, en bons parents niais de base, nous sommes restés un peu à le regarder jouer à travers les carreaux (sales, d'ailleurs) tout en nous accrochant l'un à l'autre pour ne pas nous sentir trop ridicules... Bref, pour l'école, tout va très bien; Louis est ravi, il retrouve pas mal de ses copains et ça le botte bien. Les chansons et comptines refleurissent dans la maison, de nouveaux prénoms apparaissent dans les discussions, et puis surtout il fait déjà des progrès de géant dans plein de domaines. Qui a dit que l'école maternelle ne servait à rien ???
Paul a repris le chemin de la halte-jeux; la séparation reste un peu délicate, mais après il s'éclate, surtout depuis qu'il a découvert des "clipos" et un bout de tissu servant de nappe sur la table de la dînette. Prenez le tout, secouez, ajoutez pas mal d'imagination, et vous obtenez...un chevalier ! avec une superbe cape à carreaux rouges et blancs et une épée en "clipos" jaunes... Et le-dit chevalier traverse la salle en faisant mine de "galoper", brandissant son épée en s'écriant "agnier !,agnier !", ce qui, vous l'avez compris, signifie "chevalier! chevalier!", ou encore "Montjoie ! Saint-Denis!", c'est-à-dire le cri de guerre des chevaliers français...Je ne m'étaneds pas sur le chapite de la propreté, puisqu'on n'a pas encore trouvé comment écrire la première ligne; par contre, les progrès de langage sont un ravissement quotidien, surtout quand on entend une petite voix chantonner dans le jardin "tata bidin, tata bidin"...Je vous épargne la traduction...
La rentrée, c'était aussi celle de la paroisse; notre nouvelle résidence se trouvant à 2mn du kiosque à musique, nous avons été aux premières loges pour assister à la messe de rentrée qui s'y tenait. Une bonne occasion de retrouver petits et grands, sous le soleil encore une fois ! Evidemment, le hic c'est que depuis Louis nous dit qu'il ne veut pas aller à la messe à l'église mais au kiosque, parce que c'est mieux...Dira-t-il la même chose en plein coeur de février ???


"Ce sera un beau jour que le jour où l'on se mariera..."

Les connaisseurs auront reconnu la chanson de Phoebus et Fleur-de-Lys dans "Notre Dame de Paris", et ceux de la famille auront compris qu'elle s'adressait particulièrement à Emmanuelle et Vincent qui se sont dit "oui" sous un soleil aussi présent que lors du mariage de Maxime et Jessy (cf la chronique de juillet). Décidément, il fait "bon" se marier dans le Lyonnais !
Bref, un scénario qu'on commence à connaître : récupérer les "costumes" au pressing, récurer les enfants, préparer la voiture, se disputer parce que "tu pouvais pas faire attention à ma robe au lieu de la chiffonner comme ça dans le coffre ???", s'apercevoir au dernier moment qu'on n'a peut-être pas tous les renseignements pratiques nécessaires (genre : où dort-on ???), puis finalement réaliser que "mais si on les a, tu vois qu'est-ce que je t'avais dit pas la peine de s'énerver!", gérer les crises fraternelles au cours du voyage, se féliciter d'avoir prévu une bouteille d'eau pour chacun parce que l'un des passagers arrières (Paul, pour ne pas le citer) a déjà semé pas mal de petits poissons dans la sienne dès la première gorgée bue, profiter des technologies nouvelles pour passer des coups de fil capitaux ("allo ? vous êtes où ?") aux autres membres de la famille, essuyer une larme d'émotion en regardant nos chérubins (enfin) endormis alors que nous abordons les 3 derniers kilomètres...La routine, quoi.
Après, c'est cool, on laisse l'organisation aux mariés et on profite de la journée.
Les garçons se sont éclatés, chacun selon son espèce : Louis a formé une redoutable équipe de pirates avec ...Louis, son cousin. Une paire de Louis, c'est des éclats de rire en stéréo !! Paul pour sa part a plutôt joué les solitaires, s'adonnant à des activités plus dignes d'un événement aussi important qu'un mariage, comme "bassouiller" dans le seau d'eau du chien et accessoirement ruiner sa jolie tenue (heureusement, les photos étaient passées !!).
Ensuite, le scénario continue selon un schéma classique lui aussi : on se couche tard, on se lève (trop) tôt pour les bibs à préparer, on remballe en 4° vitesse (plus besoin de faire attention aux costumes), on se dispute parce que "où est-ce que t'as rangé mes lunettes, je les retrouve pas ??", on se désespère en voyant les enfants se tartiner de chocolat et de confiture, on les assome vite fait pour être tranquille, et assieds-toi dans le bus, Gus, c'est parti pour le retour...Bison Futé n'a qu'à se la fermer, vaut mieux qu'il évite de nous annoncer des bouchons sinon il risque de ne plus être futé très longtemps...
Et on a fini par rentrer, sans problème; "on est trop vieux pour ces conneries" comme diraient Mel Gibson (Oh ! Cathy et Laurence ! restez avec nous !) et Danny Glover dans l'Arme Fatale. On épuise nos dernières forces pour aller acheter un vélo à Paul à la braderie, mais là, c'est une autre histoire...

A bicyclette

Oui, voilà une autre grande nouvelle que nous a apporté le mois de septembre, une nouvelle étape franchie, un nouveau pas sur le chemin de la vie, une nouvelle collection de photos à archiver, un nouveau défi...quoi,je tourne autour du pot ? Quoi, il faudrait que j'abrège ? HA mais excusez-moi, mais c'est pas tous les jours qu'on annonce que Louis sait faire du vélo ! A lui la liberté de pédaler sans entraves... Le chemin a été long, semé d'embûches ( et de "bûches" parfois sévères !), mais grâce à la mobilisation de tous, c'est fait; notre "grand" est un cycliste accompli. Merci donc :
à tata Claire, pour avoir suggéré l'achat des genouillères-coudières (on a même ajouté les gants !) qui rendent les chutes moins redoutables !
à la société "Enrobés 77", pour avoir laissé Louis utiliser la piste bien goudronnée de la centrale pour effectuer ses premiers essais
à Alexis et Matthieu, pour avoir encouragé et motivé, par leur exemple, leur copain Louis à oser se lancer
à petit Paul, pour avoir assisté aux séances d'entraînement et essuyé la mauvaise humeur de son frère
à papa Christophe, pour avoir couru derrière le petit homme sans se lasser malgré la chaleur étouffante
enfin, à papi Robert, pour avoir porté le coup décisif et lancé définitivement son petit-fils sur la piste des coureurs du Tour.
Et, quand même, merci à moi pour avoir soigné, consolé, calmé les colères, emporté le goûter réconfortant et assisté avec une muette impuissance aux chutes parfois répétées, ce qui, pour une mère, relève de l'héroïsme...
Donc maintenant que Louis pédale sans soucis, Paul jouit d'un superbe vélo "de grand" avec des petites roulettes, mais il préfère encore se laisser pousser parce que les pédales, "c'est 'du' "(dur!). Qui a dit que la vie était un éternel recommencement ???

Les copains d'abord

La rentrée, c'est aussi le plaisir de retrouver les copains, qu'on avait parfois pas vus depuis deux mois ! Louis en a bien profité ce mois-ci, en invitant ses p'tits potes au "boulot de papi Robert". Au programme: escalade des tas de cailloux, poses victorieuses au sommet, dégringolades joyeuses, exploration des moindres recoins...
Ces occupations très "masculines" n'étaient pas tout à fait du goût de Lucie, qui a préféré profiter du sable doux, moins agressif pour ses petits pieds. Quant à   Thomas, la volonté de faire comme les grands a dû céder face à la trop forte inclinaison des pentes des tas de cailloux !
On a aussi fêté les 5 ans d'Alexis, et confié à  Laure la lourde responsabilité   d'expliquer la règle du nouveau jeu ...C'est pas gagné !

Les potins

  Quand octobre frappe à la porte, les années s'engouffrent par la fenêtre : bons anniversaires à Papounet (on en reparlera !), tata Claire, Hugo et Maxime, qui à eux tous, frisent le centenaire à 2 ans près !

  Je ne résiste pas au plaisir de publier une photo précieuse par sa rareté : papi Robert et ses trois soeurs, à conserver dans les archives familiales.

  Chez nous, dès septembre on commence à penser à Noël : tandis que Paul répète pour la messe de la Nativité, Louis épluche les catalogues pour rédiger sa liste de cadeaux !...